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Le plan
initial des Alliés prévoit la capture de la
ville de Caen le mardi 6 juin 1944, par les troupes Britanniques
de la 3ème Division, c'est-à-dire le le Jour
J.
Ainsi,
de nombreux fantassins sont équipés de bicyclettes
pliables lors du Débarquement afin d'accéder
plus rapidement dans la ville. Militairement parlant, cette
ville n'a pas un rôle stratégique important mais
des deux côtés du front, les forces se battent
intensivement pour contrôler cette magnifique capitale
du Calvados.
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Soldats
Britanniques avec des bicyclettes après leur débarquement
sur Sword. |
Mais le Jour J,
l'avance des unités est telle que les renforts ne suivent
pas et de nombreux chars se retrouvent isolés, à
quelques kilomètres de Caen seulement, sans soutien
d'infanterie. Ne voulant pas risquer la perte inutile de blindés,
l'Etat-Major britannique fait reculer les éléments
les plus avancés. La prise de Caen est alors ajournée,
car les généraux alliés pensent que sa
capture n'est qu'une question d'heures.
Très rapidement,
au Jour J + 1 (7 juin), les premières offensives sont
stoppées par les troupes allemandes défendant
Caen et notamment l'attaque menée par la 185ème
Brigade de la 3ème Division d'Infanterie britannique
dans Libesey, bordant la capitale. En effet, la défense
allemande est prête à défendre ses positions. le général responsable de la 21ème Panzer,
Edgar Feuchtinger, dispose de 16000 hommes, 146 chars, 4 bataillons
d'infanterie motorisée, environ 50 canons et un Bataillon
de canons de Flak (défense contre avions allemande)
avec 24 pièces de calibre 88 enterrés au Nord
de Caen.
Pour tromper
cette impressionnante défense, le général
Montgomery lance la 7ème Division Blindée (les
célèbres "Desert Rats" : les "Rats
du Désert") et le 51st Highland appartenant chacune
à la 8ème armée britannique. Après
un début d'encerclement au Nord de Caen, l'avance des
Alliés dans ce secteur doit s'arrêter : à
Jour J + 5 (11 juin), les pertes en hommes et en matériel
sont désastreuses : un des bataillons de parachutistes
britanniques, le 12ème, accuse la perte de 141 soldats
sur les 160 engagés lors de la prise de Bréville.
Opération
Epsom
La
prise de Caen prenant un sérieux retard par rapport
à la date initialement prévue, le général
Montgomery veut à présent faire véritablement
le "siège" de Caen.
Il
décide d'attendre que suffisamment d'unités
soient disponibles avant de lancer l'assaut : ainsi, il prévoit
d'utiliser au Jour J + 17 (23 juin) les forces commandées
par le général Richard O'Connor, soit trois
corps d'armée, 60000 hommes, 600 chars et 700 canons.
Cette
opération prend le nom de code "Epsom".
Mais
le 23 juin, une nouvelle tempête fait rage en Manche
et les renforts en vivres, matériels et carburants
sont bloqués à bord des navires ou en Angleterre,
ne pouvant plus être acheminés par la mer pendant
un certain temps à cause du temps exécrable.
Et
si les Alliés souffrent de ne plus pouvoir avancer,
les Allemands, eux, profitent de cette acalmie sur le front
pour placer stratégiquement autour de Caen la 12ème
Panzer SS Division appartenant à la 21ème Panzer
et à la Panzer Lehr. Au total, cet effectif représente
228 chars, 150 canons de 88 ainsi que des canons divers.
Le
dimanche 25 juin 1944, une division blindée et deux
brigades blindées indépendantes anglos-canadiennens
appartenant au 8ème Corps, composées de près
de 60 000 hommes et 600 chars, attaquent à l'Ouest
de Caen.
La
49ème Division d’Infanterie britannique West
Riding attaque ainsi Fontenay-le-Pesnel, mais dans les environs,
la Panzer Lehr ne lache rien, à l'image du village
de Rauray, situé au Sud-Ouest de Tilly, qui est fermement
défendu par le 1er Corps Blindé SS et où
de durs combats s'engagent pour le contrôle de cette
localité.
