Témoignage de René Devaux, 2ème division blindée

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Marc Laurenceau
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Témoignage de René Devaux, 2ème division blindée

Message non lu par Marc Laurenceau » 07 août, 07:27

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À côté de la vitrine qui retrace son saisissant parcours et, avec le casque qu'il portait, en 1944 lors du Débarquement, René Devaux est intarissable sur ce douloureux épisode qu'il a affronté avec détermination

Source : Ouest-France
Date : 2 août 2014
Lien : http://www.ouest-france.fr/rene-devaux- ... ue-2739806

Quand on franchit la porte de René Devaux, on plonge dans l'Histoire. Riche histoire aussi pour cet homme. Pas une date ni un détail n'échappent à sa mémoire.

Américains, Canadiens, Anglais, Français, Allemands... Dans ses rayonnages aux nombreux ouvrages, la bibliothèque livre ses vérités. « Ce ne sont pas des romans, lance René Devaux, ce sont tous des livres de témoignages. » Du vécu. Aviation, marine et armée de terre, tout est là, lu et relu par notre hôte. En face, une vitrine chargée d'objets retrace son saisissant parcours.

« Rejoindre le général de Gaulle »

Né à Oran le 3 mai 1923, René Devaux grandit dans une famille de cheminots. « Mon père y était pour son travail. » À 2 ans, c'est le retour en France, à Marseille, puis à Paris, jusqu'au jour ou le jeune homme choisit de quitter l'Hexagone à l'approche du conflit. « Nous avons marché 17 h dans la neige pour traverser les Pyrénées. »

L'obstacle franchi, c'est la prison à Pampelune pendant plus de trois 3 mois ! Libéré, c'est à nouveau la prison à Santander. « Nous avons finalement réussi à rejoindre Casablanca ou je me suis engagé dans les Forces françaises libres. » C'était le 10 mai 1943.

« Ce que nous voulions, c'était rejoindre le général de Gaulle ! » Tout juste créée, « avec du matériel américain », la 2e division blindée intègre René Devaux au génie d'assaut, bataillon devançant les troupes pour sécuriser le terrain. Enfin, il arrive en Angleterre le 15 décembre 1943. « Nous avons fait l'apprentissage des mines, il y en avait 63 différentes ! » L'autre grand jour, c'est le débarquement. « J'étais conducteur d'un half-tract nommé Méthodique, nom donné en hommage à ma façon d'opérer. »

Aux commandes, « le premier à fouler la plage », René Devaux débarque à Utah Beach. Il participe à la bataille de Normandie avant d'entrer à Paris la veille du fameux jour où la 2e DB du général Leclerc entre dans la capitale à son tour.

Le Méthodique poursuit sa route lorsque survient le drame, le 1er octobre. « Sur les 12 copains, cinq ont été tués et quatre blessés », dont notre interlocuteur. Mais le chemin du Méthodique ne s'arrête pas là et poursuit sa route avec la 2e DB jusqu'à Berchtesgaden (Allemagne) pour prendre le repaire alpin d'Adolf Hitler.

Les soldats du général Leclerc - dont Jean Gabin - se retrouvent alors dans un des hauts lieux symboliques de l'Allemagne nazie. « Notre équipage arrive le premier et décroche le nid d'aigle hitlérien. »

Croix de guerre - « le général Leclerc me l'a remise sur mon lit au Val-de-Grâce » - médaille militaire, médaille présidentielle américaine, Légion d'honneur... Dans la vitrine, pas moins de 20 distinctions témoignent de ce parcours hors du commun. René Devaux est jeune adhérent de l'Union nationale des combattants (UNC). « J'ai eu envie de rejoindre cette association pour donner un sens à notre passé ».


Marc Laurenceau
Webmaster du site DDay-Overlord et du forum
Auteur du livre Jour J Heure par Heure

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