La Wehrmacht en URSS

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Yuri67
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La Wehrmacht en URSS

Message non lu par Yuri67 » 09 juil., 13:19

Ce sujet n?as pas pour but de déclenché une polémique (Il n?y a pas grand-chose à polémiqué de toute façon, les faits sont la), mais d?informer ceux qui le liront de la conduite et de l?implication de la Wehrmacht dans la politique, principalement a l?Est, et par la même occasion présenter sous un autre angle je pense, la brutalité sans précédant de l?occupation de ces territoires, qui n?as au final, rien de comparable avec l?occupation de l?Europe de l?Ouest.

A l?heure ou certains en arrive a pensé que meme les Waffen SS n?ont « pas commis tellement de crime que ca » ou que les crimes ne concernaient que les vrai nazis et les vrai juifs,, on en oubli l?une des principales caractéristiques de ce conflit: le racisme et l?asservissement de nations entière. Il n?y a malheureusement pas que 6 Millions de Juifs qui sont morts pour cela ?

La Wehrmacht, largement considérer de nos jours comme une armée traditionnelle est respectueuse des « lois de la guerre », qui a « gentiment » sauvé l?Europe entière du communisme, n?était finalement pas si blanche ? loin de la.

Même si, dans les premières années du régime nazi et de la guerre (en particulier pendant les campagnes en Europe de l?Ouest avant 41), elle représenta l?un des derniers moyens pour échapper a l?emprise de la politique et de l?idéologie nazie.

Cependant, dès sont engagement en URSS, elle adopta une autre « philosophie », terrible dilemme pour cette armée, et les officiers de carrière qui la composait. Il fallait respecter les traditions milliaires, tout en exécutant les directives du parti? en faite, faire une chose et exactement son opposé.

La question ici n?est pas de dire non plus que ces actions furent le lot de toutes les guerres, elle l?était peut être, mais dans une toute autre mesure. La « croisade contre le bolchévisme » représente bien une lutte sans précédent, caractérisé par sa brutalité et ces conceptions idéologiques.

Le conflit contre l?URSS s?enlisa, ce qui ne vit que renforcé la brutalité des soldats et l?influence de la politique (le sommet étant après l?attentat du 24 ( ?) juillet 44 contre Hitler, ou les nazis prirent totalement le contrôle de l?armée régulières). A ce titre, je vous conseil de lire « L?armée de Hitler » ecrit par Omer Bartov. Il démontre, preuve a l?appui comment la Wehrmacht c?est peu a peu politisé, jusqu'à adhérer aux idées nazis, avec toutes les conséquences que cela implique.

Le but ici est donc double, présenter la Wehrmacht sous un autre angle, tout aussi réaliste que l'autre image qu?on en a souvent gardé, et cité des exemples malheureusement trop méconnus de la lutte sans merci que Hitler et Staline se sont livré, via leur armées et population respective ?

LE CAS DE L' URSS

Pour commencer, bien que beaucoup d?entre vous en avez déjà conscience, il est toujours bon de le rappelé. Voila pourquoi cette guerre était particulière, contrairement a ceux qui c?est déroulé a l?Ouest, et contrairement a bien d?autre guerre.

