| L'encerclement
des forces allemandes est terminé au Sud-Est de Falaise.
Les troupes et les véhicules doivent emprunter, pour fuir
la poche, un fin couloir de quelques kilomètres situé
entre Trun, Saint-Lambert et Chambois, qui est constamment bombardé
par l'aviation et l'artillerie alliée. Le désordre
du repli est indescriptible : les carcasses fumantes de véhicules,
les corps des allemands et des chevaux qui servent à leur
évacuation jonchent les routes et les rivières, offrant
un spectacle terrifiant d'une armée en déroute : plus
de 200 chars, près de 1000 pièces d'artillerie et
autant de véhicules divers sont détruits. Quelques
ponts sur la Dives permettent encore aux survivants des divisions
2ème Panzer, 10ème Panzer SS et 116ème Panzer
de fuir. Pour les traverser, les blessés et les épaves
de véhicules sont précipités dans les fossés
et dans la rivière.
Cependant, si la situation
de l'Axe en Normandie est désastreuse et que trois généraux
allemands sont capturés, de nombreuses unités parviennent
encore à s'échapper vers l'Est, et rejoignent la Seine,
malgré les attaques incessantes de l'aviation, profitant
des brumes matinales pour traverser les lignes canadiennes, polonaises
et américaines.
A l'Est de Caen,
dans le cadre de l'Opération Paddle, les commandos britanniques,
appuyés par les soldats belges de la Brigade Piron, attaquent
les villages de Dozulé et Brucourt. La brigade belge est
aux portes de Cabourg, elle a libérée en chemin Le
Hôme.
Evolution
des combats en Normandie le 20 août 1944 à minuit (cliquer
sur la carte pour agrandir) :

Jour
précédent - Jour
suivant - Retour
à la Frise historique
|