Savez-vous?

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aldary
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Message non lu par aldary » 27 juil., 20:37

La mort de Capa a vraiment été un coup dur pour le monde des reporter.
Ses clichés étaient unique au monde.



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Campiana
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Re: Savez-vous?

Message non lu par Campiana » 20 mars, 20:31

Il est possible que le style CAPA restera le style CAPA ou même LIFE, c'est à dire comme le prouve l'épilogue des 115 photos, un travail de laboratoire. N'oublions pas qu'aussi Hollywood a débarqué, les PK de la WH ont fait un travail analogue dans SIGNAL. Il ne faut surtout pas faire de polémiques sur ce point médiatique mais avoir une reconnaissance éternelle pour nos Alliés américains et tous les autres pour le sang versé qui a permis la garantie de notre liberté.



Arras

Re: Savez-vous?

Message non lu par Arras » 07 août, 23:53

Bonsoir,

Récemment (il y a quelques semaines), la véritable histoire des centaines de photos détruites du D-Day par l'assistant de CAPA à été mis au jour.

Je vous préviens, cela met fin à des décennies de mensonge:

Il y aurait eu quelques centaines de photos prises lors du D-Day par CAPA mais elles auraient été détruite par un assistant peut délicat lors du développement de ces dernières. En fait, il n'y eu pas des centaines de photos. En fait, les photos du D-Day de CAPA ont toutes été préservé, sans exception. Et il s'avère que nous les connaissons toutes. En réalité, lors du Jour J, CAPA resta que quelques minutes sur les lieux (moins de 30 minutes sur la plage). Pris de panique, il reprendra une barge pour revenir sur les bateaux de transports au large. Ayant pris que quelques photos, il inventera cette histoire d' "assistant maladroit" afin de ne pas "selon lui" se couvrir de honte de n'avoir pris qu'une dizaine de photos.

On m'a toujours raconté cette histoire de cet assistant maladroit, et bien ça fait un choc de savoir la véritable histoire à présent !



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Marc Laurenceau
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Re: Savez-vous?

Message non lu par Marc Laurenceau » 08 août, 09:02

Effectivement, c'est une nouvelle qui a quelque peu chamboulé le petit monde Overlord.

Mais je garde un profond respect pour Capa et je pense qu'il ne mérite pas tout ce déploiement d'attaques (le mot est fort mais c'est le sentiment que cela donne, cf. le titre du Figaro le 4 août, modifié le 5 août : "Capa a-t-il paniqué ?").

Il est important de rétablir la vérité (autant que possible, même si dans ce cas il ne s'agit que d'une forte présomption et que nous n'aurons jamais la vérité définitive), mais il est important de rappeler que Capa, quelles que furent ses actions après le Jour-J, a tout de même débarqué le D-Day sans armes à Omaha avec les premières vagues, et a pris malgré tout des clichés.

Qui n'aurait pas "paniqué" à sa place ? Il est essentiel à mon sens de le rappeler.

Cordialement.


Marc Laurenceau
Webmaster du site DDay-Overlord et du forum
Président de l'association DDay-Overlord : Mémoire de la bataille de Normandie

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Arras

Re: Savez-vous?

Message non lu par Arras » 08 août, 09:09

Exacte ! Personne ne peut juger, ça démontre que même les mythes, sont humains. En revanche, ce qui fait peur, c'est qu'un mensonge qu'on à inculqué à mes grands parents, à mes parents, puis à moi même puisse avoir eu lieu. Il y a surement d'autre secrets qui seront, un jour dévoilés.



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325th GIR
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Les photos du Débarquement de Robert Capa au cœur d’une polémique

Message non lu par 325th GIR » 11 août, 09:31

Source :Le Monde
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/fran ... lsignoutmd

Les photos du Débarquement de Robert Capa au cœur d’une polémique

Depuis plusieurs semaines, la polémique enfle dans le milieu des historiens de la photographie. Sur son blog, A.D. Coleman, un ancien critique photo du New York Times, tente de démontrer que les célèbres photos du Débarquement, prises par le photojournaliste Robert Capa, ne mériteraient pas l’aura légendaire qui les entoure depuis leur publication dans le numéro de Life paru le 19 juin 1944.