Discours d?Hitler, le 20 novembre 41 :
Depuis le 22 juin, le peuple allemand livre un combat à mort contre le système bolchevique. Ce combat n?est pas mené contre l?armée soviétique selon des méthodes conventionnelle guidées par les seules règles de la guerre européenne.
Il fallait aneantir l?URSS, la r ayer de la carte , comme la Pologne, et la scinder en états autonomes , ces objectifs devaient être obtenu par les victoires de l?armée bien sur, mais également par la systématisation de la terreur , le but était d?extirper jusqu?aux racines le régime bolchévique et d?exterminer les responsables , les populations seraient ainsi matées . Un rapport prévoyait froidement que plusieurs millions de russes mourraient de faim »
Une guerre, dont le caractère avait des le départ était légitimé par des arguments idéologiques . La cohésion de l?Ostheer (armée de l?Est) fut donc maintenue avec un mélange de discipline de fer au combat et une extrême tolérance à l?egard des exactions commis contre l?ennemi. L?invasion de la Russie par l?Allemagne, destiné à mètre un vaste espace vitale a la disposition de la race.
L?Ostheer reçu l?ordre de « vivre sur le dos de la population » sans se soucier des conséquences de cette politique sur la vie des habitants. De telles instructions ne pouvaient avoir que des conséquences tragiques pour la population soviétiques occupée, elles ne laissèrent aux civils russes que le choix de résister de toutes leurs forces à un envahisseur qui ne leur apportait que la souffrance et la mort.
Les ordres du décret de printemps 41 furent diffusés aux soldats avant le déclenchement de l?offensive Barbarossa. Le premier (28 avril 1941) ordonna aux officiers de collaborer dans les domaines logistiques et opérationnels avec les einzatzgruppen. Le décret Barbarossa (13 mai 1941) restreignait les champs d?application de la loi martial en URSS, les crimes commis contre les civiles ou les prisonniers de guerre ne seront poursuivis en cours martiale qu?en cas de rupture de la discipline militaire au combat.
Pour dire les choses autrement, les conceptions juridiques de la Wehrmacht intègrent les différentes composantes de l?idéologie nazie : nihilisme, expansionnisme, antibolchevisme et racisme. ?
Cette politisation de l?armée eux donc des conséquences sans précédent, notamment sur les PG, les civiles et leur biens.
Le sort des prisonniers.
Au cours de la campagne de Russie, les Allemands capturèrent environ 5.700.000 soldats de l?armée rouge. Dont 3.300.000, soit 57% moururent, surtout dans les premier moins de la guerre. En faite, début 42, 2.000.000 étaient déjà mort.
Par la suite, l?Allemagne avait de plus en plus besoin de main d??uvre, ce qui donna une chance de survie supplémentaire aux prisonniers soviétique.
A coté de cela, les crimes de Peiper dans les Ardennes par exemple (ceux qu'on a retenu en faite) semblent bien peu ?.
Le 16 juillet 41, Hitler ordonna : « Fusillier tous ceux qui vous regarde de travers »
Un ordre officiel sans mauvais jeux de mot ....
Des ordres explicites furent donnés aux formations sur le terrain à ne donner aux prisonniers de guerre que des « provisions strictement indispensable » et à nourrir avec « les moyens les plus primitif », de plus, aucune disposition n?avait été prise pour accueillir la masse considérable de prisonniers.
En faite, la Wehrmacht qui était en charge des PG de leur capture a leur arrivé dans les camps n?avaient même pas mis a disposition des moyens de transport, dans les premiers mois de la guerre, ces prisonniers durent marcher jusqu?en Pologne ? a pieds. Ils ne recevaient parfois que ¼ de la ration minimale de survie, toute assistance médicale leur était interdite.
Un nombre indéterminé de soldats soviétique, mais probablement considérable, furent exécuté par les soldats allemands après leur capture, avant qu?il ne soit comptabilisé comme prisonnier, on estime que 600.000 prisonniers furent exécuté sur le champs, et beaucoup de ceux qui avaient survécu a la sélection initial étaient condamné a mourir de faim, de froid, d?épidémie ou d?épuisement, quelque temps plus tard.
A titre de comparaison, en gros 1.5 fois le nombre total de soldats américains sur tout les front de la 2e GM (400.000) et un peu moins de français, civiles et militaire compris (660.000).
A ces meurtres de prisonniers s?ajoute l?anéantissement des ennemis dit « politique » ou « biologique », pour la plupart simplement qualifier de « bandits » ou de « partisans », sans grand effort pour distingués les authentiques partisans des « suspect » politique ou juifs. Cet euphémisme servit à couvrir de gigantesques massacres.
Perpétré par les SS et leurs branches (dont les Waffen SS), mais aussi par la Wehrmacht?
En hiver principalement, les divisions combattantes ordonnèrent aux soldats de confisquer aux prisonnier tout vêtements chaud qui pouvait leur être utiles, condamnant ainsi ces dernier à mourir de froid.
Les ordres étaient de réagir « sans ménagement et énergiquement au moindre signe de résistance » ; « toute résistance, active ou passive devait être immédiatement brisé par les armes ».
SITUATION DES CIVILES

