Où sont les disparus ?

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H Rogister
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Où sont les disparus ?

Message non lu par H Rogister »

[quote="lipton"]Et d'après toi, est-il possible que le nom d'un soldat inscrit sur le mur puisse avoir "ses restes" enterrés à Colleville sous une tombe "known unto god"?
A+.[/quote]

Oui nous avons le cas dans le cimetière de Neuville en Belgique.

A+


Henri Rogister, Webmaster
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H Rogister
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Où sont les disparus ?

Message non lu par H Rogister »

Voici ce que j'écrivais en 1994 sur l'identification des corps pour le massacre de Baugnez.
Cela donne une idée sur le processus utilisé par les Américains pour l'identification des corps.

Bonne lecture

Découverte des corps

Bien que les Américains fussent au courant des atrocités commises à Baugnez et qu'une patrouille s'y rendit la nuit du 1er janvier 1945, il leur fut impossible de reprendre cette région avant le 13 janvier 1945. C'est le 120ème Régiment d'Infanterie de la 30ème Division qui fut chargé de cette mission.

Comment cela a-t-il été organisé:

Le Quartier Général de la 1ère Armée sélectionna une unité pour l'opération de ramassage des corps et déploya une équipe de l'Inspecteur Général dans la région pour y exercer le commandement complet du ramassage des dépouilles et préserver toutes preuves des crimes de guerre.

C'est le 4ème Peloton de la 3060ème Compagnie Quartier-Maître des Services de l'Enregistrement des Sépultures, sous les ordres du lieutenant William H Ewing, qui reçut la tâche de ramasser, de traiter, de préparer et d'identifier les dépouilles.

L'élément de la compagnie sous la direction du 1er sergent Francis Miner est arrivé dans la région de Malmedy et a pénétré sur les lieux du massacre le 13 janvier 1945.

Témoignage du 1er Sergent Francis Miner de la 3060ème Compagnie Quartier-Maître des Services de l?Enregistrement des Sépultures :

«Il avait neigé plusieurs fois depuis cet incident et une couche de neige fraîche recouvrait beaucoup de corps. Les températures gravitaient autour du point de congélation et les Allemands n'avaient fait aucune tentative pour enterrer les cadavres. Ces trois facteurs se sont combinés pour garder les dépouilles dans un état de conservation remarquablement bon.

Avant de commencer, les hommes du 3060ème ont conféré préalablement avec l'équipe de l'Inspecteur Général, les médecins et les représentants du 291ème Bataillon du Génie pour l'établissement des procédures pour les opérations de ramassage. Celles-ci ont commencé le 14 janvier 1945 et se sont terminées le lendemain en fin de journée.

Le sergent Francis Miner témoigne dans les termes suivants de ce qu'il a vu à Baugnez:

«Ils étaient couchés dans la neige. Quelques-uns avaient encore les mains au-dessus de la tête. D'autres avaient été abattus à bout portant et étaient mutilés. Certains qui, apparemment seulement n'avaient été que blessés, avaient été achevés d'une balle dans la tête. Près du corps d'un infirmier on pouvait voir son casque avec l'insigne de la Croix-Rouge. C'était une scène d'horreur et d'amertume».

«Après identification, nous avons placé ces corps gelés sur des civières et les avons chargés dans un camion pour les acheminer vers la gare de Malmedy. Là, nous prenions soin de ce qu'ils possédaient encore. Les effets personnels récupérés étaient placés dans de petits sacs individuels afin d'être envoyés aux Etats-Unis. C'étaient de simples formalités avant l'inhumation et le placement des croix blanches avec, cloués sur chacune d'elles un ou deux dog tags, appartenant à la victime inhumée».
Ensuite, une fois les rapports médicaux établis, nous préparions les corps pour l'inhumation».

«Au cours de cette opération, le terrain de ramassage se trouvait dans la zone de combat de première ligne. Des forces d'infanterie américaines ont creusé des trous de fusiliers dans un coin du champ. Les observateurs d'artillerie allemands pouvaient voir l'activité dans la zone du carrefour.

