Encyclopédie du débarquement et de la bataille de Normandie
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Generalfeldmarschall von Rundstedt – After Action Reports

Generalfeldmarschall von Rundstedt

After Action Reports
Bataille de Normandie

Ce document est le compte-rendu officiel signé le 20 juin 1944 par le Generalfeldmarschall Karl von Rundstedt, commandant en chef des forces allemandes Ouest, décrivant les premiers enseignements tactiques quelques jours après le débarquement de Normandie. Destiné aux forces combattantes et en particulier aux renforts se déplaçant vers la zone des combats à l’ouest, ce document témoigne de la vision allemande des évènements. Texte traduit par Marc Laurenceau.


Generalfeldmarschall Karl R. Gerd von Rundstedt, commandant en chef des forces allemandes Ouest,


Source : Office of Naval Intelligence“The O.N.I. Weekly”. 3, numéro 46 (15 Nov. 1944) : 3692-3699.

Etat-Major, 20 juin 1944. Commandant en chef Ouest,  (Haut commandement, Groupe d’Armée D), Opérations
Section No. 5050/44

Retour d’expériences du débarquement et de la bataille de Normandie

A. Remarques préliminaires
1. L’expérience est utile lorsqu’elle rapidement rapportée à l’attention des soldats. Ceci sera effectué au fur et à mesure par l’envoi de plusieurs messages.
2. Le retour d’expérience suivant résume ce qui est arrivé jusqu’à présent. Les services opérant sous le terme « Distributeur » ont la charge d’évaluer et de compléter les détails selon leur propre jugement.

B.
Les derniers enseignements issus des toutes récentes batailles sont conformes dans les grandes lignes à tous les enseignements de Sicile, Salerne, Nottuno ainsi que les batailles défensives en Italie.
La proximité de la mère-patrie britannique, qui permet d’assurer le transport et le ravitaillement des Anglo-Saxons lors de leur première offensive terrestre à l’ouest de la baie de Seine et le long de la péninsule du Cotentin, confère la possibilité de déployer un plus grand nombre d’hommes, de matériels et de moyens techniques. Les préparations de cette offensive, qui sont conduites aux moyens de méthodes quasi-scientifiques, se sont avérées plus facile à mener en raison de l’important réseau d’agents œuvrant dans la région occupée de l’ouest. Les ordres de la préparation et de la conduite des actions de l’invasion sont extraordinairement nombreux et variés.

Les retours d’expériences de cette bataille particulièrement importante doivent être pris en compte dans le cadre de l’instruction et appliqués sur l’ensemble des secteurs qui ne sont pas encore soumis aux combats, ils doivent également être portés à l’attention des commandements militaires sur les fronts, aux unités en mission, aux forces de protection, etc., dans l’ensemble des zones occupées.

Quatre faits qui doivent être mis en avant

(1) La totale maîtrise de l’espace aérien par l’ennemi.

(2) La maîtrise par l’ennemi des déploiements de troupes aéroportées et aérotransportées, ainsi que le caractère massif de ces déploiements.

(3) L’appui des troupes au sol par l’artillerie embarquée à bord de puissants bâtiments de guerre Anglais, aussi bien de croiseurs que de canonnières, qui s’avère être précis et diversifié.

(4) La connaissance poussée dans sa mission pour chaque unité ennemie participant à l’invasion ; des renseignements particulièrement précis sur la côte, ses obstacles, ses installations défensives, qui permettent à l’ennemi de disposer dans la tête de pont d’une force supérieure en nombre et en matériels après seulement quelques jours.

Face à ceci se dresse le soldat allemand avec ses qualités, mais aussi son incapacité à réagir rapidement et son manque de motivation à combattre et ce dans un cadre interarmées. Les trois armées ont fait de leur mieux jusque là et vont continuer de le faire.

