Encyclopédie du débarquement et de la bataille de Normandie
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L’armada alliée en Normandie – Opération Neptune – 2/2

Opération Neptune : l’armada alliée

Opération Neptune - 1944

Des chalands de débarquement (LCT) britanniques devant les côtes normandes
Photo : US National Archives

Présentation générale de l’armada alliée (page 2/2)

Opération Neptune – Débarquement de Normandie

Suite de la page Opération Neptune (1/2) :

Traversée de la Manche par l’Armada alliée (suite)

Eisenhower décide, en raison d’une amélioration du temps prévue par la météo, le dimanche 4 juin à 04h15 : “Overlord aura lieu demain, 5 juin“.

Eisenhower fixe la date du débarquement, le “Jour J”, au lundi 5 juin 1944, car les conditions de marées et de pleine Lune sont favorables. En effet, les marins alliés reçoivent l’ordre de débarquer les fantassins sur les plages par marée basse afin de ne pas envoyer de péniches contre les fortifications de plages du “Mur de l’Atlantique”. Les facteurs Lune et marée sont liés, mais ils ne sont que très rarement favorables en même temps.
C’est pourquoi si la date du 5 juin ou du 6 juin doit être annulée, les météorologues militaires pensent qu’un phénomène identique ne se reproduira que le 19 juin suivant. Les Alliés ne peuvent se permettre un tel retard, certainement favorable aux forces de l’Axe.

Et c’est à l’aube du 4 juin que la flotte d’invasion se met en route. Mais elle est rappelée au bout de quelques heures, le temps étant devenu exécrable. Les hommes doivent attendre encore 24 heures ; quant aux troupes d’assaut, qui étaient déjà dans leurs embarcations depuis 5 jours, ce n’est plus pour elles qu’un petit délai supplémentaire.

Image : Le 4 juin, l'ordre du retour aux bases est donné par les avions alliés avec des signaux lumineux Le 4 juin, l’ordre du retour aux bases est donné par les avions alliés avec des signaux lumineux.

Pour le chef suprême des armées alliées, l’heure est grave : s’il repousse à septembre 1944 le débarquement, qui sait si le secret de toute l’opération Overlord ne sera pas découvert ? Et qui sait quel sera l’impact militaire si 1 500 000 soldats américains et 1 750 000 soldats du Commonwealth, auxquels viennent se rajouter 40 000 unités provenant des pays occupés par les forces de l’Axe doivent rester bloqués sur le sol britannique, sans compter tout le matériel de guerre ?

Mais le général américain Dwight Eisenhower ne maîtrise pas la météorologie : la tempête l’empêche d’ordonner le départ avec assurance.

Image : Un bombardier moyen Américain B-26 survole l'armada Alliée Un bombardier moyen américain B-26 survole l’armada alliée.

Pourtant, prenant toute la responsabilité de l’affaire, il décide que le débarquement de Normandie commencera le surlendemain, le mardi 6 juin 1944 et prononce la célèbre phrase : “O.k., let’s go !” (“O.k., on y va !”). Le lendemain, à l’aube du 5 juin 1944, la flotte d’invasion reprend la direction de la Normandie et cette fois pour de bon.

Image : Les dragueurs Alliés détruisent en Manche une mine située à proximité du passage des convois Les dragueurs alliés détruisent en Manche une mine située à proximité du passage des convois.

La force U (Utah), forte de 1 000 bateaux portant 30 000 hommes et 3 500 véhicules arrive la première et est, à 2 heures du matin le 6 juin 1944, à 15 km au large de son objectif, la plage de Saint-Martin-de-Varreville. Lors de la traversée, les premiers bâtiments englobent l’immense armada d’un rideau de fumée qui doit la protéger des sous-marins et des vedettes E-Boote allemandes.

Pourtant, les officiers allemands de L’état-major ignorent toujours la présence de cette armada en Manche.

Protection des convois

Pendant la traversée, les ordres donnés aux officiers commandant les navires de guerre sont clairs : ils doivent ouvrir le feu sur tous les avions survolant à basse altitude la flotte, qu’ils soient amis ou ennemis. Les pilotes alliés sont prévenus, ils ne doivent pas descendre en deçà d’une certaine altitude.
Pour protéger les différents bâtiments de l’armada alliée de toute attaque aérienne à basse altitude, la plupart des navires sont équipés d’un ballon captif volant à plusieurs dizaines de mètres au-dessus de leur structure. Ce ballon est relié au navire par un câble en acier. Ce n’est pas le ballon qui empêche les attaques aériennes mais plutôt le câble d’acier qui risque de couper les ailes des avions.

Image : Sur cette photographie il est possible de distinguer les ballons captifs visant à protéger les navires Alliés Sur cette photographie il est possible de distinguer les ballons captifs visant à protéger les navires alliés.

Un large nuage de fumée servant à camoufler l’armada dans une brume artificielle est envoyé à l’avant de la flotte alliée par des vedettes.

Au large du Havre, plusieurs E-Boote en patrouille surgissent du nuage de brouillard artificiel et tombent nez-à-nez avec la flotte alliée et le convoi de la Force S (Sword) : immédiatement, ils envoient leurs torpilles, effectuent rapidement un demi-tour puis disparaissent à travers le nuage de protection. L’un des deux bâtiments de guerre norvégiens engagés dans l’opération Neptune, le Svenner, est touché et sombre. Les survivants sont récupérés par les navires environnants. C’est l’incident majeur de la traversée.

Image : L'USS Thompson, qui doit ouvrir le feu le 6 juin 1944 sur les positions Allemandes d'Omaha L’USS Thompson, qui doit ouvrir le feu le 6 juin 1944 sur les positions allemandes d’Omaha.

Les bombardements

Pendant ce temps, 3 460 avions bombardiers lourds et 1 650 bombardiers légers et moyens alliés larguent des centaines de tonnes de bombes sur la côte normande, visant les batteries et les fortifications du Mur de l’Atlantique.

A compter de 5 heures 10 du matin, alors que le jour se lève à 5 heures 58, les 200 bâtiments de guerre alliés dirigent leurs canons vers leurs objectifs en Normandie, situés entre Barfleur et le Havre, et ouvrent le feu. Le spectacle est terrifiant, le rivage s’embrase et les soldats alliés qui gagnent les péniches de débarquement arrivent difficilement à respirer : le stress serre leur estomac et les obus des canons, qui survolent à quelques mètres au-dessus des barges les têtes des soldats, créent de tels appels d’air qu’il devient difficile de respirer.

Les barges se dirigent vers les cinq plages de débarquement, pendant que le bombardement naval se poursuit, jusqu’au moment du débarquement. Certaines péniches de débarquement sont équipées de lance-fusées afin de bombarder les positions allemandes jusqu’à l’instant où le premier soldat allié pose le pied sur la plage de Normandie qu’il vient libérer.

Image : Ces soldats Américains rejoignent la barge qui va les mener au rivage Normand Ces soldats américains rejoignent la barge qui va les mener au rivage normand.

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