Encyclopédie du débarquement et de la bataille de Normandie
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Forces navales françaises libres – Encyclopédie D-Day

Forces navales françaises libres – FNFL

Moins d’un an avant le débarquement de Normandie, en août 1943, les forces navales françaises libres (FNFL) représentent 7 500 marins et 65 bâtiments de guerre de tonnages divers sous le commandement du vice-amiral Muselier. Ces hommes et ces matériels ont rejoint les forces alliées selon la volonté du général de Gaulle afin de poursuivre le combat contre l’Allemagne nazie.

Une partie de cette force non-négligeable est alors intégrée par le général Eisenhower à l’immense armada alliée en vue de participer à l’opération Neptune et appuyer l’assaut amphibie le Jour J. En effet, 22 bâtiments de guerre légers (essentiellement des frégates) sont sélectionnés pour débuter les entraînements aux côtés des autres forces navales alliées aux larges des côtes britanniques. Les Français, par l’intermédiaire de l’amiral André Lemonnier (chef d’état-major de la Marine française), insistent pour que deux croiseurs y participent également, afin d’accroitre le rôle joué par la France Libre dans l’effort de guerre allié : la requête finalement est acceptée.

Le 6 juin 1944, la flottille française (sous la responsabilité du contre-amiral Robert Jaujard) est divisée entre plusieurs task forces devant les différentes plages de débarquement. Elle participe aussi bien à l’escorte des convois maritimes qu’au bombardement des côtes normandes et à l’appui-feu des forces terrestres. Des embarcations légères sont déployées à proximité des îles anglo-normandes pour couvrir l’opération Neptune à compter du Jour J et jusqu’à la fin de la bataille de Normandie.

Au total, la flottille des forces navales françaises libres compte :
– deux croiseurs
– quatre frégates de classe River
– un destroyer de classe Hunt
– quatre corvettes de classe Flower
– sept chasseurs de sous-marins
– six vedettes rapides MTB

A ces bâtiments de guerre engagés aux côtés des autres unités des forces navales alliées, il faut ajouter des anciens navires marchands et navires de guerre français utilisés comme brise-lames au large des côtes dans les jours qui suivent le débarquement. Sabordés à proximité du rivage afin d’amoindrir les effets du courant et ainsi faciliter les opérations de débarquement pour le ravitaillement, ils forment ce qui est appelé par les Alliés des Gooseberries. Cinq Gooseberries sont installés au total en Normandie au moins de juin 1944.

Deux bâtiments de guerre français en particulier sont sabordés : le cuirassé Courbet devant Arromanches (Gooseberry 3) et le patrouilleur auxiliaire Forbin devant Ouistreham (Gooseberry 5).

Le contre-torpilleur La Combattante s’illustre le 14 juin 1944 en débarquant à Courseulles-sur-Mer le général de Gaulle qui vient s’adresser aux Français.

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