Bon, pour en revenir au sujet...
C'est dans l'apres midi du 6 mai que ces douze hommes arrivent à bord d'un GMC et ils sont déposés devant la la villa du général.
Leur irruption suscite immédiatement la curiosité, le peloton de garde les prend en charge. Le sergent-chef Morgand les faits aligner sur deux rangées tandis que l'état-major fait appeler le capitaine Le Bec, commandant la compagnie de QG, car certains parlent Breton entre eux.
Leclerc est prévenu par un planton de leur arrivée .
Au garde à vous, les douzes hommes appartiennent principalement à la division SS Charlemagne.Coincés dans l'étau soviético-allié, ils tentaient de gagner le réduit Alpin quand ils se sont constitués prisonniers auprès de l'US Army le matin même .
Pas de boue à leurs bottes, des uniformes complets et propes; ils n'ont manifestement pas tenté de fuir quand les Américains, découvrant leurs nationalité, ont décidé de les transférer à la 2eme DB .
Intrigués, les "Leclerc" s'approchent mais en restant à bonne distance.
Le destin aura dons voulu que ce soit sur le sol ennemi qu'ait lieu la rencontre des deux France.
Canne à la main, le général procède à un bref interrogatoire, demandant à l'un ses origines, à l'autre les raisons de sont engagement dans l'armée Allemande. Il est surpris de noter leur niveau social, plus élevé que la moyenne.
"N'avez-vous pas honte de servir sous cet uniforme ?" s'adresse soudain le général à l'un deux.
"Et vous?" réplique aussi sec le jeune homme."Vous portez bien l'uniforme américain !"
Leclerc s'éloigne et lâche à ses officiers sur le ton de l'agacement : "Débarrassez moi de ces gens-là !"
De retour à ses bureaux, indigné, il dit voir dans ces douzes hommes la consequences la plus grave du régime de Vichy, le dévoiment de la jeunesse.
Comme ils sont sans doute recherchés pour collaboration, Paris est informé de leur capture.Une fois envoyés en France, ils seront passible de la cour de justice. Mais les jours passent et Paris ne reçoit plus de nouvelles.
En effet, les douzes hommes ont été fusillés en trois groupe de quatre.
Le 18 mai, le ministère de la guerre en est réduit à interroger la 2eme DB :"Prière de faire connaitre d'urgence décision prise contre les français faits prisonniers par votre division aux environs de Berchtesgaden."( Ce télégrame est certainement la seule trace ecrite de cette affaire )
....
Source : Leclerc de Jean-Cristophe Notin, aux editions Perrin
La suite tres bientot ( je m'endors en tapant le clavier )
ps: désolé s'il y a quelque fautes d'orthographe
