| Les
missions
La 6ème Division
Aéroportée Britannique, sous le commandement du général
Gale, est désignée pour être parachutée
aux premières heures du 6 juin 1944, sur le flanc Est de
la zone d'invasion.
Les missions
des parachutistes sont les suivantes : capturer des ponts stratégiques,
réduire au silence des batteries allemandes capables de gêner
les opérations amphibies, capturer des routes, carrefours
et villages clés de la région Est de la rivière
Orne.
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Embarquement
de parachutistes dans un avion Britannique le 5 juin 1944 au
soir. |
Le Jour J, à
0 heure 50 du matin, les premiers soldats de la 6ème Division
Aéroportée doivent être parachutés au-dessus
de la Normandie. Il s'agit de 2000 éclaireurs, chargés
de baliser les "Drop Zones" ("DZ") ou points
de chute, pour le gros des parachutistes qui sauteront quelques
minutes plus tard dans le ciel Normand. Une fois au sol, les équipes
parachutées se dirigent vers leurs objectifs. Les sapeurs
doivent notamment détruire les obstacles au sol afin de permettre
un aterrissage idéal des planeurs, chargés de transporter
des armes lourdes et des véhicules légers.
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Des
soldats Alliés se tiennent à proximité
d'un planeur Horsa Britannique le 5 juin avant le décollage.
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Pegasus
Bridge
Pour en savoir
plus sur l'attaque des ponts de Bénouville (dont le fameux
Pegasus Bridge), cliquez
ici. La
première opération aéroportée du Jour
J se déroule dans les environs du village de Bénouville,
à 6 kilomètres au Nord de Caen. 6 planeurs transportant
des soldats Britannique du 2ème Bataillon Aéroporté
d'Infanterie Légère Oxfordshire et Buckinghamshire atterrissent
à partir de 0 heure 16 à proximité de deux ponts
sur l'Orne et sur le Canal de Caen. Ces hommes capturent les ponts
avec une impressionnante efficacité. Pour en savoir plus sur
l'attaque des ponts de Bénouville (dont le fameux Pegasus Bridge),
cliquez
ici.
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Décollage
d'un bombardier Britannique tractant un planeur Horsa. |
Les
premiers parachutistes Britanniques touchent le sol de France à
partir d'une heure du matin, le 6 juin 1944. La traversée
de la Manche n'aura pas été une grande difficultée
pour les avions parachutistes de la Royal Air Force. Mais le manque
de visibilité et d'expérience de certains pilotes
entraînent une grande quantité de mauvais largages.
Les paras Britanniques sont éparpillés et un grand
nombre d'entre eux se perd. Néanmois, encouragés par
d'excellents officiers, ils se dirigent vers leurs objectifs.
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Des
parachutistes Britanniques dans l'avion qui les mène
vers leurs objectifs en Normandie. |
Aux
alentours de 3 heures 30, 72 planeurs transportant des hommes et
du matériel de la 6ème Aéroportée commencent
à se poser dans les environs de Ranville : les dégâts
sont nombreux et les atterrissages imprécis, mais l'apport
en matériel lourd (véhicules, canons...) renforcent
les parachutistes Britanniques, isolés en territoire ennemi.
Les renforts humains vont renforcer les troupes déjà
parachutées, comme les hommes du Major Howard à Bénouville.
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Une
vue aérienne du pont de Bénouville prise le 6
juin à 6 heures du matin montrant 3 des 6 planeurs. |
Ranville
est le premier village libéré de France en ce 6 juin
1944. Cette petite localité doit servir de Quartier Général
à la 6ème Division Aéroportée du général
Gale, qui se trouve lui-aussi en Normandie.
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de page
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Batterie
de Merville
Pour en savoir
plus sur l'attaque de la Batterie de Merville, cliquez
ici. 700
parachutistes Britanniques appartenant à la 9ème Brigade
de la 6ème Division Aéroportée reçoivent
une importante mission : capturer vers 3 heures de matin une batterie
d'artillerie côtière allemande située au Sud de
la localité de Merville. Cette batterie prend sous son feu
les plages de Sword et de Juno Beach. Les
renseignements indiquent la présence de quatre casemates
protégeant de redoutables canons de 150 mm. Cette menace
qui pèse sur sur ces plages des troupes de débarquement
Anglos-Canadiennes doit être supprimée par l'action
des 700 parachutistes commandés par le Lieutenant-Colonel
Terence Otway.
Mais les parachutages
se déroulent mal : Otway ne parvient à regrouper que
150 parachutistes, les autres se sont perdus dans les marais. Mais
il lance toute même sont attaque à 4 heures 30 et enlève
la batterie malgré de très lourdes pertes. Pour en
savoir plus sur l'attaque de la batterie de Merville, cliquez
ici.
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Le
"Pegasus Bridge" après les combats du 6 juin
1944. |
Un des autres
objectif crucial de la 6ème Division Aéroportée
est de capturer les 5 ponts sur la rivière Dives, et de les
faire sauter aux alentours de 2 heures du matin.
Ces destructions doivent permettre de protéger le flanc Est
de l'invasion alliée des éventuelles contre-attaques
qui suiveraient l'Opération Overlord. 4 des 5 ponts sont
détruits peu après l'atterrissage des parachutistes
concernés par ces missions.
Mais une fois de plus, les parachutages ne se déroulent pas
comme à l'exercice. Le Major Rosevaere, chargé de
faire sauter le pont de Troarn, réalise avec surprise qu'il
a été parachuté avec ses hommes à près
de 14 kilomètres de son objectif. Loin d'abandonner l'affaire,
il se met en marche avec d'autres parachutistes trouvés en
chemin. Après plusieurs minutes de marche, le petit groupe
découvre une Jeep avec sa remorque qu'un planeur vient de
débarquer. Rosevaere décide de placer un maximum de
ses accompagnateurs dans le véhicule, et part en direction
de Troarn. 7 paras ont réussi à s'entasser dans la
Jeep et la remorque. Quelques temps plus tard, ils parviennent aux
portes de Troarn, où ils sont accueillis par un déluge
de feu. Malgré tout, les Britanniques traversent la rue principal,
atteignent le pont, sous un feu nourri. Ils posent les charges explosives
sous le pont et les font exploser, le tout en moins de cinq minutes,
puis ils quittent Troarn. Un des 7 soldats est tué, mais
la mission est réussie.
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3
soldats Britanniques montant la garde à un carrefour
stratégique. |
Bilan
Les objectifs
initialement prévus sont dans la très grande majorité
atteints par les éléments aéroportés
de la 6ème Division Aéroportée.
Le Lieutenant-Colonel
Bradbrooke, commandant les parachutistes Anglais et Canadiens (lui
-même sous les ordres du général Gale), peut
être fier de ses hommes qui malgré les difficultés
rencontrées (erreurs de largage, dispositifs ennemis importants,
etc), ont su mener à bien leurs missions.
Désormais,
le flanc Est de l'invasion alliée est protégé
par les parachutistes Anglos-Canadiens, qui se préparent
aux éventuelles contre-attaques allemandes en creusant des
"trous de souris", tandis que les canons anti-chars sont
disposés de manière à occasionner un maximum
de dégâts, tandis que les sapeurs poursuivent les destructions
des obstacles anti-planeurs installés sur la volonté
de l'Etat-Major allemand, en préparation de l'arrivée
d'une nouvelle vague de planeur en journée.
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Les
planeurs se posent à l'Est de Ranville, entre Hérouvillette
et Le Mesnil. |
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