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Les
Allemands sur la défensive
Si
les Allemands sont en nette infériorité numérique,
ils savent tirer le meilleur parti du terrain normand, le bocage.
Ce bocage est composé de parcelles de terrains et de vergers,
toutes entourées par des grandes haies d'arbustes et d'orties,
que les habitants entretiennent depuis des décennies. Ces
véritables fortifications naturelles sont profitables aux
allemands qui les intègrent dans leur stratégie défensive.
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Un
char allemand Panther attaque les forces Britanniques à l'ouest de Caen. |
Le
général Rommel demande alors au Führer
s'il croit encore aux chances allemandes en Normandie. Hitler répond
: "Cette question n'est pas de votre responsabilité
mais de la mienne". Car
il croit toujours aux armes secrètes allemandes, comme les
fusées V-1, tant que les troupes de Normandie contiennent
les forces débarquées et qu'elles laissent le temps
aux ingénieurs de créer et produire ces engins de
destruction massive, pour les employer notamment contre des objectifs
militaires : les ports artificiels alliés par exemple.
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Fusée
allemande V1 en vol. |
Au
moment où Hitler donne ses ordres aux généraux
allemands de la Normandie, à la mi-juin 1944, les fusées
V-1 ne sont toujours pas assez précises pour être efficaces
: le 17 juin, le jour même de cette rencontre entre le Führer,
von Rundstedt et Rommel, un V-1 tombe à quelques mètres
du bunker d'Hitler, au lieu d'atterrir sur la ville de Londres.
Les deux généraux allemands (qui avaient quitté
le bunker avant l'accident) ne peuvent plus revoir le Führer
après cet incident et rentrent en Normandie sans qu'ils aient
obtenu des aides supplémentaires des forces armées
allemandes.
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Les
Alliés s'installent
Rommel
sait que l'objectif des Alliés, une fois la tête
de pont réunifiée et un maximun de divisions engagées
en Normandie (vingt divisions sont alors engagés entre
Sainte-Mère-Eglise et Ouistreham et 24 500 tonnes de matériel
sont débarquées), est de s'emparer de la ville de
Cherbourg. Il décide alors de défendre au maximum
la presqu'île du Cotentin, mais déjà, le 18
juin, le 7ème corps du général Collins coupe
le Cotentin en deux.
C'est
également à cette date que les deux ports
artificiels d'Arromanches et de Saint-Laurent-sur-Mer sont
terminés et prêts à recevoir les navires de
ravitaillement. Ces installations sont favorables à un
début de deuxième action offensive, après
celle de l'élargissement de la tête de pont : sa
consolidation. Il s'agit pour les Alliés de capturer Cherbourg,
percer vers le sud du secteur américain en direction de
Saint-Lô, et de capturer Caen tout en sécurisant
la zone est de l'invasion alliée de l'embouchure de l'Orne
à la capitale du Calvados.
Rommel
résume ainsi la situation : "L'ennemi se renforce
sous la protection d'une très forte supériorité
aérienne. Notre aviation et notre marine sont incapables
de mener une opposition valable. L'ennemi se renforce beaucoup
plus vite que n'arrivent nos réserves... Notre position
est extrêmement difficile : l'adversaire nous interdit tout
mouvement en journée alors qu'il déplace ses forces
(même par air) en toute liberté. L'ennemi a une totale
maîtrise de l'air au-dessus du front, et jusqu'à
100 kilomètres en arrière... Notre aviation et notre
D.C.A. sont totalement incapables d'interrompre sa puissance de
destruction..."
Le
20 juin 1944, deux jours après la rencontre de Margival,
Hitler demande une contre-offensive sur le front ouest au centre
de la tête de pont alliée avec le 2ème S.S.
Panzerkorps ramené de Pologne : le Führer
estime que les unités d'élite S.S.
du IIIème Reich réussiront là où
la Wehrmacht, une unité plus classique, a échoué.
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Soldats
allemands (16e Luftwaffe-Felddivision)
armés de mitrailleuses MG sur la Place Courtonne à
Caen. |
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: La consolidation de la
tête de pont
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