Dans les territoires occupés

La 12e division d?infanterie de la Wehrmacht, son cas n?est pas unique ?
L?exploitation des civiles et de leur biens et une autre caractéristique de la campagne mené a l?Est, Bien qu?en France, un STO (en Allemagne) avait été mis en place, la mobilisation dans ces territoires ne se passa pas du tout de la même façon, elle fut bien plus tragique?
En juin 1942, elle employait 6265 civiles mais affirmait ne pouvoir en nourrir que 3792. 2208 autres individus dont 476 femmes et 219 enfants étaient considérés comme « sans valeur pour le corps et l?économie ». Ces habitants dits « inutiles » furent tout simplement déporté vers des destinations inconnues.
Entre juillet et novembre 42, la division envoya en Allemagne 2556 hommes, femmes et enfants, beaucoup plus en 1943. Les parents n?étaient pas autorisés à emmener les enfants de moins de 15 ans, beaucoup d?enfant restèrent sur place, leurs chances de survie étaient extrêmement faible.
« Nourrir », c?est un bien grand mot :
Les civiles travaillant pour l?armée avaient officiellement droit a la moitié des rations distribuées aux soldats. En réalité, ils en avaient bien souvent moins et ne pouvaient bénéficier de soin médical.
Traitement a l?égard des civiles et refugiés
En juillet 1941, elle ordonna de fusillé aussitôt tout les refugiés qui tentaient de franchir les lignes allemandes car ils étaient « soupçonnés d?espionnage ». 12 mois plus tard, la division reconnue que des graves erreurs avaient été commise dans le traitement de ces « agents ».
Les civiles etaient souvent consideré comme « agents », statut tout aussi inutile que « partisans »
La division avertit ces hommes que « les renseignements sont en général fourni par des enfants de 11 a 14 ans » et présenta « le fouet comme moyen le plus recommandé pour les interrogatoires ». « Les russes, particulièrement les femmes, étaient des menteurs mais quelques coups puissants dans la mâchoire accéléraient sensiblement les interrogatoires »
C?est la généralisation de la torture sur les populations civiles

Un exemple certainement plus parlant :
Celui de 15 « espions » mené au printemps et un exemple du sadisme insensé auquel ces idées aboutir. Le groupe de « suspect » était composé de 12 jeunes gens âgé de 15 à 17 ans d?une mère accompagné de son enfant et d?un homme. Le rapport signale que « 2 des jeunes « avec une stupidité certaine » étaient des « communistes fanatique haïssant les allemands », qu?ils avaient été interrogé « pendant des heures » et que «chaque concession » leur avaient été arrachée par des « méthodes brutales ». Tous les suspects, y compris la femme et son enfant furent exécutés comme « agent ».
D?une manière générale :
Le couvre feu dans les territoires occupé était sévèrement réglementé : « les soldats doivent utiliser sans ménagement leurs armes en cas d?infraction ».
La lutte contre les partisans

Une autre caractéristique de la campagne fut la brutalité extrême de l?armée et les représailles démesurées sur les populations civiles. Alors qu?a l?Ouest, des drames se sont produit (Oradour, le Vercors, les Glières, etc ?) cela resta quand même assez limité ?
La 12 division décréta que « toute personne « tolérant » les partisans serai pendu » et que « les civiles pris sans laissez passer récent seraient immédiatement fusillé ». Au même moment les soldats récurent l?ordre de « bruler toute les maisons soupçonnées d?abriter de partisans, sans même vérifier au préalable l?identité des habitants ».
Vous imaginez un peu si ces mesures aurait été pris en France ? on ne compterai pas les morts par centaines, mais par centaines de milliers
Tandis que la troupe exécutait ces « éléments suspect » ou les livrait au SD pour « traitement spécial », d?autres unités de la Wehrmacht laissèrent une campagne de pendaisons publiques de civils accusés d?avoir donné de la nourriture à des soldats soviétiques.
A la mi Aout, le 2e Corps insista sur le faite qu?il fallait « pendre publiquement les « partisans »» et « les laissé pendre quelque temps ».
Le groupe d?armée nord déclara en Janvier 42 : « le récent regain d?activité des partisans dans les zones occupé exige l?adoption de mesure sans ménagement. Les partisans doivent être liquidés la ou il s apparaissent, même chose pour leurs repaires (les villages) qui doivent être rasé du moment qu?ils ne sont pas indispensable a l?hébergement de la troupe ».
Par mesure « sans ménagement », on entendait pendaison ou peloton d?exécutions
En mai 43, la 18e panzer division est ses unités de soutien tuèrent 1584 « partisans » firent 1568 prisonnier et chassèrent de la région 15812 habitants après avoir brulé leur village, la division ne trouva que quelques armes périmés au sein de la population et ne subit quasiment aucun perte.
Dans un rapport, un officier de la Wehrmacht en Biélorussie déclarait, par exemple, avoir fusillé 10 431 prisonniers sur 10 949 pris lors de « combat avec les partisans » au cours du seul mois d?octobre. Il s?agissait en faite de représailles sur les civiles, l?opération avait couté la vie à 2 soldats allemands seulement
A la mi septembre, l?OKW ajouta une précision aux ordres donnés aux divisions combattantes a l?Est : « Tout les soldats soviétiques dépassé par l?avance de la Wehrmacht et n?ayant pas été fait prisonnier au combat doivent être traité comme partisans (c'est-à-dire fusillé sur le champs) »
Je ne sais pas si vous mesurer toute l?ampleur de cette ordre, quand on sais par exemple que les allemands ont encerclé pas loin de 600.000 soldats soviétique en octobre prés de Kiev ?
A la fin du mois de juillet, la 16e armée précisa que les membres des « bataillions de partisans » ainsi que tout les civiles leur ayant apporté une aide quelconque ou soupçonné d?avoir apporté leur concours a la résistance devaient être fusillé ».



