| La
tempête fait toujours rage en Manche. Les spécialistes
alliés de la météorologie prévoient
un retour du beau temps dans les deux jours. Les ports artificiels
d'Arromanches et de Saint-Laurent-sur-Mer sont sévèrement
touchés et les travaux de réparations s'annoncent
nombreux. Beaucoup de petites embarcations s'échouent ou
coulent suite au mauvais temps.
Pendant ce temps, les déchargements du matériel nécessaire
à la poursuite des opérations militaires sont fortement
ralentis et les forces britanniques sont obligées de progresser
très lentement alors que le front semble enfin s'ouvrir.
En revanche, les forces
américaines poursuivent leur progression, difficile mais
continue. Les hommes de la 4ème Division d'Infanterie pénètrent
dans Valognes où de durs combats de rues s'engagent. Les
bombardements des quartiers non contrôlés par les forces
américaines se poursuivent, tandis que des éléments
du 12ème Régiment d'Infanterie atteignent Le Theil
et ses hauteurs qui dominent cette région du Cotentin.
Il semble à présent que les Allemands abandonnent
leurs positions pour rejoindre la ligne de défense de Cherbourg. le général Collins, commandant le 7ème Corps
américain, lance 3 divisions supplémentaires à
l'assaut sans l'habituelle préparation d'artillerie. Cette
offensive bouscule les derniers points de défense à
partir de Montebourg et permet aux forces américaines d'accéder
aux portes de Cherbourg. Les assaillants avancent en utilisant la
stratégie des "sauts de puce" qui favorise la progression
dans le bocage Normand.
Les Américains découvrent, entre Cherbourg et Valognes,
près de la localité de Sottevast, un immense chantier
désaffecté depuis le Jour J. Il s'agit d'une base
de lancement de fusées V-2 qui devait selon les plans atteindre
160 mètres de longueur sur 56 mètres de large. Seul
un dixième de la base avait été construit jusqu'à
ce que le débarquement commence.
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