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de la page "Consolidation
de la tête de pont (1)" :
L'affaire
"Monty" (suite)
Le
front Britannique perd alors de sa valeur offensive et se voit octroyé
un rôle contraire : celui d'attirer l'ennemi dans sa zone,
le retenir et ainsi désengager le front américain
à l'Ouest.
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Un
char Panther allemand affronte les unités Britanniques
à l'Ouest de Caen. |
C'est
ce qu'explique également Eisenhower : "Le maréchal
Montgomery
continua durant tout le mois de juillet à utiliser la pression
incessante de la 2ème Armée pour contenir l'ennemi.
En même
temps les forces américaines dans le Cotentin commencèrent
à se porter vers le Sud, aux côtés de celles
qui avaient débarqué à l'Est de la Vire, dans
le but d'obtenir le terrain nécessaire à la préparation
de l'attaque qui devait percer les lignes allemandes à la
fin du mois"
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Une
équipe fusils mitrailleurs allemande à Caen. |
L'inquiétude
allemande
Les généraux
allemands se voient obliger d'utiliser toutes leurs unités
blindés pour contre-attaquer. Mais lorsque Dollman se suicide,
le 26 juin, Rommel et von Rundstedt sont à Berchtesgaden
où Hitler les a convoqués. Hasser
remplace Dollman à la tête de la 7ème Armée
et le 29 juin, les Allemands reconquiert la cote 112, théâtre
de combats extrêmement violents : les pertes sont très
élevées (50 % pour la 15ème division Britannique)
et par endroit les cadavres de soldats s'entassent aux bords de
l'Odon, 4000 victimes sont à déplorer. Montgomery
fait arrêter Epsom.
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Un
soldat Britannique patrouille, baïonnette au canon. |
En Allemagne,
la rencontre entre les chefs d'Etats-Majors et Hitler est décevante
pour Rommel. Il souhaite effectuer un repli stratégique derrière
la Seine, appeller en renfort les armées allemandes du Sud
de la France sur une ligne Seine-Suisse.
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Mais Hitler
ne veut rien entendre, aucun repli n'est autorisé. Le Führer
demande à ses généraux de défendre leurs
positions par tous les moyens possibles afin de gagner du temps
pour lui permettre de créer les armes secrètes allemandes.
Mais les pertes
allemandes sont bien trop élevées pour tenir le terrain
: à la fin juin elles s'élèvent à plus
de 50 000 prisonniers et 300 chars détruits sur les 7 Panzerdivisions
engagées.
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Un
char Sherman de la 50ème Division Britannique devant
un char Tigre allemand détruit. |
Au soir du premier
juillet, le Maréchal Keitel et von Rundstedt discutent au
téléphone au sujet de la rencontre avec Hitler à
Berchtesgaden. Keitel lui demande : "Que Faire ?", von
Rundstedt lui répond : "Faites la paix, bande d'idiots
! Que pouvez-vous faire d'autre ?" Quelques temps plus tard,
von Rundstedt est limogé par le Führer, informé
auparavant par Keitel.
Il est remplacé
par von Kluge, un général allemand disposant d'une
forte réputation (Hitler fera toutefois appel à von
Rundstedt avant les combats dans les Ardennes, quelques mois plus
tard).
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Le
9 juillet, patrouille Canadienne dans la ville de Caen. |
Mais le 8 juillet,
la partie Nord tombe aux mains des Anglais et des Canadiens, après
un très fort bombardement Allié. Les captures de la
ville
de Caen, et de celle de Cherbourg,
le 26 juin 1944, marquent la conquête de tous les objectifs
initialement prévus d'Overlord, mais également la
fin de la consolidation de la tête de pont en Normandie par
les troupes alliées.
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suivante : combats sur l'Odon
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