Historique du canon
Pak 43 de 88 mm
Si
l'Allemagne a l'interdiction de construire des canons lourds en
1919 à la suite du Traité de Versailles, l'arrivée
au pouvoir d'Hitler change entièrement la donne. Celui-ci
donne immédiatement l'ordre de construire des canons antichars
performants.
L'Allemagne,
par l'intermédiaire de l'usine d'armement Krupp, met ainsi
au point un canon
anti-aérien de 88 millimètres qui est livré
dès l'année 1933 : c'est le fameux Flak
18. Très performant et doté d'une cadence de
tir impressionnante (jusqu'à douze coups par minute), le
modèle est alors conçu dans une version antichar : il devient
alors le redoutable "88" qui se révèle
très rapidement comme l'un des meilleurs canons antichars
de toute la Seconde Guerre mondiale.
L'un
des défauts les plus contraignants du canon de 88 millimètres
réside dans son transport. L'usine Krupp reçoit
alors une demande pour un canon antichar de même calibre
mais plus facilement transportable : un affut qui repose sur deux
roues d'acier est alors installé. Il prend ainsi la désignation
de Pak 43. Cet affut permet au canon d'adopter une ligne réduite
et de pivoter sur 360 degrés. Sa mobilité en fait
une arme redoutable.
La masse
est également l'un des problèmes du canon Flak 18.
Krupp décide alors de modifier dans sa conception le tube
du canon, permettant une importante réduction du poids
de l'engin. Il a alors fallu également modifier la nature
des obus qui représentaient un danger pour la sécurité
des artilleurs et le bon fonctionnement du canon, plus sensible
à la corrosion.
Le
canon Pak 43 est cependant resté une excellente pièce
d'artillerie, et il a par conséquent équipé
les derniers chars allemands de la guerre : l'Elephant,
Jagdpanther
ou encore le Tigre
Royal.