A une occasion au moins, le travail dut être suspendu à cause de tirs d'artillerie allemande qui arrivaient.

Ces interruptions et d?importantes chutes de neige ont empêché les chercheurs de localiser immédiatement toutes les dépouilles éparpillées dans un large périmètre.
Au cours des quatre mois qui ont suivi, la région environnante a encore livré environ 12 dépouilles supplémentaires qui ont toutes été identifiées par après.
La localisation des dépouilles individuelles a requis l'assistance d'un peloton du 291ème Bataillon du génie. Les sapeurs ont utilisé des détecteurs de mines pour repérer les corps par le métal de leur équipement ou de leurs effets personnels.

Quand les détecteurs repéraient des groupes de dépouilles, les soldats du quartier-maître dégageaient, au moyen de balais, la couche de neige qui recouvrait les corps. Le personnel de l'Enregistrement des Sépultures affectait à chaque dépouille un numéro de deux chiffres. Les hommes qui travaillaient sur place reportaient ce numéro sur un petit panneau qu?ils plaçaient à côté de chaque dépouille. Deux photographes du Corps des Transmissions prenaient des photos du lieu de localisation initiale, de la disposition et de l'état de chaque corps.

Témoignage du 1er Sgt Francis Miner :

«Tous les corps étaient gelés et quelques uns collaient au sol. La neige recouvrant les corps fut enlevée au moyen de balais et des cartons numérotés placés à côté de chacun des corps pour les localiser par photo sur le site et les identifier ensuite».

Après la prise des photos, le personnel de l'Enregistrement des Sépultures enleva les corps du champ et les porta sur la route toute proche. Outre qu'ils étaient complètement gelés, la plupart des corps étaient comme soudés au sol et, dans certains cas, à d'autres dépouilles. Après avoir séparé les dépouilles du sol et les unes des autres, une recherche soigneuse sur l?espace dégagé et dans le voisinage immédiat permit de recueillir certains effets personnels. Ces effets, trouvés près des dépouilles, accompagnèrent celles-ci quand les soldats les enlevèrent du champ sur des brancards ordinaires. Le personnel n'enleva aucune pièce d'équipement ou, d'effets personnels aux dépouilles ni pendant le ramassage, ni hors du champ, ni pendant le transport à Malmedy.

Sur le bord de la route qui conduisait à Malmedy, les équipes au travail chargèrent les dépouilles dans des camions pour le court trajet jusqu'au lieu de traitement des corps. Le froid âpre ayant gardé les dépouilles gelées; elles étaient plus faciles à manipuler.

Témoignage du 1er Sgt Francis Miner :

«Les corps étaient placés sur des civières pour être ensuite transportés par camion à la gare de Malmedy où nous les avons préparés pour l?identification. C?est là que nous avons procédé à l?identification médicale et récupéré leurs effets personnels tels que montre, stylo, portefeuille, argent, lettres, bagues ou autres bijoux etc qui seront renvoyés plus tard aux familles».

La 3060ème a procédé aux opérations de préparation des corps dans un bâtiment abandonné du chemin de fer à Malmedy. Le bâtiment avait subi des dégâts à la toiture et aux murs par les bombardements et l'artillerie, mais c'était le meilleur immeuble disponible qui combinait l'espace, la proximité du lieu de ramassage et l'accès au soutien de l'opération. Le bâtiment ne possédait pas l'eau courante ni l'électricité permettant d'opérer la nuit dans des conditions de "black-out". Les opérations de traitement des dépouilles cessèrent à la tombée de la nuit et les gardes de la 3060ème Compagnie assurèrent la sécurité du bâtiment jusqu'au lendemain.

Le bâtiment avait cependant deux avantages: un plancher en carrelage pour y étendre les dépouilles et le fait d'être relativement à l'abri de la vue du public. Au départ, la température à l'intérieur restait légèrement au-dessus du point de congélation. Pour fournir un peu de chaleur, la compagnie y installa plusieurs braseros de fortune faits de fûts dans lesquels brûlait du charbon.