Yuri67
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La Wehrmacht en URSS

Message non lu par Yuri67 » 09 juil., 13:19

Dans les zones de combats
Durant la retraite de l?hiver 41-42, en particulier sur le groupe d?armée centre, la 18e panzer division brula tout les villages qu?elle fut contrainte d?évacuer, anéantit ou consomma tout leur cheptel, arrêta les villageois de sexe masculin, et chassa les femmes et les enfants dans la neige par un froid de -40°c. Les pratiques de genre étaient courantes sur d?autre secteur du front également.


Dans la région de Kalinine, un soldat allemand écrivait :
« A coté de toutes les épreuves personnelles, il y a la pitié que suscite la population civile dont nous avons incendié les maisons lors de notre retraite et qui et condamné à mourir de faim ou de froid. »


Un autre ecrivait :
« Ce fut un ordre dur qui nous montra plus que jamais a quel point nous menions une guerre pour l?être ou le non-être. Toi ou moi, un de nous deux doit crever. Par un froid glacial, un vent soufflant de l?Est et sous les flocons de neiges, nous regardions les habitants du village amassés en bordure ce celui-ci, contemplant leurs maisons partir en flammes. Des nourrissons qui n?avaient pas encore respiré l?air du dehors de leurs maisons, sur les bras de leurs mères, hurlaient d?effroi, mais les cris étaient bientôt couverts par les cris de celles qui les portaient. , Jamais de ma vie je n?ai vu autant de malheur, je ne l?aurai meme pas imaginé, »

Inutile de rappeler que par -40°c, les chances de survit plus que limité ...

Le 1er janvier 1942, quand la division atteint sa nouvelle ligne défensive, elle créa une « zone déserte » profonde de 15 km. 48 villages furent détruit et les habitants chassés. A peine un mois plus tard, la division se replia vers une nouvelle ligne défensive..

Cette même tactique fut utilisée lors du retrait durant l?hiver 42-43.

Cette politique de la « terre brulée » fut appliquée avec une telle discipline et une telle efficacité que le 2e Corps félicita publiquement ses formations pour « la qualité de leur travail ».


LES CONSEQUENCES

Toutes ces exactions on été commis avec l?accord ou l?indifférence des officiers dans la troupe jusqu?au état major, car l?idéologie, et les règles particulière propre a la guerre contre l?URSS avait été clairement indiqué par Hitler.

Cependant, tout les allemands n?étaient pas prêt et/ou ne cautionnais pas ces exactions, ainsi, un certains nombre d?officier se sont ouvertement opposé a ces actions, pour des motifs assez varié (pour l?intérêt de la troupe, par morale, etc ?)

Le 25 juin 41, soit 3 jours après le commencement de l?invasion, un commandant du 47e corps de panzer diffusa l?ordre suivant : « J?ai constaté que, d?une façon injustifiée, des exactions de prisonniers et de civiles se sont produites. Un soldat soviétiques qui a été fait prisonnier alors qu?il portait l?uniforme, et après avoir bravement combattu, à droit a un traitement décent ».

Le général Lemelsen s?adressa a ses soldats une seconde fois, le premier ordre avait été ignoré : « des nouvelles exécutions de prisonniers, de transfuges et de civiles se sont produites, dans des conditions irresponsable, absurde et criminelle, c?est de l?assassinat ! »

Mais du faite de la modification des regles de la guerre (loi martiale) il était plus que difficile de poursuivre un soldat coupable d?exactions, sauf si celui-ci était reconnu indiscipliné au combat, car :
Meme a ce moment la, ce général de jugea pas nécessaire de menacer les soldats coupables.