I

A —  La procédure de débarquement ennemie dans les grandes lignes

(a) L’ennemi a espéré pouvoir nous surprendre. Il n’a pas réussi. Les opérations aériennes ont débuté le 6 juin 1944 à environ 01h00 à l’ouest de la baie de Seine et au-dessus du Cotentin, dans un ciel nuageux, une météo mauvaise avec beaucoup de vent, des averses par intermittence et une mer démontée avec des creux de quatre mètres ; l’ennemi a procédé à un puissant bombardement de manière simultanée à différents endroits. L’objectif de l’ennemi était de nous mettre en état d’alerte et de nous obliger à rester à couvert afin de lui permettre de débuter les parachutages sans risquer d’être observé. A plusieurs endroits, les parachutistes se sont révélés être des marionnettes  (avec des caissons contenant des explosifs). Le but : diviser nos réserves locales et les désengager de leur point de station crucial, impliquant une perte de temps pour le défenseur.

Les troupes aérotransportées, engagées à l’intérieur de nombreux planeurs de tailles diverses et qui ont entamé leur descente au-dessus de la mer ou directement à proximité de leur zone d’atterrissage, se sont posées à différents endroits de manière coordonnée selon un plan bien établi qui a fonctionné, atteignant leurs objectifs avec précision. Néanmoins, ces assauts par l’air ne furent pas une surprise dans la mesure où notre propre commandement et nos troupes s’y attendaient depuis des semaines et étaient prêts. Ainsi, les troupes parachutées et aérotransportées ennemies ont subi de pertes élevées (et par endroit particulièrement sanglantes) et ont été par endroit détruites au cours de leur engagement. Ils n’ont pas réussi à détruire la défense côtière depuis l’intérieur des terres. Il n’y a que dans le secteur de la tête de pont américaine au nord de Carentan, suite à notre attaque simultanée sur trois secteurs, que les troupes aéroportées se sont dirigées vers le secteur défensif de la côte après de durs combats pendants plusieurs jours, effectuant ainsi leur jonction avec leurs propres forces terrestres qui avaient réussi à percer et étant ainsi renforcées et placées en réserve.

Les techniques et tactiques des forces aéroportées ennemies sont très développées. Particulièrement aguerris et préparés au combat, ces soldats se sont révélés être de puissants combattants, s’adaptant rapidement au terrain !

Nous devons admettre qu’il est possible qu’en plus des troupes parachutées, des unités spéciales ayant des missions particulières (reconnaissance, actions sur des postes de commandement, des dépôts de munitions, des centres de communication à l’arrière, etc., des démolitions, des actions de rupture) et différentes de celles menées dans le cadre de l’invasion puissent être également larguées. Nous devons établir avec exactitude et par tous les moyens possibles leurs objectifs potentiels.

(b) Le débarquement en lui-même a débuté quatre ou cinq heures après l’assaut aéroporté. L’ennemi a anticipé ses préparations afin de mettre pied sur terre avec la marée montante – un fait que nous avions au préalable jugé fort probable – et à marée basse en raison de la présence de nombreux obstacles sous-marins tout le long des plages, ce dont il était au courant.

Cette manœuvre a été répétée plusieurs semaines avant le débarquement réel par des débarquements menés en Angleterre. L’ennemi était alors en mesure de faire traverser les lignes d’obstacles sous-marins le long de la plage à ses chars tandis que des troupes spéciales ouvraient des brèches pour le reste des troupes.

Les embarcations et les hommes à bord ont subi des pertes importantes aux endroits où la mer recouvrait ces obstacles et ceux situés au sec ont ralenti le tempo du débarquement, augmentant les pertes ennemies dues à nos tirs.

Le début des opérations amphibies. Entièrement visible, mené à compter de 06h00 du matin. Avant le débarquement, il y eut un bombardement massif d’une impressionnante intensité provenant aussi bien de l’air que de la mer, aux moyens de toutes armes et de tous calibres. En conséquence, les défenses de campagne ont été plus au moins bousculées aussi bien que seules les fortifications les plus solides sont restées intactes. L’ennemi s’est infiltré dans les brèches créées sans essayer de s’attaquer à ces fortifications et points fortifiés importants. Ces points fortifiés ont tenu dans certains cas pendant plus d’une semaine, divisant ainsi les forces ennemies. En tenant jusqu’au bout, ils ont permis à leurs propres chefs de gagner du temps et d’empêcher une percée ennemie à travers la tête de pont.