Témoignage du 1er Sgt Francis Miner :

«Pour effectuer notre travail d?identification, nous avons utilisé la gare de chemin de fer de Malmedy, laquelle était dépourvue de toute utilité si ce n?est le carrelage blanc du sol sur lequel nous avons déposé les victimes du massacre. Il n?y avait pas non plus d?eau ni de chauffage. Tout ce dont nous disposions, c?était un tonneau dans lequel nous brûlions du charbon ou du coke pour obtenir un peu de chaleur».

Témoignage du 1er Sgt Francis Miner :

«Notre poste de commandement ne se trouvait pas à la gare mais dans une maison située non loin de là. Cette maison servait aussi de dortoir et de cantine et c?est là également que je recevais mes ordres.

En entrant dans la gare, les hommes de la 3060ème Compagnie de Quartier-maître placèrent les dépouilles sur le carrelage et ensuite les posèrent sur des tables pour être traitées. Ils enlevèrent tous les volumineux vêtements d'hiver extérieurs qui empêchaient un examen des blessures infligées. Le traitement comprenait la fouille des vêtements extérieurs et intérieurs pour y trouver d'autres objets personnels qui pourraient aider à la confirmation de l'identité de la victime. Ceux-ci pourraient être précieux plus tard, étant donné qu'à ce moment personne ne connaissait les dépouilles et ne pouvait aider à établir leurs identités.

Les soldats de la 3060ème Compagnie ont confectionné des plaques médicales d'urgence, du type en usage alors. Ils ont rassemblé et mis en lieu sûr les effets personnels tels que les stylos, les lettres, les montres et les portefeuilles. Le traitement comprenait une identification préliminaire.

D'habitude, l?unique plaque individuelle autour du cou de la dépouille était suffisante pour établir l'identité. Si les préparateurs ne trouvaient pas la plaquette autour du cou de la victime et, qu'au lieu de cela, ils la trouvaient quelque part ailleurs comme dans une poche, une recherche d'autres objets personnels était requise pour établir l'identité. La pratique courante, à l'époque, pour le marquage de la lessive exigeait que les soldats américains marquent l'initiale de leur nom et les quatre derniers chiffres de leur matricule militaire sur leurs vêtements. Ceci fournit un autre moyen fréquemment utilisé pour contrôler l'identité des dépouilles à Malmedy.

Témoignage du 1er Sgt Francis Miner :

«Nous avons établi l?identité de chaque soldat. Si leurs plaques d?identification étaient autour du cou, ce fait était considéré comme suffisant pour établir qui ils étaient. Autrement, nous devions établir leur identité au moyen des lettres initiales de leur nom suivies des 4 derniers chiffres de leur numéro matricule qui, en principe, devaient êtres portés à l?encre indélébile sur leurs vêtements».

Les empreintes aidaient aussi à l'établissement de l'identité. Dans certains cas, les soldats préparateurs durent utiliser des seringues hypodermiques pour injecter de l'eau dans les doigts des victimes pour en gonfler et raffermir les extrémités afin d'obtenir une empreinte de qualité. Avant leur déploiement en Europe, presque aucun des soldats de la compagnie quartier-maître qui traita les dépouilles n'avaient reçu d'instruction en bonne et due forme dans les Affaires Mortuaires. Cette compétence était une de celles qu'on avait reconnues critiques et enseignées aux nouveaux soldats dans la compagnie.

Peu de temps après la préparation, trois docteurs en médecine, sous l'observation attentive de l'équipe de l'Inspecteur Général de la 1ère Armée, ont préparé l'autopsie de chaque ensemble de dépouilles. L'équipe des médecins légistes dans presque tous les cas a utilisé le nombre à deux chiffres attribué sur-le-champ du massacre pour suivre et enregistrer les procédures. Il était encore possible que les survivants du massacre puissent s'être trompés et que les soldats tués soient morts à la suite de blessures reçues au combat. Le Quartier Général de la 1ère Armée était résolu à déterminer de façon spécifique si la mort avait été la conséquence d'une action de combat ou d'un meurtre avec une arme à feu après la capture.

