un français à la 101e

Cette rubrique permet à tous les visiteurs du site DDay-Overlord intéressés par les parachutages et les largages de planeurs, ainsi que les batailles aériennes qui ont eu lieu au-dessus de la Normandie pendant toute la Bataille de Normandie.
snilde part
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un français à la 101e

Message non lu par snilde part » 10 oct., 19:08

je pense pas qu'ils aient une marque spéciale:
aprés tout c été des soldats comme les autres, juste qu'ils sont francais au milieu des americains.
mais ils ont combattu pour l armée americaine alors ...



sony
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un français à la 101e

Message non lu par sony » 11 oct., 16:39

c'était un français naturalisé américain ?



c broad arrow
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un français à la 101e

Message non lu par c broad arrow » 12 oct., 04:35

Bonjour,

Je me permet de me joindre à ce topic pour apporter un peu de mes connaissances sur ce sujet. Il y a probablement eu des personnes d'origines françaises dans l'armée américaine mais pour la grande majorité ils étaient d'origine canadienne française.

En effet, il faut revenir dans le contexte du début du siècle dernier où la situation économique canadienne d'avant la Première Guerre mondiale était catastrophique. Pour la seule province du Québec, plus de 100 000 Canadiens-français ont émigrés du côté des USA pour aller travailler dans les usines de fabrication de textiles situées principalement dans états de la Nouvelle-Angleterre.

Quand est venue la Seconde Guerre mondiale, les fils de ces émigrants canadiens-français se sont naturellement enrôlés dans l'armée américaine. Bien qu'ils soient nées aux États-Unis et qu'ils aient adopté la langue anglaise, la très grande majorité d'entre eux étaient bilingues et ont été employés comme traducteur lorsque les troupes américaines sont arrivées en France. Ce fut le cas de Paul E. Lamoureux, d'où son sobriquet de "Frenchy", que Wild Bill Guarnere a bien connu et qui a servi de traducteur pour le Lieutenant Dick Winters. J'ai communiqué à quelques reprises avec Paul Lamoureux dans les deux années avant sa mort en 2005 et voici une image de lui qui a été prise à Paris en novembre ou en décembre 1944.

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Il y a d'autres noms connus comme René Gagnon qui était du groupe des six soldats américains qui ont levé le second drapeau américain sur le mont Suribashi, situé sur l'île d'Iwo Jima, et dont l'image a été immortalisée par le photographe Joe Rosenthal. Vous pouvez avoir plus d'informations sur René Gagnon en cliquant sur le lien suivant: http://en.wikipedia.org/wiki/Rene_Gagnon

Un autre celui là, un parent éloigné du nom de Paul E. Bordeleau qui a servi dans les transmissions pour l'Armée américaine et qui a, entre autre, servi d'interprête pour le général Patton. Vous pouvez avoir plus d'informations sur Paul Bordeleau en cliquant sur le lien suivant: http://www.yourneighborhoodnews.com/bed ... alace.html

Enfin, un oncle celui là, du nom de Sinaï Joe Bordeleau que je n'ai connu qu'en juin 2004 par un hasard dont seul le destin en est capable. Il a fait parti de la 101st ABN division, 501st PIR, HQ Coy et il est décédé en mars 2006. Sur la photographie d'époque prise en 1943 à Camp Mackall, Sinaï se trouve à l'extrême droite et celui qui est à côté de lui est Bedford "Buddy" Biles. Je n'ai jamais su les noms des deux autres. Peut-être que l'un d'eux est Émile Tanguay, un autre canadien français d'origine, qui était son meilleur copain et qui est mort en Normandie le 7 juin 1944. Émile Tanguay repose au cimetière de Colleville-sur-Mer. (Ref: Buried at: Plot C, Row 10, Grave 13)

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Sinaï a participé à la Seconde Guerre mondiale depuis le D-Day jusqu'au VE-Day et voici une copie d'un article qu'il m'a donné en 2005 et qui a paru dans le Sunday-Bulletin de Jewett City en juin 1994.

[quote="Sunday-Bulletin, Jewett City 1994 June. "]PARATROOPER FOUND FIGHT AT HELL?S CORNERS, CARENTAN

Paratrooper Sinai Joe Bordeleau?s squadron was fired on before members even left their C-47, one of 822 that flew across the english channel to drop 18 000 parachutists. But by the time he drifted to earth, all was quiet. Ahead of the game, cut off from his comrades, he had to go knocking on doors, looking the Germans.

When dawn came on D-Day, June 6, 1944, ?Joe? Bordeleau of Jewett City was already four hours into the invasion of Normandy. Bordeleau was a 26 years old Sergeant with the 101st Airborne Division, the Screaming Eagles. For the paratroopers, the invasion began at 1h00 a.m., H-Hour minus five. And Bordeleau?s 501st PIR had to go for the enemy.

?I?d been in the parachute infantry since 1938,? he says. ?I joined to play baseball and look what they did with me.? Another regiment of the 101st was nearly wiped out in those same pre-dawn hours when members landed shy of their drop zone. Some drowned in the English Channel. Others were riddled by enemy fire when they landed in the village square at Ste-Mere Eglise.