(c) Les forces aériennes ennemies. Bien que limitées dans leur rayon d’action, elles contrôlent non seulement le champ de bataille principal mais également ses abords et les axes de ravitaillement sur une profondeur allant de 150 à 200 kilomètres. De plus, les ennemis apportent la guerre sur le front du territoire du Reich par le biais de ses bombardiers tactiques dans le but de détruire le réseau ferroviaire, très étendu, en particulier les gares de triage, les centres de réparation des locomotives, les ponts et les secteurs importants liés à l’industrie militaire.

En plus de cibler le réseau ferroviaire particulièrement développé ainsi que les nombreuses routes principales et secondaires, l’ennemi est parvenu à interrompre le ravitaillement et les renforcements par ses attaques aériennes, causant de si nombreuses pertes parmi les réserves et les colonnes motorisées que les questions du ravitaillement et de l’arrivée des renforts sont devenues de sérieux problèmes. Plus l’on s’approche de la zone de front, plus les attaques de chasseurs-bombardiers sur les routes sont fréquentes. Par leurs attaques, ils ont empêché tout mouvement majeur par beau temps et également de nuit en utilisant des fusées éclairantes. L’effort des forces aériennes ennemies s’est concentré sur les routes principales, mais ils attaquent désormais à toute forme de mouvement dans une zone d’au moins 20 kilomètres derrière de la ligne de front tout en maintenant leurs actions au cœur de la bataille. Si les avions de reconnaissance ennemis décèlent un rassemblement de troupes, une formation de bombardiers apparaît dans le ciel et attaque sans délais. Il est absolument essentiel que les véhicules motorisés gardent leurs distances entre eux dans les colonnes.

Les postes de commandement parviennent à garder la liaison grâce à leur station sans fil. – – Les stations radio doivent par conséquent rester à distance raisonnable de leur poste de commandement pour ne pas être touché en cas de bombardement. Lorsque les postes de commandement ne sont pas bétonnés, leur position doit être modifiée régulièrement. Des reconnaissances préalables doivent être impérativement planifiées ; les positions sont alors transmises aux commandants d’unités afin que les postes de commandement puissent être trouvés.

En l’espace de deux jours et demi, la tête de pont ennemie avait une profondeur d’environ 100 kilomètres et près de 29 000 sorties d’avions ennemis sont réalisées ; 2 300 appareils par jour attaquent en piqué et bombardent tout mouvement au sol, même pour un seul soldat.

(d) Effets supplémentaires — Le transport ferroviaire qui, en raison de la situation totale du trafic, a été réduit au minimum, ne peut opérer que jusqu’à 200-250 kilomètres du front et sans programmation prévisionnelle une fois encore. Les horaires des lignes de chemins de fer changent toutes les heures en fonction des conditions météorologique ; les trains peuvent se déplacer d’étapes en étapes ou ils ne peuvent voyager que de nuit. Ainsi, comme il l’a déjà été remarqué, les violentes attaques aériennes peuvent mener au blocage du fret sur certaines sections de chemins de fer. Les terminus changent constamment ce qui a des conséquences sur le déchargement des unités et sur la mise en place de points de ravitaillement, nécessitant ainsi une flexibilité extraordinaire du commandement et des unités de main d’œuvre mobiles afin de mener à bien des déchargements rapides ordonnés au coup de sifflet.
La progression de jour est à proscrire de jour. Les courtes nuits d’été doivent être rentabilisées du crépuscule à l’aube pour reconnaître les routes et les points de passage, préparer de souples engagements, organiser des marches rapides en groupes séparés, éviter les axes principaux et se déployer dans des zones de repos déjà reconnues. Les troupes doivent se tenir prêtes à des attaques à basse altitude et être en mesure d’utiliser immédiatement tous les moyens de protection possibles. Les longues marches des unités mécanisées à travers la campagne et le transport du ravitaillement pendant ces marches sur de longues distances entraînent également des pertes dues aux actions ennemies, à des défections aussi bien techniques qu’au sein de la troupe. Le commandement doit prendre en compte ces pertes et les éliminer tout en étant en mesure d’acheminer les troupes, le ravitaillement et les renforts au bon endroit et au bon moment.

