| Le
25 juillet marque le lancement de deux opérations ; l'une
américaine, appelée Cobra,
l'autre anglo-canadienne, appelée Spring.
Après
les bombardements de la veille, de nouvelles attaques aériennes
alliées préparent le terrain pour l'offensive terrestre.
Il s'agit de la stratégie du carpet bombing : le
tapis de bombes. 1 500 bombardiers de type B-17 et B-25 larguent
plus de 3 300 tonnes de bombes entre Montreuil et Hebecrevon au
nord-ouest de Saint-Lô. A nouveau, du fait des mauvaises conditions
atmosphériques et de la proximité des forces américaines,
plusieurs dizaines de soldats sont tués par les bombardements
de leurs propres unités. On dénombre 111 morts et près
de 500 blessés dans les rangs américains. Parmi les morts,
les Américains apprennent le décès du Lieutenant General
Lesley McNair, plus haut gradé américain mort au combat sur le théâtre
européen. Les bombardements sont toutefois aussi désastreux
pour les forces allemandes qui perdent de nombreux soldats et véhicules
lors de l'attaque aérienne : la Panzer Lehr n'a
plus que 7 chars en état de marche dans ce secteur. Les Allemands
perdent non seulement leur appui blindé, mais en plus, près
de 2 500 soldats sont tués par les bombardements (sur les
5 000 de la Panzer Lehr).
Les
Américains lancent six divisions à l'attaque entre
Montreuil et Hebecrevon, qui prennent les directions suivantes,
d'ouest en est : la 9ème division d'infanterie, sur le flanc
gauche de l'offensive, se dirige vers le sud de Montreuil, et doit
repousser les contre-attaques dèème SS
Panzer Division. La 1ère division d'infanterie attaque
en direction de Marigny, et poursuit les éléments
parachutistes allemands en fuite. La 3ème division blindée
se dirige vers Cerisy-la-Salle, la 4ème d'infanterie progresse
vers Canisy. ème division blindée attaque Saint-Gilles
alors que les troupes du flanc est, de la 30ème d'infanterie,
se dirigent vers le sud de Saint-Lô, attaquant la 352ème
division d'infanterie et ème Régiment de parachutistes.
Au soir du 25 juillet, la ligne de front n'a progressée que
de 2 kilomètres vers le sud. Les généraux américains,
et notamment Bradley, s'inquiètent de cette faible avancée
mais les prisonniers allemands indiquent qu'ils sont encore choqués
par la puissance des bombardements. Les Américains décident
de "mettre le paquet" dans le bombardement du jour suivant.
Les
Anglo-Canadiens lancent de leur côté l'opération
Spring, au sud de Caen. Cette offensive, principalement menée
par le Black Watch Regiment canadien, doit persuader les
Allemands de maintenir une force importante dans la région
de la capitale normande, au lieu d'envoyer des renforts combattre
l'offensive américaine. Cette attaque, qui n'a pratiquement
pas fait progresser le front, se révèle être
extrêmement coûteuse en pertes matérielles et
humaines. En effet, les Allemands se sont enterrés après
l'offensive Goodwood
et les Canadiens ont attaqué des unités tenant fermement
leurs positions. Les rapports anglo-canadiens sont terrifiants :
près de 1500 soldats sont mis hors de combat. Toutefois,
les Allemands choisissent de ne pas puiser des renforts au sud de
Caen et réalisent ainsi le souhait prononcé par les
Alliés.
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