Bordeleau?s group also missed its mark, landing five miles off target, where members began their trek to Vierville, further west. ?First, we caught ack-ack before we even jumped,? he says. ?One guy got shot through the leg ? we had to push him out of the plane so the rest of us could jump. Then, I landed on a cow.?

He and some 18 000 paratroopers drifted out of the night sky onto a sleeping French countryside to usher in the long-awaited invasion. The landing cought the French and many Germans by surprise ? not to mention the cow. ?For the next two hours, I wandered around, fell into two ditches, up to my neck in water, before I came to a walled courtyard, ? Bordeleau says. ?The old farmer was boiling something in the kitchen. I went inside and said to him in french ? I learned it from my parents ? ?I?m looking for Germans. You got any around here?? ?No!? he says ?But we got an American upstairs.? I go up, and in the bed at 3h00 a.m. ? you won?t beleive this - is Butkovic, eating breakfast! The guy we threw out the plane.

Butkovic was out of the war, Bordeleau says, certain to be evacuated to a hospital in England. But the rest of them had an immediate objective: capture the La Barquette locks on the Bourcy River so the Germans couldn?t flood the fields to halt the invasion force. ?When I sat down to breakfast, didn?t my Lieutenant decide to show up, ? he says, brown eyes twinkling behind his glasses, ?We went down the road, found a few more of the guys, and I knocked on another door. A girl answered. ?Where are the Germans,? I asked her, ?and how far to the locks??

The Germans were across the river, the mademoiselle told the troopers, and the locks just a few miles away. As a non-commissionned officer, Bordeleau had been included in the invasion planning and briefed by French resistance fighters back in England, so he knew what lay ahead. His men, like most of the quarter million troopes on hand for D-Day, had endured a number of postponements, the most recent one on June 5.

?The tension was really high,? he recalls. ?They had to let it out somehow, so they shaved my head and painted it with show polish. I didn?t mind; it took their minds of the stress.? Once on the move, his men were deadly serious. They captured the locks right on schedule, he said, and moved to blow up the highway and railroad bridges leading to them. Both were heavily defended. The unit took heavy shelling, never knowing whether the invasion had actually begun, and wonderring when, if ever, relief would come.

?We were the cork in the bottle,? Bordeleau says of the parachute infantry assault troops. ?We had to capture and neutralize this important support artery.? The 501st fought steadily for two days. Bordeleau was wounded and saw his best friend die horribly. ?Emile Tanguay and I, went all through school together, played ball together, enlisted together.? ?We were on opposite sides of the road at Carentan. He got hit with a phosphorous shell and burned to death.?

The 501st went on through Holland and Belgium and Bordeleau was wounded again. He earned two Purple Hearts, a Bronze Star and two presidential citations and was given a battlefield commision to second Lieutenant at the battle of Bastogne. By april 1945, he was one of only two left alive of the Sergeants who had shipped overseas with the unit. He was discharged with the rank of Captain.

?I never wanted to visit Normandy, because of what happened to Emile,! says Bordeleau, who turned 76 April 30. ?But I went five years ago and paid my respects. It made me feel a lot better about things.?
[/quote]

Je termine en mentionnant que le pathfinder qui a posé la balise radio sur la cheminée de la ferme située à Hiesville, où le général Taylor a établi par la suite son premier quartier général en Normandie, était je crois Canadien-français d'origine. Son nom était Georges Blain et peut-être que quelqu'un pourrait me renseigner là-dessus.

Cheers from Canada



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Lipton
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un français à la 101e

Message non lu par Lipton » 12 oct., 08:19

Tout à fait exact concernant Georges Blain.
L'endroit s'appelle la ferme Lecaudey à Hiesville.
A+.


Mike Ranney à son petit-fils:

-"Grand-père, as tu été un héros pendant la guerre?"
-"Non mais j'ai servi dans une compagnie de héros".

c broad arrow
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un français à la 101e

Message non lu par c broad arrow » 12 oct., 16:16

Voici un complément d'informations sur les Canadiens-Français qui ont émigré aux USA.

http://www.nhhistory.org/edu/support/nh ... nadian.pdf

http://faculty.marianopolis.edu/c.belan ... eaving.htm

Cheers from Canada



lemettais michel
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un français à la 101e

Message non lu par lemettais michel » 18 mai, 16:16

salut--*cavalier jacobin /je suis nouveau sue le forum & je viens de lire ton article et ta rencontre avec le fils d'un ancien airborne tres interessant ce serait pour moi un plaisir de contacter le fils si tu peux me donner l'adresse --
moi j'ai fait la connaissance a goderville 76110 d'un GI,s qui a debarquer le 6 juin 1944 qui a ete blesser et etait francais et a eut la nationalite us en 193? ce monsieur venait souvent en france car il avait de la famille au dessus de goderville /tres sympa et tres humble son epouse est americaine tres joviale j'ai jouer au baby-foot avec elle pas triste et ca c'etait en 1993 voila super a+ lemettais m Image




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