Pendant l?été 43, un commandant du 2e Corps se plaignait encore que «malgré les ordres répétés interdisant les réquisitions et les exactions sauvages, les affaires de ce types sont continuellement signalées à l?état major »

La 18e panzer division concluait que « les soldats doivent apprendre que tout les soldats de l?armée rouge ne sont pas communiste ».


Mais toutes ces actions ont surtout eu pour effet de monter les populations contre l?occupant, et de galvaniser les soldats qui quelque part, luttait pour leur survie, bien plus que pour les commissaires et le partie.
En fevrier 1942. La 18e panzer division reconnu que chez le soldat de l?armée rouge, « la peur d?etre fait prisonnier » était plus forte que « celle de tombé au combat ». C?était la raison pour laquelle « depuis le mois de novembre de l?année dernière seuls quelques transfuges s?étaient livré a nous et pendant les combats, seuls quelques prisonniers avaient été capturé après une résistance féroce ».


On peux toujours parlé de la motivation propre aux soldats (le soldat n?est pas forcement anticommuniste ou nazi fanatique), cependant, elle ne pouvait avoir que pour conséquence de limite les « exactions sauvages » c'est-à-dire en dehors de tout ordre, de la propre initiative des soldats, car :
Tres rare furent les unités qui réussirent à ne pas prendre part a de telle opération, la guerre a l?Est offrit au soldat allemands un nombre innombrable d?occasion d?assassiner, de piller, de violer, de torturer, avec ou sans l?autorisation de leurs chefs.


L?armée allemande avait un principe connu et reconnu, une discipline de fer que l?on résume souvent par « l?ordre c?est l?ordre » (Befehl ist Befehl), celui qui n?obéie pas aux ordres est fusillé (je peux faire un article aussi la dessus, j?ai de quoi).

CONCLUSION

Voila un passage que j?ai repris du livre de August Von Kagueneck « Lieutenant de panzer », il est a mon sens très juste, il résume la culpabilité et le dilemme de tout les allemands « lucides » a l?époque.

Au cours d?un e de mes longues randonnées a travers l?Afrique en tant que reporter de la télévision allemande, je suis tombé, un jour, sur un prêtre catholique, dans une petite maison perdue dans la brousse du nord de la Cote D?Ivoire, c?était un alsacien membre de l?ordre des prêtres blancs. [?] Il me raconta son histoire : Alsaciens, il avait été incorporé de force dans la Wehrmacht, rapidement instruit en Allemagne puis envoyer en Pologne dans une unité hétéroclite destinée a la lutte contre le maquis polono-russe de la région. C?était une lutte affreuse, sans merci des deux cotés. On ne fessait pas de prisonniers et on ne respectait pas les blessés, l?escalade de la violence atteignit rapidement l?inimaginable. Le Père se souvenait de tous les détails, et il me les raconta, sans émotion excessive. Et puis il me dis : « C?est après cela que je me suis décidé a devenir prêtre, j?ai du faire des choses si horrible que je crains que le reste de ma vie ne suffise pas pour réparer ». [?..] Il se leva et se dirigea dans un coin de la pièce ou se trouvai un petit tourne disque, et j?entendis dans la nuit africaine « Lily Marlene », comme je l?avais entendu tant et tant de fois dans les nuits de Russie. Nous écoutions en silence la fin de la mélodie qui s?éteint a la sonnerie du couvre feu si familière a des millions de soldats allemands [?..] « C?est drôle, c?était une armée sentimentale, au fond presque une armée gentille », lui dis songeur. « Et pourtant » - « Oui, c?en était une, vous avez bien raison, mais c?est justement la ou résidait sa faiblesse. Elle était trop gentille, non point vis-à-vis de l?ennemi, mais en face de ses propres dirigeants. On nous a tout appris, sauf une chose : dire « NON » a une cochonnerie ». Le père alsacien avait raison, il avait mis le doigt sur la plaie. « Voyez- vous, lui dis je, j?ai quand même souvent envie de crier mon innocence. Mais a quoi bon ? Ce serait, en tout cas, un cri dans le désert. »


