Historique du HMS Nelson
Après
la Première Guerre mondiale, dans le cadre du programme
de modernisation des capacités maritimes britanniques,
les constructions navales anglaises reçoivent la commande
de plusieurs cuirassés de la classe Queen Elizabeth dont
le HMS Nelson fait partie avec son sistership, le HMS
Rodney.
Ces
bâtiments de guerre entrent en service actif à la
fin des années 1920. La principale inovation introduite
par ces navires réside en la position de leur armement
principal, localisé à l'avant et ayant ainsi pour
effet une meilleure concentration des tirs.
Lorsque
la Seconde Guerre mondiale éclate, le HMS Nelson (alors
affecté à la Home Fleet) patrouille le
long de côtes de l'Angleterre où il heurte une mine.
Après les réparations, il est déployé
en Méditerranée où une torpille italienne
l'endommage sérieusement. S'il doit être réparé
pendant près de deux ans, il parvient néanmoins
à participer aux opérations Torch et Husky, toujours
dans la Méditerranée, et c'est à son bord
qu'est signée le 29 septembre 1943 l'armistice entre les
pays alliés et l'Italie.
De
retour dans la Manche en 1944, l'HMS Nelson est placé en
réserve de la flotte alliée puis engage les batteries
allemandes réparties le long des côtes normandes.
Le 11 juin, il réduit au silence la batterie de Houlgate,
détruisant ses deux dernières pièces de 155
mm. Par la suite, il participe aux bombardements d'appui au profit
des forces anglo-canadiennes dans la région de Caen, de
Tilly-sur-Seulles et d'Hottot-les-Bagues.
En
route pour Portsmouth afin d'être ravitaillé, il
est touché par une mine acoustique le 18 juin. Il est alors
pris en compte par les Américains qui décident de
le moderniser.