Poème trouvé sur le corps d'un soldat
Posté : 25 févr., 21:28
Ce texte a été retrouvé sur le corps d'un soldat américain au moment du débarquement :
Ecoute, mon Dieu,
Ils m'ont dit que tu n'existais pas,
Et comme un sot, je l'ai cru.
L'autre soir, du fond d'un trou d'obus,
J'ai vu ton ciel.
Du coup, j'ai vu qu'ils m'avaient dit un mensonge.
Si j'avais pris le temps de regarder les choses
Que tu as faites,
J'aurais bien vu que ces gens refusaient
D'appeler un chat un chat.
Je me demande, Dieu, si tu consentirais
A me serrer la main...
Et pourtant je sens que tu vas comprendre.
Curieux qu'il m'ait fallu venir
A cette infernale place
Avant d'avoir le temps de voir ta face.
Je t'aime terriblement
Voilà ce que je veux que tu saches.
Il va y avoir maintenant un horrible combat.
Qui sait ? Il se peut que j'arrive chez toi
Ce soir même...
Nous n'avons pas été camarades jusqu'ici
Et je me demande,
Mon Dieu, si tu m'attendras à la porte.
Tiens, voilà que je pleure.
Moi, verser des larmes.
Ah ! Si je t'avais connu plus tôt...
Allons, il faut que je parte.
C'est drôle, depuis que je t'ai rencontré,
Je n'ai plus peur de mourir.
Au revoir.
Ecoute, mon Dieu,
Ils m'ont dit que tu n'existais pas,
Et comme un sot, je l'ai cru.
L'autre soir, du fond d'un trou d'obus,
J'ai vu ton ciel.
Du coup, j'ai vu qu'ils m'avaient dit un mensonge.
Si j'avais pris le temps de regarder les choses
Que tu as faites,
J'aurais bien vu que ces gens refusaient
D'appeler un chat un chat.
Je me demande, Dieu, si tu consentirais
A me serrer la main...
Et pourtant je sens que tu vas comprendre.
Curieux qu'il m'ait fallu venir
A cette infernale place
Avant d'avoir le temps de voir ta face.
Je t'aime terriblement
Voilà ce que je veux que tu saches.
Il va y avoir maintenant un horrible combat.
Qui sait ? Il se peut que j'arrive chez toi
Ce soir même...
Nous n'avons pas été camarades jusqu'ici
Et je me demande,
Mon Dieu, si tu m'attendras à la porte.
Tiens, voilà que je pleure.
Moi, verser des larmes.
Ah ! Si je t'avais connu plus tôt...
Allons, il faut que je parte.
C'est drôle, depuis que je t'ai rencontré,
Je n'ai plus peur de mourir.
Au revoir.