Sur les 20 Millions d?allemands qui ont porté l?uniforme sur le front de l?Est, tous n?était pas nazis, mais tous n?avais pas le choix (on en revient a la discipline). La Wehrmacht aura finalement accepté l?idéologie nazi (modification de la loi martiale pour l?URSS, etc ..), il est ainsi devenu possible de faire « n?importe quoi avec n?importe qui » sans craindre la moindre sanctions,

Nombre de ces soldats ne combattaient pas seulement pour l?Allemagne, mais pour le régime et toute ces ambitions même dans la Wehrmacht, c?est malheureusement ce qui permit toutes ces exactions (en plus de la discipline et de l?obéissance) car il y avait réellement une part non négligeable de la gratuité dans ces actes, bien que a la base les directives officielles ont servis de « mèche », car d?une manière général cela ne fut possible qu?avec des soldats endoctriné.

« Notre » expérience de la guerre n?est pas du tout la même, ici on parle principalement d?un seul événement, beaucoup trop médiatisé par rapport a l?océan des crimes de cette guerre : Oradour (au point peut être d?occulté le reste). Certes, cela permet de ne pas oublier 662 ( ?) victimes innocente, et par extension peut être, de 13.000.000 a 18.000.000 millions de civiles soviétiques dont une partie a été victime de la même folie. Le soldat allemands a l?Est n?avait pas la meme attitude, et surtout pas les meme ordre qu?a l?Ouest.

Ce qu?il faut retenir, c?est qu?il y a eu des exactions organisé, qui decoulaient directement d?ordre recu (représailles, pillages, etc ?) et des exactions « sauvages », a l?initiative de chaque soldat, celle-ci etaient autorisé, voir meme encouragé dans certainement unités, les coupables n?ont jamais eu a craindre quoi que ce soit de la justice militaire, peu importe le crime commis.

Au total, la guerre en URSS aura causé la mort de pas moins de 30.000.000 d?hommes, soit 2 fois plus que toute les victimes de la 1er GM et probablement plus que toutes les autres guerres du XXe siècles reunis, mais ces victimes ne sont pas seulement du aux tactiques militaires soviétiques (qui c?est vrai avaient peu de respect pour la vie), ni au répression de Staline, mais bien d?une volonté politique et idéologique de l?Allemagne nazi « d?en finir » avec le bolchévisme et les populations de l?Est.

A coté de tous ces exemples cités ici, il y a encore l?actions des SS, SD, Waffen SS, et d?autres ?. Qui furent plus terrible encore, et qui pour moi ne sont franchement plus a démontrer ...

Avec tout cela je n'ai pas voulu ternir l'image du soldat allemand, j'ai moi meme 2 proches qui ont combattu sous l'uniforme allemand en URSS, je veux simplement etre realiste, et prendre tout les aspect de cette guerre en consideration, surtout les plus importants ...



Lt.col Cole
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La Wehrmacht en URSS

Message non lu par Lt.col Cole » 09 juil., 14:45

J'habite pres du vercors et j'y ai même habiter quelque année, je connait tres bien l'histoire de cette petite chaine de montagne
où + de 4000 resistant était cachez pres a ce battre contre les allemand il leurs manquée une seul chose pour ce battre des armes, les américain n'en parachuter pas assez il y avait environ 1 armes pour 3 hommes.

bilan environ 15000 allemend sont arriver en planeur et par route ont fussillier beaucoup de civils et de resisatant, brulant les village en enfermant les habitant dans leurs ferme, maison...
les habitant sont exposé tout simplement a la sauvagerie de l'armée allemende pour résumé



Yuri67
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La Wehrmacht en URSS

Message non lu par Yuri67 » 09 juil., 16:58

L'histoire du Vercors comme celle d'autre maquis est bien tragique, mais la encore rien de comparable.

Il s'agit d'une opération limité contre un endroit reconnu comme abritant des resistants (bien sur ca n'excuse rien), il n'y a rien de systematique et ces opérations n'ont pas vraiment visé les populations civiles au hazard),la moitier des habitants de la region n'as pas été liquidé.

Apparament le bilan est le suivant:
639 tués parmis les resistants
201 tués parmis les civils
573 maisons ont été détruites
41 habitants déportés
Sans parler des multiples exactions commise.

On est tres loin des 48 villages incendiés par la 18 PDZ le 1er janvier 42 (qui n'abritait aucun resistant d'allieurs), et encore il ne s'agit que d'une division ... (j'ai pas pris le pire exemple ..)