Ces onze photos, surnommées The Magnificent Eleven, seraient les seules à avoir survécu parmi une centaine d’images capturées par Capa sur Omaha Beach, au milieu d’une violence extrême. La maladresse d’un laborantin survenue au moment du développement expliquerait pourquoi seule une petite partie des clichés subsiste.

Une « crise de nerfs » ?

C’est cette version des faits que A.D. Coleman remet en cause sur son blog. Entre juin 2014 et juillet 2015, le critique a consacré une quarantaine de posts, au ton souvent agressif, visant à démontrer que Robert Capa n’aurait pas pu réaliser lui-même une centaine d’images.

Sans parvenir à remettre en doute la qualité journalistique et esthétique des clichés de Capa lors du D-Day, qui sont, de manière incontestable, les seules images réalisées à Omaha Beach, Coleman fonde son argumentation sur l’examen des caractéristiques techniques de l’appareil photo de Capa, de la pellicule, des circonstances de la mésaventure, mais aussi la personnalité de Capa, ou les témoignages de soldats présents sur les lieux.

L’objectif est de prouver que Robert Capa aurait fui la violence des combats, victime de ce que Coleman appelle une « crise de nerfs ». Selon ce dernier, l’histoire des pellicules gâchées aurait donc été inventée. Ce mythe aurait ensuite profité à Capa pour l’aider à créer, en 1947, la célèbre agence de photojournalisme Magnum Photos, qu’il a fondée aux côtés notamment d’Henri Cartier-Bresson.

Trois ans plus tôt, le 6 juin 1944, Capa fait partie des quatre photojournalistes qui s’apprêtent à couvrir le D-Day pour la presse américaine. L’hebdomadaire américain Life, pour lequel il travaille, tire à l’époque à plus de deux millions d’exemplaires. Le magazine a même installé une partie de sa rédaction à Londres. Le service photo, doté de son propre laboratoire, y est dirigé par John Morris, premier témoin des faits, aujourd’hui âgé de 98 ans. Celui qui fut ensuite le directeur de l’agence Magnum est l’une des principales cibles de Coleman sur son blog.

Gélatine fondue

Le jour J, les barques remplies de soldats alliés quittent la Grande-Bretagne en direction de la Normandie, avec à leur bord le photographe, qui accompagne la première division d’infanterie de l’armée américaine. Dans son autobiographie, Capa raconte être resté un long moment sur la plage, avant de repartir pour Weymouth, d’où il a pu faire expédier ses pellicules au bureau londonien de Life.

S’ensuit la mésaventure qui a donné des sueurs froides à des générations de laborantins et d’étudiants en photographie. John Morris, dans le récit de la scène – qu’on retrouve notamment dans le premier chapitre de son autobiographie, Des hommes d’images –, réceptionne quatre films contenant théoriquement une centaine d’images (chaque film comprenant un peu plus d’une vingtaine de vues).

Les délais sont courts : il faut développer et choisir les photos, les faire valider par l’armée pour des raisons de sécurité militaire, pour les communiquer à la rédaction new-yorkaise de Life avant le 10 juin, jour du bouclage. Dans la précipitation, le manipulateur, Dennis Banks, augmente la puissance de la sécheuse, et en ferme la porte.

C’est cette maladresse qui serait à l’origine de la perte de la plupart des images d’Omaha Beach prise par Capa le 6 juin 1944. Comme le décrit John Morris, une partie de la gélatine, qui constitue le support de l’image sur la pellicule, aurait commencé à « fondre », sous l’effet conjugué de la chaleur brutale et de l’humidité, faisant disparaître la plupart des images.

Pour lui, comme pour l’International Center of Photography (l’ICP, situé à New York, et où sont conservés les négatifs), la fusion de la gélatine a d’ailleurs entraîné un glissement des images sur la pellicule, entraînant un effet de chevauchement des perforations sur les photos restantes.

Un défaut de l’appareil?

Une grande partie des démonstrations du blog d’A.D. Coleman s’appuie sur l’analyse technique poussée de tels détails. Sur l’un des posts, Coleman fait intervenir le photographe Rob McElroy, qui se lance dans une démonstration très technique, expérience à l’appui, pour démontrer que les perforations de la pellicule (fabriquée en acétate de cellulose dans les années 1940) chevauchent légèrement les images restantes à cause d’un défaut de fabrication de l’appareil photo de Capa, et non en raison d’un glissement de la gélatine surchauffée.

