Témoignages du bombardement de Saint-Hilaire le 14 juin 1944

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Marc Laurenceau
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Témoignages du bombardement de Saint-Hilaire le 14 juin 1944

Message non lu par Marc Laurenceau » 24 juin, 22:47

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Henriette et René Boucheron témoignent sur les bombardements du 14 juin 1944 . Dans leur esprit tout est toujours présent : les images, les flammes, les crépitements... | Ouest-France

Source : Ouest-France
Date de parution : 13 juin 2016
Lien : http://www.ouest-france.fr/normandie/sa ... nt-4296953

72 ans, jour pour jour. En début de soirée, en deux temps, l’Army Air Force bombarde la cité aux carrefours du Sud-Manche. À 20 h, elle n’est plus qu’un brasier.

Mercredi 14 juin 1944, il y a tout juste 72 ans. Il est environ 20 h quand les bombardements des Alliés plongent Saint-Hilaire-du-Harcouët dans le chaos… Au lendemain du 6 juin, des rumeurs de débarquement dans la région de Caen circulent, mais à Saint-Hilaire, la guerre semble bien loin. Pourtant, partout en ville, sur la campagne et les environs, des tracts pleuvent par centaines. Ils avertissent les populations de bombardements imminents pour couper les accès des renforts allemands vers le front. L’occupant interdit le marché du mercredi 7 juin, les habitants partent se réfugier dans la campagne. Comme rien ne se produit, les gens commencent à rentrer chez eux.

Bombardements en soirée... heureusement
La semaine suivante, le marché du mercredi n’est pas interdit. « Il y avait un monde fou. Heureusement que les bombardements n’ont pas eu lieu pendant la journée. Les morts se seraient comptés par centaines, se souvient René Boucheron. J’avais 18 ans et peur de rien à cette époque-là… Nous étions réfugiés à Lapenty avec mes parents, mon frère Guy et ma sœur Christiane. Nous étions nombreux à Lapenty, dans les fermes de la commune, à l’ancien moulin où il y avait un poste à galène qui donnait des informations sur la résistance et envoyées de Londres. »

Juste le temps de fuir à vélo
Il poursuit : « Je me souviens qu’ils étaient 80 réfugiés dans la grange de la ferme de la Heronnais. Avec mon père, nous étions revenus comme beaucoup chercher quelques affaires, mais au mauvais moment. En plus, j’avais une commission à faire. Ma jeune sœur de 3 ans m’avait chargé de récupérer son petit chat… Nous habitions rue d’Égypte. Nous avons eu le temps de reprendre nos vélos et de nous enfuir entre les deux vagues de bombardements en passant par la rue Bergerette, puis nous nous sommes planqués sous les grands sapins du cimetière. »


Marc Laurenceau
Webmaster du site DDay-Overlord et du forum
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