| Cet
épisode présente parfaitement l'état d'esprit
des soldat américains, proches de la victoire dans le courant
de l'année 1945.
L'épisode
débute avec un quatuor de musiciens allemands jouant l'Opus
131 en C mineur de Beethoven au milieu de maisons en ruines. Quelques
hommes de la Easy Company les écoutent. On assiste alors
à un flashback. La Easy Company se trouve alors dans la ville
de Stürzelbourg.
Lewis
Nixon
Lewis
Nixon, le meilleur ami de Richard D. Winters, est largement montré
dans cet épisode. Fait extraordinaire mais véridique,
Lewis Nixon n'a pas tiré un seul coup de feu de toute la
guerre. Ses supérieurs du 506ème régiment ne
le comprenaient pas et sa femme venait de lui envoyer à cette
période une lettre de rupture, lui demandant le divorce.
Avec autant de problèmes, Nixon s'est peu à peu enfermé
dans l'univers de l'alcool.
Le
fait de ne pas avoir tiré un seul coup de feu sur un ennemi
pendant toute la période de la guerre n'est pas un fait aussi
rare qu'on peut l'imaginer. Beaucoup de soldats, bien qu'ils aient
tiré des coups de feu, n'ont jamais su s'ils avaient tué
qui que ce soit. Cela s'explique par le fait qu'un grand nombre
d'entre eux tiraient sur des cibles cachées derrière
des obstacles comme les habitations ou les feuillages des arbres.
Cela peut également s'expliquer en prenant en compte la distance
avec l'ennemi ou bien sa mobilité.
Environ
100 000 allemands s'étaient rendus au début de l'année
1945. Beacoup de soldats de la Easy furent persuadés que
la guerre touchait à son terme et qu'ils seraient tous renvoyés
aux Etats-Unis. Mais Hitler, avant de se suicider, avait donné l'ordre aux derniers soldats allemands encore fidèles de
poursuivre le combat dans les montagnes sous forme de guérilla.
Le
camp de landsberg
Les
membres de la Easy sont donc envoyés dans un village près
de landsberg. Durant le trajet, sur la route vers Landsberg, David
Webster, posé sur le siège du véhicule DUKW
qui le transportait, lui et quelques autres membres de la E-Company,
fut témoin d'un scène qui resta ancrée dans
son esprit : trois soldats sortent d'un bâtiment avec trois
prisonniers allemands. Ces trois soldats qui tiennent en joue les
prisonniers sont des soldats français - beaucoup des spectateurs
tant français qu'américains ont cru voir des soldats
américains.
Ces
prisonniers allemands sont exécutés froidement puis
dépouillés de leurs biens. David Webster écrivit
après la guerre qu'il n'avait pas vu les Allemands se faire
tuer, mais qu'il entendit nettement les détonations des pistolets
maniés par les soldats français. Il se tourna alors
vers une des recrues américaines, trop enthousiaste de partir
au combat, et lui dit : "là voilà, ta foutue
guerre ! Comment tu la trouves ?"
Arrivée
dans le village, la Easy Company s'installe dans les maisons et
organise immédiatement des patrouilles afin de sécuriser
la zone. Quelques temps plus tard, une de ces patrouilles, composée
de George Luz, Denver Randleman, Frank Perconte et la recrue O'Keefe,
rencontre une chose dont nul n'avait alors jamais imaginé l'existence. Frank Perconte rentre aussitôt au village prévenir
ses supérieurs et notamment Richard D. Winters. La patrouille
venait de découvrir un camp de travail nazi.
Le
camp, situé à proximité de lansberg, est représenté
non pas pour rendre des comptes, mais pour traduire la première
vision des soldats américains qui l'ont découvert.
Evidemment, le degré d'horreur produit par les camps n'a
pû être représenté de manière extrêmement
réaliste mais le film nous montre tout de même la réalité
du nazisme, la réalité du fascisme. Les gardes allemands
avaient quitté le camp quelques heures avant l'arrivée des Américains dans le village. Un habitant allemand avait
donc sûrement prévenu les gardiens, ce qui prouve que
les citoyens connaissaient l'existence des camps de travail.
Imaginons
un instant ces jeunes soldats alliés, découvrant ces
hommes en extrême sous-alimentation, malades du typhus et
couverts par la vermine, des hommes squelettiques dans un univers
de mort et de destruction : les gardes du camp avaient pris le temps
de vider leur réserves de munitions en tirant toutes leurs
dernières cartouches sur les prisonniers.
Certains des Américains eurent le courage de prendre leurs appareils
photos ou leur caméras et d'immortaliser l'impossible. Immortaliser l'Holocauste. Tout ceci afin de montrer au reste du monde encore
debout et pour les générations suivantes qu'un homme,
adorant une idée, une politique, nommé Adolf Hitler,
fit le plus grand crime contre l'Humanité qui n'ai jamais
existé en tentant de mettre en pratique la réponse
à la "Solution Finale" de la "Question Juive".
Hitler et ses sbires ont commis le pire, les Américains et
les troupes Soviétiques l'ont immortalisé pour que
NOUS, les générations futures et nos enfants, ne connaissent
plus de telles horreurs. N'oublions jamais.
La
réaction américaine
Le
colonel
Sink est allé visiter le camp dès sa découverte.
Il en a informé Le général Taylor, Commandant
la 101st Airborne Division américaine. Les prisonniers durent
être renvoyé dans le camp afin de contrôler leur
nutrition pendant un certain temps avant de les relacher. Le soldat
Liebgott de la Easy Company, un juif américain parlant allemand,
a été chargé de traduire les communications
entre les anciens prisonniers et les soldats américains.
Le camp de travail pour les femmes se trouvait juste de l'autre
côté du village.
Le
lendemain, les soldats américains, choqués par cette
découverte, encerclent le village allemand de lansberg et
tous les civils de 14 à 70 ans sont chargés de nettoyer
le camp et d'enterrer les cadavres.
Quelques
jours plus tard, la Easy est transférée vers la Bavière au sud de l'Allemagne afin de combattre les derniers soldats allemands
restant et de capturer le "nid d'aigle" d'Hitler au Berchtesgaden,
au sommet de la montagne du Kehlstein. |