Une étude des 72 autopsies au dossier a indiqué qu'au moins 20 hommes étaient porteurs, en plus des blessures par armes automatiques, de blessures à la tête par coups de feu, potentiellement mortelles, infligées à bout portant. La plupart de celles-ci avaient été infligées d'assez près que pour laisser des traces de brûlures de poudre sur la peau des dépouilles. Un groupe supplémentaire de 20 hommes présentait des preuves de blessure à la tête avec une arme à feu sans résidu de brûlure par la poudre. Dix autres présentaient des blessures par écrasement mortel ou traumatismes avec un instrument contondant, plus vraisemblablement avec une crosse de fusil allemand. Ceci a confirmé de nombreuses fois les suspicions américaines qu'une grande atrocité avait bien eu lieu.

Témoignage du 1er Sgt Francis Miner :

«Je me rappelle tout particulièrement un corps sur lequel j'ai travaillé. Ce soldat portait toujours son casque ; touché à la tête, il avait abondamment saigné et le sang avait gelé dans le casque. A la gare de Malmedy, nous utilisions un tonneau métallique dans lequel nous maintenions un feu pour recueillir un peu de chaleur lorsque nous travaillions. Le peu de chaleur obtenue suffit cependant à dégeler le sang et je fus bien saisi lorsque, dans un grand bruit, le casque tomba par terre quand j?ai retourné le corps.
Pendant tout notre travail, le sol ressemblait à une patinoire faite d'un mélange de neige et de sang, lequel continuait à suinter des blessures».

Seuls deux registres d'effets personnels ou d'autopsie mentionnent des dépouilles ayant des plaquettes d'identification. Comme la fouille des effets et les rapports d'autopsie furent très poussés et précis, on doit supposer que les soldats massacrés ne portaient pas leurs plaquettes le jour de leur mort. Ces plaquettes d'identification, très semblables à celles qui sont utilisées actuellement et qu'on présume être facile à se procurer, n'auraient pas été portées. On ne sait pourquoi, en grande partie, les hommes ne l'ont pas portée en ce cas-ci.

Ceci a rendu les efforts d'identification périlleux, pour récupérer les effets personnels à associer à chaque dépouille. Les effets les plus précieux pour l'identification, trouvés sur ou en dessous des dépouilles, comprenaient les carnets de soldes, les portefeuilles, les insignes de grade, les petites bibles et brochures religieuses, les montres et les lettres personnelles. Malgré l'absence quasi complète des plaquettes d'identification sur les dépouilles, les soldats de la 3060ème Compagnie quartier-maître ont identifié les dépouilles avec une certitude égale à celle qu'on attend des opérations des Affaires Mortuaires modernes.

Après la préparation, l'identification et l'autopsie, chaque corps fut placé dans une housse de matelas, pourvue d'une étiquette, comme linceul d'inhumation. Plusieurs fois par jour pendant les opérations de ramassage, des camions ont évacué les corps traités dans une unité de services d'un cimetière militaire opérant dans la région de Malmedy.

Pour les Américains tués à Baugnez, leur lieu de repos initial après traitement allait être le Cimetière Militaire d'Henri-Chapelle, à environ 25 miles au Nord de Malmedy. Une fois enterrés, on a attendu, jusqu'à la fin de la guerre, la décision de leurs familles soit de les laisser en Europe ou de les rapatrier aux Etats-Unis pour leur enterrement définitif. Beaucoup de familles ont choisi de faire ramener le corps de leurs soldats au pays mais 21 victimes du Massacre de Malmedy reposent toujours en paix à Henri-Chapelle.

Témoignage du 1er Sgt Francis Miner :

«Après toutes les opérations d?identification et l?autopsie qui fut pratiquée, les corps ont été inhumés au cimetière militaire américain de Henri-Chapelle».

«Une petite précision : Dans notre groupe, à part moi, il n?y avait qu?un autre soldat qui, avant d'entrer à l'armée avait une licence de directeur funéraire; il s?appelait Walter Hoepner et était originaire de Red Woods Falls, Minesota».


