Encyclopédie du débarquement et de la bataille de Normandie
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Bataille de Normandie – Les Batailles pour Caen – 6 juin – 8 juillet 1944 – 1/2

Les batailles pour Caen (2)

Jour J à Jour J + 32 : du 6 juin au 8 juillet 1944

 

Suite de la page : Les batailles pour Caen (1)

Opération Epsom (suite)

Le S.S. Obergruppenführer Hausser, commandant la 2ème S.S. Panzerkorps, composée des 9ème et 10ème S.S. Panzerdivisions arrive le 23 juin en Normandie, après un long voyage à travers l’Europe débuté depuis la Pologne le 12 juin. Quant à la 1ère S.S. Panzerdivision, elle a quitté la Belgique, et atteint la Normandie le 18 juin au sud de Caumont. La 2ème Panzerdivision, commandée par von Luttwitz, elle est depuis le 18 juin engagée vers Villers-Bocage.

Les mouvements allemands sont fortements ralentis voire stoppés par l’aviation alliée qui détruit tout sur son passage. Les troupes doivent circuler de nuit pour éviter l’anéantissement avant même de pouvoir engager le combat.

Ainsi, les forces allemandes se voient terriblement handicapées face à l’ennemi : toutes les réserves de blindés ont été engagées, y compris le fameux 2ème S.S. Panzerkorps du S.S. Obergruppenführer Hausser, qui tente le 1er juillet 1944 de bousculer le front britannique sur l’Odon sans y parvenir.

Images : Le 28 juin, un tireur isolé de la "Hitlerjugend" est emmené par des soldats de la 49e D.I. Britannique Le 28 juin, un tireur isolé de la "Hitlerjugend" est emmené par des soldats de la 49e D.I. britannique.

Le 1er juillet, alors que l’opération Epsom est stoppée, Caen n’est toujours pas tombée. Cette offensive a attirée autour de la ville de très nombreux blindés allemands (appartenant au 2ème S.S. Panzerkorps (9ème et 10ème S.S. Panzerdivisions) de Pologne et à la 1ère S.S. Panzerdivision venue de Belgique) qui n’ont pas pu percer par la suite entre Bayeux et Arromanches, comme le voulait Hitler.

Ce dernier refuse d’abandonner la capitale du Calvados et remplace la plupart de ses généraux à la tête des unités défendant le secteur environnant Caen : von Kluge va remplacer von Rundstedt, limogé après avoir proposé de faire la paix avec les Alliés. Rommel reste toujours à la tête du groupe d’armée B mais Eberbach remplace Geyr von Schweppenburg blessé.

La ville de Caen se retrouve encerclée au nord (et notamment par les parachutistes britanniques de la 6ème division aéroportée en position depuis le Jour J) et à l’ouest par les positions tenues par les Anglo-Canadiens sur l’Odon.

La situation devient extrêmement tragique pour les défenseurs allemands qui doivent supporter un bombardement le 7 juillet au soir, par les forces stratégiques composées d’appareils types Lancaster et Halifax du général Harris. 2 500 tonnes de bombes sont largués au nord de Caen, sur les faubourgs.

La 3ème division canadienne et la 3ème division britannique occupent au Jour J + 32 (8 juillet 1944) la partie nord de Caen tandis que la 12ème S.S. Panzerdivision et la 272ème division se replient vers le sud de l’Orne.

Images : Un corporal surveille la rue de Geole dans Caen depuis le pont-levis du château
Un corporal surveille la rue de Geole dans Caen depuis le pont-levis du château.

 

Images : Le 9 juillet, patrouille Canadienne dans la ville de Caen Le 9 juillet, patrouille Canadienne dans la ville de Caen.

Opération Goodwood

L’état-major britannique estime qu’une nouvelle offensive de vaste envergure permettera à ses troupes de contrôler toute la ville et de faire fuir les Allemands hors de Caen et des routes du Sud. Il met sur pied l’opération nom de code Goodwood qui commence le 18 juillet : 750 chars doivent percer par l’est vers Bourguébus. En même temps, une attaque de diversion doit attirer les défenseurs ennemis à l’ouest de la ville, deux heures avant le début de Goodwood. Auparavant, 4 500 bombardiers alliés doivent détruire tous les objectifs sur les routes empruntées par les Britanniques : ils larguent 7000 tonnes de bombes et sont épaulés par l’artillerie navale et l’artillerie terrestre qui tirent près de 250 000 obus.

Mais les chars Tigre et Panther allemands bloquent la route, aidés par les redoutables canons de 88. Très rapidement, avec tous les bombardements précédant Goodwood, les officiers allemands ont ordonné que les chars soient enterrés, ne laissant dépasser que la tourelle : les 36 chars Tigre deviennent plus dangereux que jamais. Le 18 juillet au soir, 6000 soldats sont victimes des combats et près 400 chars sont détruits pour une avance alliée qui ne dépasse pas les 11 kilomètres, Bourguébus n’étant toujours pas sous contrôle britannique. La 11ème division britannique perd 126 chars en cette seule journée.

Eisenhower, agacé par la tournure des combats, déclare : "Nous ne pouvons pas espérer traverser toute la France en larguant 1000 tonnes de bombes au kilomètres !". L’heure est grave, car les généraux alliés ne s’entendent plus avec Montgomery : ils estiment qu’il n’est pas assez bon stratège. Des officiers de l’U.S. Air Force refusent même le soutien aérien des troupes commandées par le général britannique. Quant au général des forces aériennes alliées, Arthur Tedder, il propose même de le limoger.

Mais Montgomery se défend en montrant que l’offensive de Goodwood n’est pas une totale défaite : trois obstacles majeurs sont franchis : l’Orne, l’Odon et Caen. De plus, les troupes britanniques ont le mérite d’avoir attiré la plupart des Panzerdivisions autour de Caen, libérant un peu plus l’accès vers le sud pour les troupes américaines.

La ville de Caen est complètement libérée vers le 21 juillet, à la fin de l’opération Goodwood, et la plaine de Caen ouverte jusqu’à 7 kilomètres autour de la ville. Mais la ville est presque entièrement détruite par les bombardements incessants.

Images : Caen, le 9 juillet 1944, détruite par les bombardements Caen, le 9 juillet 1944, détruite par les bombardements.

 

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