Nos propres contre-mesures systématiquement appliquées doivent apporter une réponse opérationnelle méthodique à la stratégie de l’ennemi.

B

(a) Dans les secteurs sécurisés, les nouvelles unités transportées sur l’ensemble des points de ralliement des renforts doivent être tenues au courant de la situation aérienne, de la conduite à tenir lorsque le danger apparait et lorsque l’alerte est sonnée, ainsi que pendant les opérations de déchargement.
Les patrouilles avancées ne doivent pas être envoyées trop tôt. Le chef d’élément de chaque patrouille avancée doit rendre compte régulièrement au Haut-Commandement Ouest ou au Haut-Commandement de l’Armée.

Conformément aux règles du général commandant les troupes de l’Ouest, une grande quantité de cartes (de petite taille) doit être préparée dans toutes les gares de déchargement pour qu’elles soient distribuées par des représentants du commandement des transports aux personnels nouvellement arrivés. (La même procédure doit être appliquée pour les chefs de patrouille du Haut Commandement de l’Armée, etc.).
Lors des marches, les patrouilles de combats doivent être composées de guides connaissant les lieux et les autres unités à relever. La reconnaissance des ponts doit être menée systématiquement et dans les temps car une destruction peut avoir eu lieu entre temps. L’ordre de marche et la garde des routes dans les secteurs sécurisés sont placés sous la responsabilité du commandement militaire qui doit être tenu au courant et à temps concernant l’arrivée de nouvelles unités, les objectifs d’une marche et des patrouilles, etc.

(b) A proximité de la zone des feux, tous les mouvements vers le champ de bataille effectués de jour –le changement de la disposition des troupes ou l’adoption d’une nouvelle formation – nécessitent plus de temps qu’au préalable, même avec la prise en compte de délais importants. C’est pourquoi les mouvements et les combats doivent avoir lieu au crépuscule et sous l’obscurité afin d’empêcher les effets des forces aériennes ennemies et de l’observation directe des artilleurs ennemis.
L’organisation de l’ensemble du champ de bataille nécessite une organisation rigide de l’arrière jusqu’à la première ligne du front.

Les commandants des unités de circulation doivent être tenus de contrôler le trafic venant et se dirigeant vers le front, les circulaires autour des villages doivent être répertoriés sur carte et indiqués par des panneaux. Le matériel servant à la confection des panneaux doit être préparé, les routes ainsi que les croisements attaqués par l’aviation ennemie doivent être signalés avec des panneaux de danger, et le trafic doit être réduit à de petites formations qui ne circulent que dans l’obscurité ou lors de conditions météorologique équivalant à l’obscurité. Des passages pour le ravitaillement arrivant et repartant doivent être établis en même temps que la reconnaissance de zones d’arrêt pour les colonnes en dehors des bases. Des petits dépôts de ravitaillement intermédiaires bien dispersés doivent être construits à des endroits propices et doivent être sécurisés.

La nomination d’officiers responsables (provenant essentiellement du corps du génie) est nécessaire pour effectuer l’entretien continu des routes ; avec l’appui des unités qui leur sont confiées, ces officiers doivent aider les habitants en état permanent de praticabilité. Toute arme légère antiaérienne n’étant pas strictement nécessaire dans la zone de sécurité à l’arrière (protégeant des objectifs déjà détruits ou qui ne jouent plus désormais qu’un rôle secondaire) doit être déployée dans les points de ravitaillement sur le front ; des ripostes seront apportées à toutes les attaques à basse-altitude.

II — Le camouflage sous toutes ses formes doit être encouragé encore et encore. – La chaîne de commandement et les troupes doivent savoir que lorsqu’une unité est décelée par un appareil ennemi, elle sera attaquée depuis les airs jusqu’à ce qu’elle soit complètement hors de combat. Ainsi, des embossements pour les chars doivent être réalisés à intervalles irréguliers à droite et à gauche des routes, sous la responsabilité des officiers en charge de la circulation et avec l’aide des habitants disponibles ainsi que celle de la troupe. Il est toujours nécessaire d’avoir un camouflage adapté à son environnement. Les routes doivent être dégagées des véhicules endommagés par le service d’entretien des axes, et ce le plus rapidement possible.