Henri Rogister, Webmaster
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Lipton
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Merci pour ce témoignage très instructif.
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Message non lu par jeepdu78 »

merci pour se recit qui est tres important


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Lipton
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Message non lu par Lipton »

Je reviens à l'un de mes précédents messages; si l'un d'entre vous a des infos sur ce qu'est devenu la patrouille du Lt Bucior du 502nd entre le Hameau Fournel et La Croix aux Bertots pendant le 6 juin, ca serait bien sympa de votre part.
Précision: inutile de me donner en lien des sites "généralistes" sur la 101ème ou sur le 502nd lors du dday.....d'après mes précédentes recherches, je n'ai pas trouvé trace du Lt Bucior dans ses divers sites.
Merci d'avance.
A+.


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Invité

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Message non lu par Invité »

en ce qui concerne les soldats allemands, 16602 d'entre eux sont toujours disparus... quoique on en retrouve encore chaque année.
pour le cimetière de colleville, observez un peu les unités représentées! vous aurez la surprise de constater que pres d'un tiers de ces noms faisaient partie de la 66ème division d'infanterie. ces hommes sont morts et ont été portés disparus pendant le nauvrage du SS leopoldville le 24 decembre 1944, alors qu'ils devaient rejoindre les ardennes en renfort (partant de cherbourg et allant à anvers, le leopoldville a été coulé par les allemands...)... c'est pourquoi on retrouve tant de noms du 262nd et 264th Inf Regts...
maintenat cette unité (la 66ème) à débarqué au havre fin 44, elle n'a donc pas combattu en normandie!
voila, c'était juste quelques précisions pour les disparus de colleville...


Big
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Message non lu par Big »

C'est vrai que la conception du cimetière US de Colleville est en cela particulière; Ce cimetière s'appelle Normandy cemetery parce qu'il regroupe l'ensemble ( en fait 40%) des soldats US tués en Normandie, Quelque soit la date Le plus ancien date du 19 Aug. 1942 (Howard T Henry, 1st Ranger Bat.) tué à Dieppe (haute Normandie) le plus tardif date de 1946.

Vous pourrez constater que il y a un nombre impressionant de dates de décès pré 6/44 dans le plot B, ce sont tous les aviateurs abattus dans la région et entérrés dans les cimetières locaux par les allemands;

Après la guerre, une unité spéciale, dont le camp se trouvait près de Carentan, avait en charge de relever tous les cimetières provisoires de la région; Ils devaient exhumer les soldats, les identifier grace à leurs empreintes dentaires puis, une fois la famille avisée, diriger la dépouille vers Colleville pour inhumation ou Cherbourg, en vue du rapatriement.


L'unité est restée jusqu'en 1949, les cimetières ont été fermé un par un, et quelque fois la décision de la famille n'étant toujours pas connue, les derniers corps étaient relevés puis réenterré dans le chantier suivant, certains ont été comme ça enterré 3 ou 4 fois avant d'atteindre leur dernière (pour de bon) demeure!!!


Big
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Message non lu par Big »

Il ya 307 known onto god à Colleville. C'est sûr que leurs noms sont sur le mur, mais 307 sur 1557, difficile de savoir qui est qui.

Après le DDay, beaucoup de cadavres ont été emportés par la marée, et ont été rejetés à terre jusqu'à trois semaines après!!
Vous imaginez l'état des corps après le passage des crabes!!!
Et surtout, ceux qui auraient pu les identifier étaient déja loin!


Big
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Message non lu par Big »

pour les allemands, il n'y en a plus que 16 601

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Lipton
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Message non lu par Lipton »

Rectification concernant le plus ancien enterré à Colleville: il s'agit de Quentin Roosevelt, aviateur pendant la WW1 et mort le 14 juillet 1918, frère de Théodore Roosevelt mort à 57 ans le 12 juillet 1944 et qui débarqua à Utah le 6 juin.
Tous 2 étaient frères et avaient pour père Franklin Roosevelt, président US pendant une partie de la WW2.
A+.


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