Apres c'est sur, ce qui compte, ce ne sont pas les chiffres mais l'intention, ces resistants du Vercors avaient choisi de ne pas etre occupé et de resté libre, a ce titre, tu as raison de rappelé leur combat



Soldat aéroporté
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La Wehrmacht en URSS

Message non lu par Soldat aéroporté » 29 sept., 21:37

Wow fanchement merci pour toutes ces infos !



Invité

La Wehrmacht en URSS

Message non lu par Invité » 30 sept., 11:40

Comme quoi la généralisation est dangeureuse.
Combien de juifs furent executés par des Ukrainiens ?



CaZo
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La Wehrmacht en URSS

Message non lu par CaZo » 30 sept., 18:04

tu as vu soldat aéroporté, je t'avais pas menti, yuri a vraiment fait du bon boulot avec ce post très intéréssant!

bravo l'ami! a+



philippe44
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La Wehrmacht en URSS

Message non lu par philippe44 » 01 oct., 14:34

[quote=ARRAYA]Comme quoi la généralisation est dangeureuse.
Combien de juifs furent executés par des Ukrainiens ?[/quote]

assez peu mais le décompte n'est pas le fait important
ce qui compte c'est de comprendre le mécanisme qui mène de weimar auw Einsaztruppen et autres sonderkommando

pour un éclairage sur la question de l'endoctrinement de la Heer, un livre : l'armée de hitler d'Omar Bartov



Yuri67
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La Wehrmacht en URSS

Message non lu par Yuri67 » 07 oct., 19:30

Comme quoi la généralisation est dangeureuse.
J'ai pas completement saisie ce que tu voulai dire par "la généralisation est dangeureuse.", vu que tu ne repond pas en mp, je te le demande ici.
Combien de juifs furent executés par des Ukrainiens ?
J'ai pas ouvert se sujet pour parlé des juifs executés par les Ukrainiens, mais pour les crimes de guerre commis par la wehrmacht contre les sovietiques (et pas les juifs)


un lien assez edifiant
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d'an%C3%A9antissement_du_IIIe_Reich_contre_l'Union_sovi%C3%A9tique._1941-1944



On peux notament y lire :
la Biélorussie perd 25% de sa population (essentiellement en 1942-1943) du seul fait de l?occupation nazie : 2,2 millions de disparus , sans distinction d?âge et de sexe, 380.000 personnes déportées. 209 villes ont été rasées, 9.200 villages réduits en cendres, les habitants massacrés sur place. Environ 3 millions de Soviétiques sont sans abri en Biélorussie en août 1944.
ou
« Tout soldat tue tout Russe trouvé derrière la ligne de front et qui n?a pas été fait prisonnier au combat ».
9 mars : journée difficile. Je dois mettre à mort 30 adolescents capturés. A 10 heures, on m?a amené encore deux jeunes filles et six jeunes gens. J?ai du les frapper impitoyablement. Depuis ça a été des exécutions en masse : hier, six, aujourd?hui trente trois. Le fossé est à peu prés rempli. Comme elle sait mourir héroïquement cette jeunesse soviétique !. Certains d?entre eux, les jeunes filles surtout, n?ont pas versé une larme - 14 mars. J?ai fait fusiller Ludmila Tchoukanova, 17 ans ? 23 mars : j?ai interrogé deux gamins qui avaient voulu passer sur la glace jusqu?à Rostov. On les a fusillés comme espions ».
Un commandant de la division Das Reich s?étonnait d?une exclamation horrifiée du préfet du cru suite au massacre d?Oradour (644 tués). Il expliqua alors que pour la seule ville de Kiev c?est plus de 100.000 civils, tous sexes et âges confondus, qui avaient été abattus en représailles à des actions des partisans. Lors de la bataille de Moscou, les Allemands raseront la plupart des villages dans un rayon de 100 km autour de la capitale, massacrant les femmes et les enfants.
......

Contrairement a la shoah et le massacre de juifs justement, qui rappel le massacre des population d'URSS ?
29 millions de morts (dont les millitaires)



CaZo
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La Wehrmacht en URSS

Message non lu par CaZo » 12 oct., 18:37

Oui mais le massacre de militaire, c'est important, mais c'est la guerre et des soldats meurent... logiques! En revanche, la ou je suis d'accord, c'est pour tous les civiles et prisonniers militaires russe exécutés de sang froid par les nazis! ça il faut le souligner, car peu de gens en parlent!




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