Fraternisation

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dcpaterson
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Fraternisation

Message non lu par dcpaterson » 08 juin, 18:09

Question que je ne savais pas trop où placer sur le forum...

Ayant vu un reportage sur Youtube relatant les divers "fraternisations" entre ennemis dont parle aussi le film "joyeux noël", je voulais savoir si vous savez si de tels évènements s'étaient aussi déroulé lors de la 2ème Guerre Mondiale.
Merci d'avance pour vos réponses.

D.


[b]David C. Paterson[/b]

From this day to the ending of the world,..we in it shall be remembered, we luky few, we [b]band of brothers[/b]; For he who today sheds his blood with me shall be my brother...

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Gennaker
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Re: Fraternisation

Message non lu par Gennaker » 08 juin, 21:06

"Le 24 décembre 1944 dans les Ardennes, le First Sergeant Donald Deam, de service/501st s’est rendu à une petite fête de Noêl organisée au HQ/101st, et s’est procuré une pleine brassée de bouteilles de Champagne et de Cognac pour ses hommes au front du côté de Mont. S’en retournant à la nuit tombante, Deam suivit la ligne de chemin de fer vers l’est, puis bifurqua à hauteur du passage souterrain. C’est en passant sous la voie que Deam est tombé nez à nez avec un Sergent allemand qui passait par l’autre extrémité. Les deux hommes s’emparèrent avec frénésie de leurs armes, glissant et dérapant sur le sol gelé. Leurs regards se croisèrent, et Deam sourit, et lança un clin d’œil à l’Allemand.
« T’as pas une cigarette Yank ? » demanda l‘Allemand en anglais.
Les deux hommes se décontractèrent, s’assirent et commencèrent à bavarder. Ils sortirent de leurs portefeuilles les photos de leur famille, échangèrent leurs noms et leurs adresses, et partagèrent une bouteille de Cognac. Deam apprit que l’Allemand était dîplômé d’une Université de Frankfort.
Après ce bref intermède hors de la guerre, les deux ennemis partirent chacun de leur côté. Ils levèrent leurs armes au dessus de leurs têtes et lâchèrent tous deux une longue rafale dans les airs.

Plusieurs années après la guerre, Deam fut contacté par la fille de ce soldat allemand (Elle était devenue interprète et travaillait pour l’ONU à New-York). Il apprit que l’Allemand avait survécu à la guerre mais était décédé en 1975.
"



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Coz
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Re: Fraternisation

Message non lu par Coz » 09 juin, 11:57

Une très belle histoire. Merci de nous l'avoir fait partager.


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Florence
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Re: Fraternisation

Message non lu par Florence » 09 juin, 12:33

strikeandhold a écrit :"Le 24 décembre 1944 dans les Ardennes, le First Sergeant Donald Deam, de service/501st s’est rendu à une petite fête de Noêl organisée au HQ/101st, et s’est procuré une pleine brassée de bouteilles de Champagne et de Cognac pour ses hommes au front du côté de Mont. S’en retournant à la nuit tombante, Deam suivit la ligne de chemin de fer vers l’est, puis bifurqua à hauteur du passage souterrain. C’est en passant sous la voie que Deam est tombé nez à nez avec un Sergent allemand qui passait par l’autre extrémité. Les deux hommes s’emparèrent avec frénésie de leurs armes, glissant et dérapant sur le sol gelé. Leurs regards se croisèrent, et Deam sourit, et lança un clin d’œil à l’Allemand.
« T’as pas une cigarette Yank ? » demanda l‘Allemand en anglais.
Les deux hommes se décontractèrent, s’assirent et commencèrent à bavarder. Ils sortirent de leurs portefeuilles les photos de leur famille, échangèrent leurs noms et leurs adresses, et partagèrent une bouteille de Cognac. Deam apprit que l’Allemand était dîplômé d’une Université de Frankfort.
Après ce bref intermède hors de la guerre, les deux ennemis partirent chacun de leur côté. Ils levèrent leurs armes au dessus de leurs têtes et lâchèrent tous deux une longue rafale dans les airs.

Plusieurs années après la guerre, Deam fut contacté par la fille de ce soldat allemand (Elle était devenue interprète et travaillait pour l’ONU à New-York). Il apprit que l’Allemand avait survécu à la guerre mais était décédé en 1975.
"
Exactement tout ce que j'apprécie à travers ces conflits d'envergure mondiale.
Merci pour ce témoignage.


Nous sommes conscients que ces Américains, là-bas vont à l'abattoir.
"Pauvres bougres" dit Frerking, incidemment à voie basse.....
J'ai moi aussi le sentiment de monter à l'échafaud.

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Lipton
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Re: Fraternisation

Message non lu par Lipton » 09 juin, 14:56

Dans le même esprit, il y a également cette anecdote:
lors de la bataille des haies pour la conquête de St Lo, les américains de la 29th stoppent dans le bois de Couvins, situé à proximité du village de St Georges d'Elle; face à eux, les allemands sont eux aussi enterrés dans le bois d'en face, un simple champ séparant les 2 armées.
Dans ce champ, se trouve une ferme abandonnée par les civils.....cette ferme servait en réalité de grande cave à vins et autres liqueurs en tout genre....
Ainsi, pendant plusieurs jours, allemands et américains vont rester sur leurs positions (la tempête et la "destruction" des mulberries empêchant l'arrivée de renfort en première ligne) et continuer à se battre....sauf pendant 2h chaque jour.
Pendant la 1ère heure, quelques allemands quitteront leurs positions pour aller chercher de l'alcool pour leurs camarades dans cette forme...les américains feront de même pendant la 2ème heure.
Ce "manège" durera pendant plusieurs jours avant que la guerre et la progression alliée ne reprenne....
A+.


Mike Ranney à son petit-fils:

-"Grand-père, as tu été un héros pendant la guerre?"
-"Non mais j'ai servi dans une compagnie de héros".

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Florence
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Re: Fraternisation

Message non lu par Florence » 09 juin, 17:04

Merci Loïc.


Nous sommes conscients que ces Américains, là-bas vont à l'abattoir.
"Pauvres bougres" dit Frerking, incidemment à voie basse.....
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Gennaker
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Re: Fraternisation

Message non lu par Gennaker » 09 juin, 21:40

A Anzio aussi :

Début mars 1944, la tête de pont d'Anzio est au point mort, et Allemands et GI's se livrent un combat de positions proches des schémas de la première guerre mondiale. L'imagination des GI's pour tromper l'ennui et la peur est sans limite. Captain "Doc" Carlos C Alden, Chief surgeon du 509 Parachute Infantry témoigne de l'anecdote suivante. Des distilleries clandestines apparaissaient au quatre coins de la tête de pont, faites à partir de jerrycans et de tubulures récupérées sur des épaves d'avion. Les breuvages qui en découlaient portaient le nom exotique de Kickapoo Joy Juice. Coupé avec du jus de fruit concentré, l'effet était parait il pour le moins explosif pour les GI's capables de les ingérer sans vomir. Un trooper sérieusement imbibé s'attifa un beau matin d'un couvre chef haut de forme et d'une canne trouvés dans une maison en ruine. Ainsi accoutré, notre homme entreprit de traverser en titubant le No Man's land qui séparait les lignes US des tranchées allemandes. Curieusement, aucun coup de feu ne fut tiré. Les allemands accueillirent, hilares, le trooper lui même extatique. Au bout d'une heure d'une conversation dont l'histoire n'a malheureusement rien retenu de la teneur entre le GI imbibé et les allemands morts de rire, le GI est reparti, chapeau claque sur l'oreille vers les lignes US....




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