LE 20 JUILLET 1944

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Lipton
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LE 20 JUILLET 1944

Message non lu par Lipton » 11 août, 00:26

Au passage, il s'agit de Claus Schenk Von Stauffenberg.
A+.


Mike Ranney à son petit-fils:

-"Grand-père, as tu été un héros pendant la guerre?"
-"Non mais j'ai servi dans une compagnie de héros".

veronique49
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LE 20 JUILLET 1944

Message non lu par veronique49 » 11 août, 01:01

Image bravo pour Klaus von Stauffenberg donc ....
Episode 2

LE COLONEL AU BANDEAU NOIR

La nuit précédente, Hitler a monologué comme de coutume devant ses secrétaires, à l?issue de sa conférence de minuit, jusqu?à trois heures du matin. Epuisées, il les retint encore debout après les bonsoirs, pour une dernière phrase :
- « J?ai un mauvais pressentiment, mais il importe que rien ne m?arrive. Je n?ai ni le droit ni le temps de tomber malade. »

L?objet essentiel de la conférence du jour porte sur les mesures urgentes qui doivent être prises pour résister à la nouvelle offensive déclenchée par les Russes en Galicie. Lorsque, à midi trente, Hitler pénètre dans le baraquement, la carte des opérations couvre une longue et unique table, flanquée de quelques chaises rudimentaires. Il y a là l?Obertsgruppenführer Hansen, le général Eberbach, le général SS Sepp Dietrich, et le nouveau chef d?état-major des Panzer, le lieutenant-général Ganse. Le général Heusinger, chef des opérations, et son adjoint, le colonel Brandt complètent, avec les généraux Schmundt, Jodi et Korten, l?aréopage. Ne manquent que le maréchal Keitel et un officier convoqué par lui, le colonel comte Klaus von Stauffenberg, qui venant de Berlin, doit faire un rapport sur les nouvelles divisions de Volksgrenadieren, dont Hitler estime ridiculement lente la formation « accélérée »?

Sur un signe du Führer, Heusinger commence son exposé. Au même instant, la porte s?ouvre devant Keitel, confus de ses deux minutes de retard suivi de Stauffenberg et de son aide de camp. Hitler jette un regard étonné sur ces deux hommes que Keitel se hâte de nommer. Stauffenberg a pourtant participé à deux grandes conférences du Q.G. et il est de ceux que l?on n?oublie pas.

De haute taille, ce colonel de 37 ans reste très beau, en dépit, du bandeau noir qui lui barre le front. En Tunisie, il a perdu un ?il le bras droit et deux doigts de la main gauche.

Le Führer, qui ne cesse de cacher sous sa main droite les tremblements de la gauche salue brièvement et engage son voisin immédiat, Hensinger, à reprendre la lecture.

Stauffenberg prend place entre Korten et Brandt, à moins de deux mètres de Hitler qui s?assied. Berger, son secrétaire-sosie, et deux sténotypistes, s?assoient également. Les six SS de la garde personnelle, les délégués d?Himmler et de Goering, les officiers de son état-major personnel, comme les généraux, restent debout.

Stauffenberg se penche pour caler sa serviette contre une des lourdes consoles de chêne qui soutiennent le plateau de la table. Il respire. Jusqu?à l?ultime seconde, il s?est demandé si la précieuse serviette, et lui-même parviendraient sans dommage jusqu?au « repaire du loup ».

A suivre ....
dans le prochain épisode "la troisième fois" et "le plan Walkirie"

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Yuri67
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LE 20 JUILLET 1944

Message non lu par Yuri67 » 11 août, 18:15

Quand le bateau coule, les rats quittent le navire ! Moi je n'aime pas trop cette bande d'officiers qui attend les défaites pour renverser ce régime.
Stauffenberg et sa clic n'etait pas des nazis et ils ne l'ont jamais été, en été 44 l'issue du conflit etait joué pour l'Allemagne, et ce qu'ils ont voulu faire, ce n'est pas sauvé leurs vies (sinon ils n'auraient pas pris de telle risque) mais sauver leur pays et stoppé l'avancé des sovietiques
Ils auraient pu l'avoir a la Neu Kanzlei où il n'y avais que 4 gardes présent en même temps lorsque Hitler y était et cela jusq'au 20 juillet.
"Ils auraient pu", quand l'histoire est ecrite, c'est toujours facile de le dire. L'echec n'etait pas acceptable, et selon eux, le moment c'etait le 20 juillet.

