| L'opération
Epsom se poursuit à l'est de Caen, et la 49ème
division d'infanterie britannique parvient à s'emparer du
village de Fontenay-le-Pesnel, situé à 10 kilomètres
à l'est de Caen, après de durs combats contre la division
Hitlerjugend. A proximité de ce village, les Britanniques
peinent pour libérer la localité de Raurey.
La 15ème division d'infanterie écossaise, épaulée
par des chars Churchill
de la 31ème brigade blindée britannique passe également
à l'attaque. Saint-Manvieux-Norrey, situé à
proximité de Carpiquet et de son précieux aérodrome,
est libéré par la 44ème Lowland Brigade
écossaise après de furieux combats qui se terminent
parfois au corps à corps. La localité de Cheux, directement
au sud-ouest de Saint-Manvieux-Norrey, est libérée
dans la foulée par le 2ème Glasgow Highlander
appartenant à la 15ème division d'infanterie écossaise.
Le 6th Royal Scots Fusiliers fait face à la résistance
farouche des unités de la Hitlerjugend.
Le général
allemand Rommel, qui comprend l'importance stratégique
du village de Cheux, situé à un carrefour de plusieurs
autres villages, ordoà diverses troupes S.S.
de quitter la région de Saint-Lô pour porter secours
aux soldats de la Hitlerjugend, submergés par l'infanterie
écossaise. Mais la supériorité aérienne
alliée est telle qu'aucun vaste mouvement allemand n'est
possible en journée, sous peine d'être impitoyablement
bombardé.
Le
8ème corps britannique doit à tout prix s'emparer
de la cote 112, une hauteur qui domine une large partie de la région
de l'Odon. Mais cette position stratégique est fermement
défendue par les Allemands qui refusent d'abandonner le point
clé de la région. Les premiers assauts britanniques
se soldent par des échecs et rapidement, les navires alliés
interviennent pour soutenir les troupes du 8ème corps en
bombardant la cote 112. Les Ecossais reprennent leur marche, appuyés
par l'artillerie navale et tentent de percer les défenses
allemandes.
Dans
le Cotentin, les Américains acceptent la reddition du général
commandant la ville de Cherbourg, le Lieutenant-Général
von Schlieben, qui se rend accompagné de l'Amiral Hennecke
depuis le Fort du Roule. Mais la ville, si elle est officiellement
libérée, n'est pas entièrement sous contrôle
et de nombreux points de résistance continuent de tirer sur
les troupes américaines. La population civile, bien que durement
éprouvée par les bombardements et les combats, exulte
et vient accueillir ses libérateurs.
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