The Major of Saint Lô, 17 juillet 44

Du 8 juillet au 7 août 1944, les Alliés ne consolident plus leurs lignes, mais percent les lignes adverses. Vous pouvez ici poser vos questions sur les opérations américaines ou allemandes de cette période.
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Gennaker
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The Major of Saint Lô, 17 juillet 44

Message non lu par Gennaker » 17 juil., 07:50

Thomas Dry Howie, est né à Abbeville en Caroline du Nord, le 12 avril 1908. En 1925, il étudie en tant que cadet dans une école militaire de Caroline du Sud. Au terme de ses études il est promu 1st Lieutenant en 1929, puis entre à l'académie militaire de Staunton en Virginie, où il est professeur d'Anglais et entraîneur sportif. En 1932, il épouse Elisabeth T. Payne. Deux ans plus tard, Thomas Howie intègre la 29e division d'infanterie une entité de la Garde Nationale d Virginie, et sert dans le 116th régiment d'infanterie. En 1941, les unités de la Garde Nationale passent au service actif et l'officier est nommé second lieutenant dans la compagnie "L" du 3rd bataillon. Après avoir rejoint la Grande-Bretagne en prévision de l'opération " Overlord" il est promu major.

Le 6 juin 1944, officier S3 d’état major au 116ème régiment, il débarque à 7h30 sur la plage d’Omaha.
Le 13 juillet 1944, il prend le commandement du 3ème Bataillon, 116ème régiment.

« Rendez-vous à Saint-Lô » :
Le Major Howie et son 3ème Bataillon reçurent mission de joindre le 2ème bataillon, 116ème régiment du major S Bingham, isolé au carrefour de la Madeleine et puis de pousser ensemble jusqu’à Saint-Lô.
A 4h30, le 17 juillet, ils franchirent les lignes allemandes à Martinville et atteignirent les positions du 2ème bataillon vers 6h.
Mais les hommes du Major Bingham étaient trop épuisés pour continuer jusqu’à Saint-Lô. Le major Howie en informa son commandant, le colonel P. Dwyer, par téléphone. Sur demande de ce dernier, il accepta d’attaquer seul avec son bataillon. Il termina l’entretien téléphonique par ces mots : « See you in St-Lô ». Quelques minutes plus tard, vers 7h45, ayant donné ses ordres à ses officiers, et pendant un soudain tir de barrage allemand, le Major Howie fut blessé mortellement par un éclat d’obus de mortier.

En apprenant sa mort, le Général C. Gerhardt, le commandant de la 29ème Division, ordonna que son corps accompagne le Groupe de Combat « C » pendant son assaut sur la ville par la route d’Isigny. Au cours de l’après-midi du 18 juillet, son corps fut d’abord placé dans une ambulance, puis sur une jeep et suivit les premiers soldats entrant dans Saint-Lô.
Tôt le matin du 19 juillet, son corps recouvert d’une bannière étoilée, fut posé sur les ruines du clocher de l’église Sainte-Croix.

Le général Gerhardt, estima que le Major Howie était le symbole du courage, du sacrifice et du sens du devoir non seulement de sa division mais aussi de tous ces jeunes américains venus libérer la France. Les correspondants de guerre ont faits un compte-rendu enthousiaste de cette histoire sans précédent qui fut imprimé dans les journaux partout aux Etats-unis. Mais à cause de la censure militaire de l’époque, au lieu de fournir le nom de cet officier mort, il fut appelé simplement « the major of Saint-Lô ».
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