Pour les alliés ne pas liquider Hitler par peur d'avoir un dirigeant pire que lui encore ne tiens pas du tout. S'il ne l'ont pas fait, c'est qu'ils ne pouvaient pas le faire, .. ou qu'ils ne voulaient pas ...
Mais je pense que larguer 10 paras (ou 1.000) dans une foret pour intercepter Hitler lors de ca promenade, c'est facile a ecrire, mais beaucoup moins facile a faire ...

Hitler n'etait plus en phase avec la realité, et cela c'est empiré jusqu'a la fin, il etait déconnecté du monde reel, il parlait de force qui n'existait plus et commetait beaucoup d'erreur, souvent lourde de concequences...
Mais autour de lui, ces successeurs n'etait pas plus realiste ou competent ... Goering, Himmler, et toute la clic de l'entourage de Hitler ont demontrer leur incompetence sur le plan militaire.

Quand aux decisions qu'ils pourraient prendre a sa place s'il serait liquidé, je pense que Hitler avait deja atteint le fond, et que c'etait facile de faire pire...



veronique49
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LE 20 JUILLET 1944

Message non lu par veronique49 » 11 août, 22:35

Episode 3


LA TROISIEME FOIS

C?est la troisième fois depuis le début de juillet qu?il transporte une bombe explosive entre ses dossiers. Le lieutenant Werner von Haeften, son aide de camp, en cache une autre de la même manière pour le cas où la première ne fonctionnerait pas.

Depuis sa nomination, en juin, au poste de chef d?état-major du général Fromm, commandant en chef de l?armée de l?intérieur, Stauffenberg a accès à certaines conférences militaires présidées par Hitler.

Descendant de généraux illustres, dont Geisenau, fils de l?ancien chambellan du dernier roi de Wurtemberg, ce catholique fervent avait d?abord cru aux vertus du national-socialisme, avant d?éprouver honte et dégoût dès les premières persécutions des églises chrétiennes, et plus encore devant le pogroms organisés contre les juifs. Depuis deux ans, son opposition à Hitler s?était concrétisée : Il appartenait à un groupe de militaires et de fonctionnaires qui voulaient éliminer le Führer et constituer un gouvernement capable de traiter avec les Alliés.

Très cultivé, enflammant par son dynamisme et ses idées généreuses ceux qu?il voulait convaincre, Stauffenberg avait réussi à gagner à l?opposition active presque tous les hommes qu?il avait approchés.

Depuis plusieurs mois déjà, ses amis et lui-même étaient déterminés à en finir.

Convoqué au Q.G. bavarois du Führer le 11 juillet, il avait reçu mission d?exécuter Himmler et Goering en même temps que leur maître. Mais Himmler était absent, et le général Olbricht, pivot du complot, prévenu, avait ordonné à Stauffenberg de surseoir.

L?occasion s?était présentée quatre jours après, le 15 juillet. Convoqué au Q.G. de Rastenburg ; Stauffenberg s?était absenté un instant de la conférence pour téléphoner à Olbricht en termes convenus que la mort d?Hitler était imminente. Sûr cette fois, de la réussite, le général avait aussitôt déclenché le plan d?insurrection.

A son retour dans la salle de conférence, Stauffenberg n?y avait plus trouvé Hitler. Le Führer avait écourté la conférence? Olbricht avait pu rattraper d?extrême justesse les unités complices qui déjà marchaient sur Berlin ! en expliquant au général Fromm inquiet des mouvements, qu?il s?agissait d?un exercice

A SUIVRE ....Prochain épisode " le plan Walkirie"

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veronique49
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LE 20 JUILLET 1944

Message non lu par veronique49 » 12 août, 11:51




Invité

LE 20 JUILLET 1944

Message non lu par Invité » 12 août, 13:14

Quelqu'un aurait-il des informations sur "l'inplication" dans l'attentat du Général Von Schwerin ( qui commandait la 116e Panzer Division ) ?
Car il fit distribuer du champagne à ces hommes sur le front de Normandie pour fêter la mort d'Hitler !
Tristan



veronique49
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LE 20 JUILLET 1944

Message non lu par veronique49 » 12 août, 21:13

Episode 4


LE PLAN WALKYRIE

Le plan des conjurés avait été mis au point depuis août 1943 par Stauffenberg lui-même, à la demande du maréchal Witzleben et du général Olbricht. Les premières bases en avaient été jetées dès avant Munich par le général Beck, l?amiral Canaris, chef de l?Abwehr, le maréchal von Witzleben - qui n?était plus en activité ? et l?ancien bourgmestre de Leipzig, Carl Goerdeler, tous antis-nazis de la première heure.

