Canadiens En Normandie

Si vous recherchez des renseignements concernant les troupes canadiennes envoyées en Normandie en 1944, ce forum est fait pour vous !
Dominic
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Canadiens En Normandie

Message non lupar Dominic » 12 févr., 17:31

Bonjour à tous je vais vous donner la nom du militaire Canadien qui a reçu la Victoria Cross lors de la bataille de la Poche de Falaise. Il s'agit du Major David Vivian Currie qui faisait partie du South Alberta Regiment.


The Bull
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Message non lupar The Bull » 13 févr., 23:45

Voici la citation en français :

David Vivian Currie est né à Sutherland, Saskatchewan, le 8 juillet 1912. Il fréquenta l'école publique King George, le Central Collegiate et l'école technique de Moose Jaw où il apprit son métier de mécanicien et de soudeur. En 1939, il s'enrôla dans la milice et, en janvier 1940, dans l'armée régulière avec le grade de lieutenant. Il fut promu capitaine, en 1941, et major, en 1944. Après la guerre, il passa huit ans à Baie Comeau, Québec, où il travailla à titre de surintendant du matériel dans une entreprise papetière. En 1953, il déménagea à Montréal et entra au service d'une entreprise de fabrication dont il devint vice-président. En 1959, le premier ministre John Diefenbaker le nomma sergent d'armes de la Chambre des Communes. Il est décédé à Ottawa le 20 juin 1986 et est inhumé à Owen Sound, en Ontario.

Citation
« En Normandie, le 18 août 1944, le major Currie commandait une petite force mixte, composée de chars d'assaut, de canons antichars automoteurs et d'infanterie, à qui on avait ordonné de couper une des principales voies d'évasion de la poche de Falaise.

Cette force était retenue par une forte résistance ennemie dans le village de St-Lambert-sur-Dives et deux de ses chars avaient été démolis par des canons de 88 mm. À la tombée du jour, seul et à pied, le major Currie entra immédiatement dans le village à travers les avant-postes ennemis pour faire une reconnaissance des défenses allemandes et dégager les équipages des chars en détresse. Il réussit l'opération malgré un lourd tir de mortier.

Tôt le lendemain matin, sans avoir effectué auparavant un bombardement d'artillerie, le major Currie dirigea personnellement une attaque sur le village malgré une opposition féroce menée par les chars, les canons et l'infanterie des forces ennemies. À midi, il avait réussi à saisir et à consolider une position à mi-chemin à l'intérieur du village.

Au cours des 36 heures qui suivirent, les Allemands contre-attaquèrent la force canadienne à maintes reprises, mais le major Currie avait si habilement organisé sa position défensive que ces attaques furent repoussées, occasionnant de graves pertes chez l'ennemi, après une bataille rangée.

Le 20 août, au crépuscule, les Allemands tentèrent un assaut final contre les positions canadiennes, mais la troupe assaillante fut mise en déroute avant même de pouvoir être déployée. Sept chars ennemis, douze canons de 88 mm et 40 véhicules furent détruits, 300 allemands furent tués, 500 blessés, et 2 100 faits prisonniers. Ensuite, le major Currie ordonna rapidement une attaque et acheva la capture du village, obstruant ainsi la voie d'évasion Chambois-Trun aux forces restantes des deux armées allemandes isolées dans la poche de Falaise.

Pendant toutes ces journées et ces nuits de combat féroce, le courage et le mépris du danger dont le major Currie a fait preuve ont servi d'exemple magnifique à tous les hommes de la troupe qu'il commandait.

À une occasion, il dirigea personnellement le feu de son char de commandement sur un char Tiger qui harcelait sa position et il réussit à le démolir. Au cours d'une autre attaque, pendant que les canons de son char de commandement s'attaquaient à d'autres cibles plus éloignées, il se servit d'une carabine pour se débarasser de tireurs isolés qui avaient réussi à s'approcher à moins de 50 verges de son quartier général. La seule fois que des renforts sont parvenus à se rendre jusqu'à ses forces, il fit avancer les 40 hommes vers leurs positions et leur expliqua l'importance de leur tâche dans le cadre de la défense. Lorsque, pendant l'attaque suivante, ces nouveaux renforts reculèrent sous le feu nourri de l'ennemi, il les regroupa lui-même et les mit de nouveau en position où, inspirés par ses qualités de chef, ils résistèrent jusqu'à la fin de la bataille. Sa façon d'employer l'artillerie, qui devint disponible après le début de son attaque originale, était typique de son calcul des risques dans n'importe quelle situation. À un moment donné, malgré le fait que des cartouches courtes tombaient à quinze verges de son propre char, il ordonna à l'artillerie moyenne de continuer à faire feu en raison de son effet dévastateur sur l'ennemi dans sa zone immédiate.

Durant toutes les opérations, les troupes du major Currie subirent un grand nombre de pertes de vies humaines. Cependant, il n'a jamais envisagé la possibilité d'échouer et n'a jamais permis qu'elle effleure ses hommes. D'après l'un de ses sous-officiers, « nous étions conscients qu'il s'agissait d'une lutte à finir, mais le major était si calme devant la situation qu'il nous était impossible de nous énerver ». Tous les officiers sous son commandement étant morts ou blessés au combat, le major Currie n'eut pratiquement aucun répit et ne réussit, en fait, à prendre qu'une heure de sommeil durant toute cette période. Néanmoins, il ne laissa jamais paraître sa fatigue à ses troupes et il saisit toutes les occasions possibles de se rendre aux fosses à armes et aux autres positions défensives pour s'entretenir avec ses hommes, les conseiller sur la meilleure façon d'utiliser leurs armes et les encourager. Lorsque ses troupes obtinrent enfin du secours et qu'il fut satisfait de sa mission, il s'endormit debout, puis tomba d'épuisement.

Il ne fait aucun doute que la réussite de cette attaque contre l'ennemi à St-Lambert-sur-Dives peut largement être attribuée au sang-froid de cet officier, à ses grandes qualités de chef et à sa façon d'utiliser habilement les armes limitées dont il disposait.

Le courage et le sens du devoir dont le major Currie a fait preuve durant une longue période de combat intense furent exceptionnels et eurent un effet d'une grande portée sur la réussite de la bataille.

Invité

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Message non lupar Invité » 28 août, 21:17

respect et bonne continuation

Cpt Winters
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Message non lupar Cpt Winters » 13 nov., 17:34

bonjour je voudrais bien savoir si la 4eme division blindée canadienne etait bien surnomée les "Argylls of Canada"?

Kieran Bridge
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Message non lupar Kieran Bridge » 17 déc., 03:21

The Argyll and Sutherland Highlanders of Canada were one of the regiments in the 4th Canadian Armoured Division. They fought several times alongside the South Alberta Regiment, including at St. Lambert and at Moerbrugge in Belgium. At St. Lambert, "B" and "C" Companies of the Argylls were involved.

If you would like to read a first-hand account of the battle through the eyes of a soldier of "C" Company, go to this link:

http://www.ashofc.ca/BridgeFalaiseArticle.pdf

Kieran

Cpt Winters
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Message non lupar Cpt Winters » 17 déc., 19:00

Thanks Mr Bridge for the link and your informations



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