Mais Rob McElroy ne fait pas son expérience sur l’appareil qu’a utilisé Capa, seulement sur le même modèle (un Contax II). La démonstration suppose ainsi que le fabricant, Zeiss Ikon, connu pour la grande qualité de son matériel, ait fabriqué de nombreux appareils défectueux. Rob McElroy fait par ailleurs intervenir une cartouche Zeiss Ikon pour évoquer le phénomène de perforations de la pellicule, expliquant que ce dernier dépendrait notamment du type de cartouche utilisée.

On sait que Capa a utilisé une pellicule Kodak, mais, à l’époque, les films pouvaient être chargés soit dans une cartouche Kodak, soit dans une cartouche réutilisable, conçue par un autre fabriquant. L’article ne précise pas quelle cartouche utilisait Capa, et attribue uniquement ce défaut à la cartouche Zeiss Ikon – alors que ce défaut de comptabilité entre Contax et Zeiss Ikon n’a jamais été mentionné par ailleurs… Peut-être parce que les appareils Contax étaient justement fabriqués par Zeiss Ikon.

Aucune analyse indépendante réalisée

Autre exemple: le photographe J. Ross Baughman, dans un autre post, tente de démontrer que la fonte de l’émulsion ayant conduit à la destruction des négatifs n’a pu avoir lieu. Selon lui, les négatifs détruits ne pouvaient avoir l’aspect d’une image au cadre habituel, uniformément opaque. Ce qui est vrai. Lorsque l’émulsion disparaît de la pellicule, il ne reste que le support, transparent.

Mais Baughman fonde son analyse des négatifs perdus de Capa à partir des images venant d’un documentaire publié par le site de Time magazine. Or, le magazine a créé des visuels montrant des images disparues dans un but pédagogique, ne reflétant pas l’aspect réel des pellicules. La publication du post a d’ailleurs entraîné l’ajout de la mention «images d’illustration» dans le documentaire, ce qui tend fortement à discréditer toute interprétation possible de ces images.

Le blogueur Patrick Peccate, qui propose une synthèse des recherches de Coleman en français, souligne d’ailleurs qu’aucune «analyse technique précise et indépendante des fameuses photos» n’a été réalisée, ni par Coleman ni par l’ICP.

Juste un peu flou

Autant d’exemples qui montrent à quel point les posts d’A.D. Coleman sont à prendre avec précaution. D’ailleurs, John Morris, de son côté, ne remet pas directement en cause le fait que Capa n’aurait pas réalisé une centaine d’images. «Je pense qu’il est possible que Bob [Robert Capa] n’ait fait que renvoyer l’ensemble de ses pellicules à Londres, en sachant qu’il n’y avait des photos que sur l’une d’entre elles», avait d’ailleurs reconnu l’ancien éditeur photo dans une interview.

Pour John Morris, le nombre d’images perdues a peu d’importance. Et le fait que les rescapées ne soient que onze n’a posé aucun problème à la rédaction de Life. Elles furent toutes publiées. Quelques heures après le bouclage, la rédaction new-yorkaise télégraphia à John Morris: «Aujourd’hui a été un grand jour pour la photographie au bureau de Life, quand les images du débarquement de Capa sont arrivées. »

Robert Capa est également connu pour s’être amusé à enjoliver sa propre légende. Une rumeur tenace raconte qu’il avait couvert le Débarquement habillé d’un manteau acheté chez Burberry quelques jours plus tôt à Londres, perdu ensuite dans le feu de l’action…

« Ecrire la vérité est tellement difficile, alors, pour mieux la traduire, je me suis permis de faire quelques retouches à ma façon. Tous les événements et les personnages de ce livre sont fortuits et ont un certain rapport avec la vérité», reconnaît Robert Capa dans son autobiographie, ironiquement intitulée Juste un peu flou, qu’il projetait de vendre à Hollywood pour en faire un film. Une manière de semer le doute qui n’a pas empêché la presse mondiale de le reconnaître à sa mort, alors qu’il couvrait la guerre d’Indochine, comme «un des meilleurs reporters photographes de la presse mondiale».


Sous chaque croix blanche du cimetière Américain de Colleville-sur-Mer ( Normandie) , dort un morceau de Liberté.


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