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l'est de Caen, le front, qui est resté figé depuis
le 18 juillet, change enfin, grâce au lancement de l'opération
Paddle, qui vise à percer les lignes de défenses
allemandes situées à l'est de l'Orne. Le 41ème
Royal Marines Commando libère le village de Troarn,
évacué par les Allemands, et cette libération
permet de reprendre la progression dans cette région à l'est
de Caen, ce qui n'avait pas été possible pendant près
d'un mois.
Ainsi, le groupement belge du colonel Jean Piron progresse vers
l'est et libère le village de Sallenelles, à proximité
de l'estuaire de l'Orne et poursuit son avancée jusqu'à
la localité de Franceville, attaquée puis libérée
vers 20 heures par la 3ème unité motorisée.
Dans
la zone encerclée par les armées alliées, la
7ème armée allemande et la 5ème Panzer
armée tentent de se replier en bon ordre derrière
la Seine. Mais pour ce faire, ils doivent quitter la poche qui se
referme lentement sur eux. De nombreuses unités parviennent
à se replier, car l'encerclement n'est pas total, et un large
couloir de neuf kilomètres persiste dans la région
de Chambois, objectif de la 1ère division blindée
polonaise et de la 4ème division blindée canadienne.
La 2ème division blindée française participe
également à l'encerclement et progresse au nord d'Ecouché,
face à la 116ème division blindée allemande.
Le 17 août, la porte de sortie de la poche d'encerclement
où sont piégés les Allemands du groupe d'armées B est large
de 16 kilomètres et longue de 32 kètres.
Les
Allemands sont bombardés de manière continue, jour
et nuit. Les aviateurs et les artilleurs alliés attaquent
sans relâche les divisions de la Wehrmacht et de
Panzer qui se replient vers l'est en direction de la Seine.
Malgré la situation désastreuse pour les forces allemandes,
leur repli est extrêmement rapide : en cette seule journée
du 17 août, près d'un tiers des forces de l'Axe encerclées
sont parvenues à sortir du chaudron.
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