Il consistait principalement, dès l?annonce de la mort du Führer à faire occuper tous les bâtiments militaires de Berlin, de Cologne, de Munich, de Vienne et quelques autres centres vitaux. En même temps, on mettrait hors d?état de nuire les SS de Berlin et des environs. Les conjurés pouvaient compter ? du moins le croyaient-ils ? sur le concours du régiment des Gardes, et quelques unités d?infanterie, d?artillerie et de chars, toutes commandées ou infiltrées par des membres de la conjuration.

Sous l?autorité du comte Heldorf, préfet de police et de son adjoint, Fritz von der Schulenburg, la police assisterait l?armée, de même que les forces de la « place » commandées par le général von Hase, et le général Fellgiebel, chef des transmissions au Q.G. de Rastenburg. L?ancien chef d?état-major général de l?armée de Terre, le général Halder mis à la retraite à la fin de 1942, avait également adhéré au complot.

A l?Est, derrière le major-général von Tresckow, chef d?E.M de la 2ème armée, l?un des moteurs de la conspiration, qui avait organisé et manqué un mars 1943 deux attentats contre Hitler, à l?Ouest avec von Stülpnagel à Paris et von Falkenhaussen en Belgique, les rangs des anti-nazis s?étaient fortifiés à la suite des défaites militaires et du débarquement allié.

Toutes les dispositions étaient prises, croyait-on, pour assurer la bonne marche du « plan Walkyrie », ainsi baptisé par les conspirateurs afin de créer une confusion avec celui que le Führer avait lui-même désigné sous ce vocable pour la répression de troubles éventuels.

Mais les conspirateurs n?avaient pu obtenir un accord ferme des maréchaux Rommel et Von Kluge qui venait de succéder à von Rundstedt à la tête du front de l?Ouest. Rommel promettait de « contribuer à l?arrestation du Führer », estimant que son devoir était « de venir au secours de l?Allemagne » mais rien de plus. Kluge se bornait à reconnaître qu?il fallait « agir contre Hitler ».

Quant au maréchal Fromm, commandant de l?armée de l?intérieur, il promettait tout un jour, pour faire marche arrière le lendemain. La versatilité de son attitude inspirait une profonde méfiance. En somme, peu de généraux détenant des commandements importants avaient adhéré à la conjuration. Mais à défaut de « marcher », ceux qui avaient été sollicités ou informés, ne dévoilèrent pas l?existence de cette conspiration.

A côté des militaires se trouvaient des hommes éminents venus d?horizon très divers. Aristocrates, juristes et diplomates, prêtres catholiques ou pasteurs protestants. Ils formaient autour du comte Von Moltke le cercle de Kreisau, nom du domaine des Moltke. S?étaient ralliés à eux des sociaux-démocrates comme Julius Leber, Reichwein et Holbach, des syndicalistes chrétiens comme Jacob Kaiser, tous animés par une haute idée de leurs devoirs de chrétiens.

Le 20 juillet, Stauffenberg et von Haeften, chacun avec sa bombe, quittent Berlin à six heures du matin et prennent la route de l?aérodrome de Rangsdorff. Le général-major Stieff, chef du bureau de l?organisation à l?O.K.H., qui a procuré les bombes comme il l?avait fait en 1943 pour les attentats montés par von Tresckow, les attend au pied du Heinkel. Celui-ci est l?avion personnel du général Edward Wagner, quartier-maître général, qui l?a mis à leur disposition avec un pilote sûr.

Peu de mots sont prononcés. Chacun sait que la mort est au bout du voyage. L?appareil décolle à 7 heures. Stauffenberg est pleinement confiant en survolant les 550 km qui séparent Berlin de l?aérodrome de Rastenburg. Il est sûr de sa bombe. Et les conjurés sont sur le pied de guerre à Berlin. L?avion arrive à destination à 10h15.

A SUIVRE ....
Prochains episodes : "une sortie précipitée" et "Stauffenberg, persuadé d'avoir réussi"

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pyker8
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LE 20 JUILLET 1944

Message non lu par pyker8 » 12 août, 22:02

Salut,


En ce qui me concerne je leur tire mon chapeau car il risquait leurs vies, et celle de leur famille.
Il faut tout de même savoir que Stauffenberg a été torturé par la SS avant d?être fusillé.
Cela n?a pas été relaté dans le reportage d?ARTE.


Pour en finir, je viens de lire que Tom Cruise va incarner Von Stauffenberg au Cinéma pour relater cet attentat.



veronique49
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LE 20 JUILLET 1944

Message non lu par veronique49 » 13 août, 17:53

Episode 5

UNE SORTIE PRECIPITEE

Tenez-vous prêt à décoller à tout moment, à partir de 13h, dit von Haeften au pilote en descendant du Heinkel.