III—L’ennemi a déployé une très forte force navale au large de la tête de pont. Elle est employée comme un système d’artillerie très mobile, toujours disponible,  capable d’effectuer des tirs de défense lorsque nous attaquons ou d’appuyer une de ses attaques. De jour, des corrections de tirs très efficaces sont apportées par des observateurs aériens ainsi que des observateurs avancés sur le front. La cadence de tir rapide et la portée des canons de marine permettent aux forces navales ennemies de jouer un rôle important dans la bataille. Tout mouvement de chars de jour en rase campagne est à proscrire dans le rayon d’action de l’artillerie de marine.

IV — L’ennemi est parvenu à stopper l’attaque de l’une de nos divisions qui avait gagné du terrain en employant ses forces aéroportées de telle manière à ce que les appuis de cette division soient obligés d’engager le combat pendant la progression. Ils ont ainsi empêché à la division de mener à bien cette attaque. Nous devons admettre d’après les faits l’ennemi va continuer d’employer cette pratique, même si nos chars attaquent. Ainsi, toutes les unités à l’arrière du front doivent se tenir prêtes à se défendre immédiatement afin de détruire les forces aéroportées.

V – L’ennemi prépare des attaques d’envergures réduites avec des semblants de barrages d’artillerie, utilisant de petits mortiers de tranchées, qui précèdent les chars eux-mêmes appuyés par l’infanterie motorisée.

VI – La population doit être strictement contrôlée, en particulier celle circulant sur la route fuyant les combats dans la zone des combats et dans les régions situées à distance du front. Si chaque unité d’alerte est utilisée de manière adéquate, la situation sur les routes pourra rapidement changer.

Les personnes suspectes, en particuliers les jeunes hommes portant de « petites valises », peuvent s’y insérer secrètement. Tous ceux qui ne sont pas originaire d’un endroit particulier ou qui ne parviennent pas à expliquer clairement leur destination doivent être arrêtés et remis aux unités concentrationnaires.

VII – Moyens de communication. Les connections filaires dans la région des combats s’avèrent inutilisables. Mises à part les radios, il ne reste plus que les moyens de communication mécaniques – l’estafette à vélo ou a moto, l’officier à bord d’un sidecar ou d’un véhicule blindé léger, et pour les courtes distances une estafette à pieds.

L’ensemble de la troupe et les chefs doivent faire tout leur possible pour comprendre l’intégralité de la situation et chercher la liaison avec les supérieurs ou les subalternes, en particulier lorsque les moyens nominaux de communications ne fonctionnent plus. Ceci est particulièrement important lorsque les chefs sont renforcés ou lorsqu’ils prennent le commandement d’une plus grande unité. Les chefs doivent être continuellement informés de la position de l’avant-garde de ces unités pour également prendre en compte les arrêts et la poursuite de la progression. Il est essentiel pour le commandement d’être informé de manière permanente de la localisation des unités motorisées qui font partie intégrante des mouvements terrestres.

Ces unités ou éléments d’unités doivent être prises en charge par des officiers de liaison, qui les accompagnent et qui leur transmettent des ordres lorsque cela est nécessaire. L’officier de liaison connait la position de ces formations pendant les heures qui suivent et est en mesure d’en rendre compte à son supérieur. Il peut également transmettre à son chef les nécessités de la troupe concernant ses besoins en vivres et en ravitaillement et y pourvoir.

Durant les premiers jours de la grande bataille il apparait que, sous certaines conditions pendant la bataille, les formations de la troupe sont abandonnées ou transformées. Il ne doit s’agir que d’une solution d’urgence temporaire. Dès que les conditions le permettent à nouveau, des ordres clairs doivent permettre une réorganisation des formations.

J’ai volontairement décliné ces expériences en détail car un grand nombre d’unités à l’ouest sont nouvellement arrivées et ne connaissent pas, malgré les ordres et instructions précédentes, la conduite à tenir dans la bataille.

Commandant en chef de l’Ouest,
(Signé) von Rundstedt,
Feldmarschall.

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