| L'offensive
allemande, lancée la veille sur le front américain
en direction de Saint-Jean-de-la-Daye, a échoué. Les
Américains reprennent le dessus et poursuivent leur progression
vers le Sud en direction de Périers et de Saint-Lô,
mais bien que sévèrement repoussés le 11 juillet
et fortement affaiblis, les Allemands maintiennent une farouche
résistance et empêchent les forces américaines
de progresser rapidement. Les soldats allemands de la 17ème
SS Panzergrenadier Division lancent même une nouvelle contre-attaque
en direction de Carentan.
De durs combats s'engagent aux alentours de la cote 147, pris, perdu
puis repris à plusieurs heures d'intervalles par les deux
camps qui s'affrontent. Mais le 12 juillet, le 116ème Régiment
d'Infanterie américain capture la hauteur qui offre une belle
position pour les artilleurs alliés qui poursuivent les bombardements
de Saint-Lô.
Dans le village de Méautis, le général Theodore
Roosevelt, neveu du Président Roosevelt (entre 1901 et 1908)
et commandant en second de la 4ème Division d'Infanterie
américaine trouve la mort suite à une crise cardiaque
sous un pommier alors qu'il y faisait une sieste. Il est enterré
dans le cimetière provisoire sur Omaha Beach.
Pendant ce temps,
les Britanniques poursuivent leur progression en direction de la
cote 112, défendue par les troupes SS appartenant au Panzergruppe
Ouest commandé par Eberbach. Les Anglo-Canadiens attaquent
selon une ligne parallèle à la route reliant Caen
à Villers-Bocage. Pas moins de 6 divisions d'Infanterie,
appuyées par des bataillons de chars, évoluent vers
le Sud-Ouest de Caen en suivant la rivière Odon. A l'Est
de Caen, la 51ème Division d'Infanterie britannique progresse
également vers le Sud-Ouest pour libérer cette partie
de la ville, toujours aux mains des forces ennemies. Les combats
sont toujours très violents et les divisions allemandes SS
d'infanterie mécanisée reculent, bien qu'elles opposent
une farouche résistance.
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