Une voiture du Q.G. attend les officiers pour les conduire au Wolfshantze, éloigné de huit kilomètres.

Nul ne pénètre dans le Wolfshantze sans passeport spécial et visa en règle, valables pour quelques heures seulement, au maximum pour la journée. Tracée dans un bois ?miné- une petite route mène à une première zone destinée aux baraquements occupés par les ouvriers de l?organisation Todt et par les SS de la garde, qui, avec leurs meutes de chiens policiers font des rondes constantes de jour et de nuit.

Champs de mines et barbelées électrifiés séparent ce « village » du suivant, réservé aux officiers du haut commandement et aux services de la propagande.

Arrivé à la troisième enceinte, Stauffenberg espère que le chef de sécurité d?Himmler, spécialement coriace, n?ouvrira pas les serviettes. Par chance, il se contente des passeports, et c?est d?un c?ur soulagé que le colonel s?attable devant la collation que lui fait servir son ami, le capitaine von Möllendorf, adjoint au commandant du camp. Puis il se rend chez le général Fellgiebel, chef des Transmissions, rouage essentiel de son complot, avant d?aller exposer à Keitel l?essentiel de son rapport.
-« Soyez bref, lui conseille le maréchal. Le Führer tient à se libérer rapidement. Le train du Duce arrive à 14h30 ».

Keitel quitte alors son bureau avec Stauffenberg. Celui-ci dit avoir oublié sa casquette dans l?antichambre, revient sur ses pas et, de ses trois doigts munis d?une pince, brise la capsule contenant l?acide. En rongeant le fil, cet acide doit libérer la pointe qui percutera la capsule de fulminate de la bombe au cours des dix prochaines minutes.

A l?instant de pénétrer dans la Gasterbaracke, Stauffenberg s?arrête encore. Il prévient le sergent du standard ?assez fort pour se faire entendre de Keitel- qu?il attend un appel de Berlin.

A peine Heusinger a-t-il repris son exposé que Stauffenberg quitte discrètement la pièce, suivi de son aide de camp. Tous les participants ont alors le nez sur la carte des opérations. Quand Keitel relève la tête, ne voyant plus le colonel, il va le chercher au standard téléphonique, car c?est à lui maintenant de faire son exposé.

Le sergent de service dit qu?il l?a vu sortir précipitamment avec un lieutenant. Keitel rejoint, songeur, la conférence, et écoute la conclusion d?Heusinger :
-« Les Russes sont en marche avec des forces importantes, et avancent de l?Ouest de la Duna vers le Nord ; Si notre groupe d?armée engagé autour du lac Peipus n?effectue pas un repli immédiat, la catastrophe?. »

A SUIVRE..... Prochain épisode "Stauffenberg persuadé d'avoir réussi"

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veronique49
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LE 20 JUILLET 1944

Message non lu par veronique49 » 14 août, 13:33

Episode 6


STAUFFENBERG, PERSUADÉ D?AVOIR REUSSI

Le mot se perd dans un fracas terrifiant. Une haute flamme jaillit, les murs, le plafond s?écroulent dans une fumée noire, des cris et des hurlements de douleur ajoutent à l?horreur de la scène. Accourus au bruit, les officiers et les hommes des bunkers d?alentour voient se tordre à terre des corps que l?explosion a projetés à travers fenêtres et murs éventrés. Il est midi quarante-cinq?.

Au pas de charge, Stauffenberg et von Haeften s?étaient précipités chez Fellgiebel. Ils ont vu exploser avec lui la Gasterbaracke, et pendant que le général se hâte de téléphoner à Berlin le mot de passe Walkyrie, tous deux sautent dans la voiture qui doit les conduire à l?aérodrome de Rastenburg.
-« Vite, vite j?ai une mission urgente, ordonne Stauffenberg. »

Mais au tonnerre de l?explosion, les gardes ont fermé les doubles barrières d?accès et appelé des renforts. Stauffenberg demande Möllendorf au téléphone, et obtient, bien entendu, l?autorisation de sortir.

Cependant, à la troisième barrière, un sergent SS refuse le passage. Nouvel appel à Möllendorf, contrôlé par le sergent, qui finalement, devant les mutilations et les décorations du colonel curieusement pressé, le laisse passer.

Dans la voiture, Heaften démonte discrètement la bombe de secours et en jette les débris sur le bas-côté de la route où, à la fine de l?après-midi, les enquêteurs les trouveront?

A SUIVRE ...Prochain épisode "Ils ne m'ont pas eu !" hurle Hitler"

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