Encyclopédie du débarquement et de la bataille de Normandie
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Band of Brothers – Frères d’Armes – Episode 7

Band of Brothers – Frères d’Armes

Episode 7

La véritable histoire des hommes du 506 PIR, 101st Airborne, Easy Company


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Episode : 07/10

Titre original : The Breaking Point

Titre français : Le point de rupture

Réalisateur : David Frankel

Le Bois Jacques

Richard Dick Winters est élevé au grade de commandant (en anglais Major) et est placé à la tête d’un des bataillons du 506ème régiment de la 101ème Airborne division.

La Easy Company est passée sous le commandement du lieutenant Dike, un homme qui n’était que rarement auprès de ses hommes, qui disparaissait lors des bombardements et qui n’assistait pratiquement à aucun briefing. Mais Dike avait des relations à L’état-major américain et il avait fait la demande de commander une compagnie au combat.

Cet épisode place au premier plan le personnage du 1st Sergeant Carwood Lipton durant la première moitié de janvier 1945 et montre sa grande maîtrise de chef de section durant le combat du Bois Jacques au nord de la ville de Bastogne devant Foy en Belgique. Lipton a souvent remplacé le lieutenant Dike, qui n’accomplissait pas son devoir au sein de la Easy Company.

Regroupés dans le Bois Jacques après les difficiles combats près de Bastogne, les hommes de la Easy Company se reprochent de la ville Belge de Foy et creusent dans une forêt à proximité leurs trous de souris. Leurs positions sont terriblement bombardées par les mortiers allemands et les canons de 88 mm. Parmi tous les blessés et les morts du côté américain, deux personnages voient une de leur jambe être arrachée par des éclats d’obus : Joe Toye et William B. Guarnere.

Le lieutenant Lynn “Buck” Compton, très attaché à ce que ses hommes gardent le moral et soient en bonne santé, a découvert les deux blessé et fut evacué quelques temps de la ligne de front, étant durement choqué par cette scène. Dans le film, on peut voir le sergent Donald G. Malarkey lire une lettre de soutien dans un hôpital militaire à Compton : cette scène, d’après ce que m’a dit Donald, ne s’est pas déroulée, mais il est vrai que ces deux personnages étaient très proches l’un, l’autre, et ils le sont encore aujourd’hui.

L’attaque de Foy

Durant l’épisode, on découvre également la bataille pour la conquête de la ville de Foy. Il faut relever l’incroyable sens du devoir de la part du S/Sergeant Joe Toye qui refusa d’être évacué à cause de son pied gelé et qui désirait rester auprès de ses camarades sur le front. Pour beaucoup de parachutistes, être blessé au combat était dans leur esprit et certains, comme Joe Toye, l’avaient déjà accepté avant d’être blessé. Ils firent preuve d’un très grand courage.

Le 13 janvier 1945, la Easy lance l’assaut sur la ville de Foy. Il avait neigé pendant une longue période et les hommes s’enfoncèrent profondément dans la neige. Le maître mot de cette attaque était la vitesse : les assaillants ne devaient pas s’arrêter et les Allemands seraient alors pris par surprise. Mais Dike demande à ses hommes, en plein milieu d’un champ à découvert, de s’arrêter. Ils deviennent alors de cibles faciles pour les défenseurs allemands.

Winters, assistant à la scène depuis la forêt, ordonne au lieutenant Ronald Speirs de prendre le commandement de Dike et de mener l’assaut. Il effectua alors une course légendaire, seul, depuis la forêt jusqu’au centre ville, sans être touché, ce qui lui valu l’admiration de ses hommes du Second Bataillon du 506ème Régiment pour sa compétence et pour son extraordinaire courage. La Easy attaqua la ville par l’ouest et la compagnie I du troisième bataillon attaqua au nord au dessus de la grande route. Speirs traversa la ville occupée par des centaines de soldats allemands en déroute dans le but de trouver les hommes de la compagnie I. Une fois le contact établit, Speirs fit marche arrière, retraversa les positions allemandes toujours sous les tirs ennemis, et rejoint la Easy Company qui commençait à nettoyer les premières habitations. Les Américains firent environ 70 prisonniers allemands.

La Easy captura la ville de Foy après un violent combat, mais à quel prix ! Les faiblesses de commandement de Dike ont coûté bien des vies. La E-company lui fut immédiatement retirée et il rejoignit le “Assistant Regimental S-3”.

Les pertes de la Easy dans les Ardennes

La compagnie enregistre de lourdes pertes dans la Bataille des Ardennes: les Tués En Action (TEA) sont :

le Caporal Hoobler, Donald B., 20508303, 3 Janvier 1945, OH.

le Sergent Warren H. Muck, 12131169, 10 Janvier 1945,NY, le Pfc Alex H. Penkala, 35549002, 10 Janvier 1945, IN, le Pvt Johnnie E. Shindell, 38530711, 10 Janvier 1945, OH.

le Caporal Francis J. Mellett, 20229437, 13 Janvier 1945, NY, le Pvt Patrick H. Neill, 12139576, 13 Janvier 1945, NY, le Pfc Carl C. Sawosko, 16100548, 13 Janvier 1945, IL,

Morts à la Suite de Blessures (MSB) :

le Pfc A.P. Herron, 33657700, 13 Janvier 1945, VA.

Blessés En Action (BEA) :

le Pvt William J. Guarnere, 13113070, 3 Janvier 1945, PA, le Pvt Thomas F. Harrell, 34787564, 3 Janvier 1945, FL, le Pvt Joachim Melo, 32820984, 3 Janvier 1945, NY, le Sergent Joseph J. Toye, 13026128, 3 Janvier 1945, PA.

le Pfc Garland Smith, 35698915, 9 Janvier 1945, KY,

le Pvt Frank Perconte, 16100572, 13 Janvier 1945, IL, le Pvt John P. Sheeley, 39314111, 13 Janvier 1945, OR, le Pfc George H. Smith, 32749717, 13 Janvier 1945, NJ, le Pvt John D. Smith, 39421540, 13 Janvier 1945, CA, le Pvt Garrard, William, 6888886, 13 Janvier 1945, PA,

La Easy a eu un total de pertes (tués, blessés, disparus) qui s’élevait à un total de 45 pour tout le mois passé à Bastogne. 37 soldats de plus perdirent la vie à cause du froid, de la pneumonie, de la fatigue du combat et autres.

En regardant les autres pertes du 506ème Régiment, c’est la compagnie I qui eut le plus de tués avec 99 soldats perdus. La Easy company se trouvait environ au milieu de ce triste classement avec 45 soldats perdus. La compagnie C est en bas de liste avec 19 pertes.

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