Major Frédéric TILSTON 2eme DI Canadienne

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Major Frédéric TILSTON 2eme DI Canadienne

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La 2e Division canadienne s'était vu confier la tâche d'enfoncer la ligne de défense fortement fortifiée de la forêt de Hochwald. Cette ligne couvrait Zanten, dernier bastion allemand situé à l'ouest du Rhin protégeant la voie d'évasion vitale du pont de Wesel.
L'Essex Scottish Regiment avait reçu l'ordre de briser la ligne de défense située au nord-est de Udem et de dégager la moitié nord de la forêt, où passerait le reste de la brigade.
À 7 h 15, le 1er mars 1945, l'attaque fut lancée, mais en raison du sol mou, on jugea qu'il était impossible de la soutenir avec des chars comme prévu.
Franchissant quelque 500 verges (200 metres Dame Flo si tu nous regardes) de champ plat et exposé au tir intense de l'ennemi, le major Tilston dirigea personnellement sa compagnie au cours de l'attaque, restant dangereusement près de nos propres obus de manière à obtenir la protection maximale du barrage. Malgré une blessure à la tête, il continua à faire avancer ses hommes, à travers des barbelés de dix pieds de profondeur jusque dans les tranchées ennemies en criant ses ordres et ses encouragements et en se servant très efficacement de sa mitraillette Sten. Lorsque la section de gauche fut assaillie par un tir nourri de mitrailleuse ennemie, il se précipita personnellement pour la réduire au silence avec une grenade. Il fut le premier à atteindre la position ennemie et à capturer le premier prisonnier.
Résolu à maintenir l'élan de l'attaque, il ordonna au peloton de réserve d'encercler ces positions et, avec un courage exceptionnel, il se rendit avec sa force principale jusqu'au second rang des défenses ennemies situées à l'orée de la forêt.
En s'approchant de la forêt, il fut blessé gravement à la hanche et tomba au sol en criant à ses hommes de poursuivre l'attaque sans lui et en leur ordonnant de pénétrer dans la forêt. Il réussit à se relever et à les rejoindre au moment où ils atteignirent les tranchées de leur objectif. Là, un réseau complexe de tranchées et d'abris souterrains était infesté de soldats ennemis et un violent corps-à-corps s'ensuivit. Malgré ses blessures, sa volonté inflexible de se battre contre l'ennemi fut une source d'inspiration extraordinaire pour ses hommes .Lors de ce combat, les quartiers généraux de deux compagnies allemandes furent envahis et les défenseurs fanatiques subirent de nombreuses pertes .
Le combat fut si âpre et la résistance de l'ennemi si sauvage que la compagnie ne comptait plus que 26 hommes, soit le quart de sa force de départ. Avant que la consolidation puisse être terminée, l'ennemi contre-attaqua à plusieurs reprises, soutenu par un tir nourri de mortiers et de mitrailleuses provenant du flanc ouvert. Le major Tilston se déplaca rapidement d'un peloton à l'autre pour organiser leur défense et diriger le tir contre l'ennemi qui s'avançait. Les attaques ennemies se rapprochèrent tellement des positions que des grenades furent lancées dans les tranchées occupées par ses troupes. Cependant, la confiance indéfectible et l'enthousiasme intarissable du major inspirèrent tellement ses hommes qu'ils résistèrent fermement à l'assaut alors que tout les défavorisait.
Lorsque les provisions de munitions vinrent à manquer sérieusement, il traversa en rampant sur le côté à plusieurs reprises le champ de bataille sous le feu des balles jusqu'à la compagnie pour lui apporter des grenades, des munitions Bren et remplacer un appareil radio sans fil endommagé afin de rétablir les communications avec le quartier général du bataillon. Il fit au moins six de ces déplacements dangereux, en traversant à chaque fois une route criblée par un tir nourri provenant de nombreux postes de mitrailleuses bien situés.
Lors de son dernier voyage, il fut blessé pour la troisième fois, à une jambe cette fois. Il fut retrouvé dans un cratère d'obus en bordure de la route. Très gravement blessé et à peine conscient, il refusa tous les soins médicaux avant d'avoir donné toutes ses instructions relativement au plan de défense, souligné la nécessité absolue de tenir la position et ordonné à son dernier officier de prendre sa relève.
En raison de son courage exemplaire, de sa bravoure et au mépris total de sa propre sécurité, le major Tilston commanda ses hommes avec une volonté inflexible. Ceux-ci, quant à eux, permirent au régiment d'accomplir sa mission consistant à fournir à la brigade une base solide lui permettant de lancer d'autres attaques réussies pour dégager la forêt et permettre ainsi à la division d'accomplir sa mission.
Amputé des deux jambes,la Major Tilston recoit la Victoria Cross des mains du roi Georges VI à Buckingham Palace le 22/06/45.

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Excellent récit, émaillé de "Slayerismes" du plus bel effet : "quelque 500 verges (200 metres Dame Flo si tu nous regardes)"


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