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Les
adversaires des britanniques, les fanatiques Jeunesses Hitlériennes,
se battent jusqu'à la mort. Les pertes sont élevées
des deux côtés du front.
Le
lendemain, la 15ème Division d'Infanterie Ecossaise,
épaulée par des chars Churchill de la 31ème
Brigade Blindée britannique passe également
à l'attaque. Saint-Manvieux-Norrey, situé
à proximité de Carpiquet et de son précieux
aéroport, est libéré par la 44ème
Lowland Brigade écossaise après de furieux
combats qui se terminent parfois au corps à corps.
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Soldats
du 6e Royal Scot Fusiliers attaquent avec des fumigènes
le 26 juin. |
Le général allemand Rommel, qui comprend l'importance
stratégique du village de Cheux, situé à
un carrefour de plusieurs autres villages, ordonne à
divers troupes SS de quitter la région de Saint-Lô
pour porter secours aux soldats de la Hitlerjugend, submergés
par l'infanterie écossaise. Mais la supériorité
aérienne alliée est telle qu'aucun vaste mouvement
allemand n'est possible en journée, sous peine d'être
impitoyablement bombardé.
Le
8ème Corps britannique doit à tout prix s'emparer
de la cote 112, une hauteur qui domine une large partie
de la région de l'Odon. Mais cette position stratégique
est fermement défendue par les Allemands qui refusent
d'abandonner le point clé de la région. Les
premiers assauts britanniques se soldent par des échecs
et rapidement, les navires alliés interviennent pour
soutenir les troupes du 8ème Corps en bombardant
la cote 112. Les Ecossais reprennent leur marche, appuyés
par l'artillerie navale et tente de percer les défenses
allemandes.
Le
27 juin, la 49ème Division d'Infanterie britannique,
après de durs combats, parvient à libérer
le village de Raurey. La 15ème Division d'Infanterie
écossaise, après avoir sécurisé
le village de Cheux, souhaite poursuivre sa fulgurante progression
et se dirige vers les ponts sur l'Odon, objectifs majeurs
de l'Opération Epsom. Mais elle est ralentie par
les défenseurs de la Panzer Lehr qui refusent de
perdre plus de terrain. Les pertes alliées sont très
importantes.
Des
éléments avancés de la 15ème
Division d'Infanterie écossaise parviennent toutefois
à établir une tête de pont sur la rive
droite de l'Odon, atteinte au niveau du pont de Tourmanville.
D'autres éléments de cette division, ainsi
que la 11ème Division Blindée, traversent
le pont et attaquent le point stratégique de la cote
112.
Au
soir du 27 juin, les Ecossais ont percé le front
allemand sur près de 10 kilomètres de profondeur,
une performance impressionnante mais qui n'atteint pas les
espérances de Montgomery, qui, depuis son quartier
général à Blay, est inquiété
par les rapports catastrophiques des pertes britanniques
depuis le début de l'Opération Epsom.
Le
28 juin, les généraux Rommel et von Rundstedt
sont en Allemagne, ayant été convoqués
par Hitler pour discuter de la situation actuelle en Normandie.
Leur remplaçant, le général Dollman,
voit se resserer l'étau autour de l'importante cote
112. Il lance ses dernières forces dans l'attaque.
En effet, la 11ème Division Blindée se dirige
vers la cote 112 en libérant les carrefours importants
le long de la rivière Orne.
Le
2ème Bataillon des Argylls et Sutherlands Highlanders
de la 15ème Division d'Infanterie écossaise
libèrent le village de Gravus sur la rive droite
de la rivière Odon et capturent ses deux ponts, tandis
que le 23ème Hussars libère la localité
de Baron-sur-Odon, directement au Nord-Ouest de Gravus,
qui se situe sur la route vers la cote 112, qui est atteinte
par la 8ème Riffle Brigade et les chars du 3ème
RTR en début d'après-midi.
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26
juin, durant l'opération EPSOM, les britanniques
sont en action. |
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