| L'Opération
Epsom se poursuit à l'est de Caen. Les Ecossais de la 15ème
division d'infanterie sécurisent la zone des environs de
Gravus, mais la Panzer Lehr allemande oppose une très
forte résistance et attaque le 2ème bataillon des
Argylls dans ce village. De durs combats s'engagent à l'arme
lourde et les Ecossais ne doivent leur salut qu'à l'intervention
systématique des forces aériennes alliées qui
profitent du beau temps et de leur large supériorité
dans les airs. Les chars allemands sont anéantis par les
avions américains et britanniques, qui harcellent sans cesse
les mouvements ennemis.
La
11ème division blindée britannique, qui se replie
depuis la veille au soir, quitte la position stratégique
de la cote 112. Le lieutenant-général Dempsey, craint
une contre-attaque massive des forces Hitlerjugend et préfère
replier les chars de la 11ème division blindée sur
la rive gauche de l'Odon. Seuls les hommes du 4ème King’s
Shropshire Light Infantry défendent la position. Les Allemands
profitent de l'occasion pour reprendre la cote 112, et de durs combats
s'y engagent à nouveau, parfois même au corps à
corps. Les cadavres des belligérants jonchent les rives de
l'Odon et les champs de batailles dans les environs de la cote 112.
Le spectacle est atroce, les pertes sont terrifiantes. Plusieurs
milliers de soldats britanniques (plus de 4000 au soir du 29 juin)
ont été mis hors d'état de combattre depuis
le début de l'opération Epsom commencée le
25 juin. Montgomery s'inquiète de la tournure de son opération
et pense alors à un possible arrêt d'Epsom dans les
jours qui suivent.
Du
côté américain, le 7ème corps du général
Collins élimine les derniers points de résistance
dans la ville de Cherbourg qui est désormais entièrement
aux mains des soldats américains. Les travaux de réparations
des installations portuaires commencent mais cela risque de prendre
beaucoup de temps, peut-être même plusieurs semaines,
avant de pouvoir utiliser ce port en eau profonde, vital pour les
troupes alliées.
Au
nord de Saint-Lô, les attaques "coup de poing" dans
la région du Bois de Bretel effectuées contre les
positions défensives allemandes par le 115ème régiment
d'infanterie américain se poursuivent. Les Alliés
progressent centimètres par centimètres, au prix d'un
gros effort, à travers le bocage et les haies normandes,
véritables forteresses infranchissables.
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