Quand Le Pen voulait rejoindre les FFI
Posté : 18 sept., 19:08
Quand Le Pen voulait rejoindre les FFI
En cherchant des infos sur les FFi du Loir & Cher qui ont combattu par la suite sur le front de Lorient je viens de découvrir ça :
Raymond Casas, ancien FTP, est l'un des fondateurs du Musée de la Résistance de Blois.
Romain Rosso Raymond Casas, 81 ans, ancien sergent des Forces françaises de l'intérieur (FFI), raconte pour la première fois à L'Express comment Jean-Marie Le Pen a essayé d'entrer dans la Résistance, en novembre 1944. Il est persuadé que Le Pen n'a jamais "digéré" ce refus.
Un ancien sergent des Forces françaises de l'intérieur (FFI), Raymond Casas, 81 ans, raconte pour la première fois à L'Express comment Jean-Marie Le Pen a essayé d'entrer dans la Résistance, en novembre 1944. Natif de La Trinité-sur-Mer (Morbihan), le jeune Jean-Marie, 16 ans, a tenté de s'engager dans les FFI, dans le corps franc du colonel Henri de La Vaissière, alias «Valin», héros de la Résistance, en se présentant au PC de Sainte-Anne-d'Auray, puis à celui de Carnac. Cette unité de 1300 hommes était issue du Loir-et-Cher, seule force non bretonne intégrée à la 19e division d'infanterie, aux côtés des Alliés.
Le Pen aurait déclaré à Valin:
«Mon colonel, vous êtes une unité de durs, de "rouges", de
révolutionnaires. Vous avez sans doute dans vos compagnies des jeunes de mon âge. Je désire les rejoindre.»
Valin: «Oui, un certain nombre de jeunes se sont vieillis en signant leur acte d'engagement à l'insu de leurs parents. Plusieurs ont été tués. Désormais, ordre est donné de s'assurer que nos volontaires ont bien 18 ans révolus. Tu es pupille de la nation: songe à ta mère! Nous t'offrons l'école
militaire.»
Raymond Casas, alors représentant des Jeunesses
communistes, fondateur du musée de la Résistance et de la Déportation de Blois, est persuadé que Le Pen n'a jamais «digéré» ce refus - ce qui expliquerait son aversion à l'égard des FFI (voir notre article du 22 février).
Toutefois, Casas estime que le colonel Valin a eu tort:
«En nous rejoignant, le jeune Le Pen aurait trouvé la "fratrie" qui lui a manqué à 16 ans. Je pense que l'orientation de sa vie eût été changée.»
Le Pen précise à L'Express: «Je ne réponds pas de l'exactitude [des propos], mais l'esprit en a été conservé. Je n'ai cependant pas conçu de ressentiment, seulement du dépit.»
http://www.lexpress.fr/info/france/elys ... p?id=10247
SOURCE :
http://mailgate.dada.net/soc/soc.cultur ... 41975.html
En cherchant des infos sur les FFi du Loir & Cher qui ont combattu par la suite sur le front de Lorient je viens de découvrir ça :
Raymond Casas, ancien FTP, est l'un des fondateurs du Musée de la Résistance de Blois.
Romain Rosso Raymond Casas, 81 ans, ancien sergent des Forces françaises de l'intérieur (FFI), raconte pour la première fois à L'Express comment Jean-Marie Le Pen a essayé d'entrer dans la Résistance, en novembre 1944. Il est persuadé que Le Pen n'a jamais "digéré" ce refus.
Un ancien sergent des Forces françaises de l'intérieur (FFI), Raymond Casas, 81 ans, raconte pour la première fois à L'Express comment Jean-Marie Le Pen a essayé d'entrer dans la Résistance, en novembre 1944. Natif de La Trinité-sur-Mer (Morbihan), le jeune Jean-Marie, 16 ans, a tenté de s'engager dans les FFI, dans le corps franc du colonel Henri de La Vaissière, alias «Valin», héros de la Résistance, en se présentant au PC de Sainte-Anne-d'Auray, puis à celui de Carnac. Cette unité de 1300 hommes était issue du Loir-et-Cher, seule force non bretonne intégrée à la 19e division d'infanterie, aux côtés des Alliés.
Le Pen aurait déclaré à Valin:
«Mon colonel, vous êtes une unité de durs, de "rouges", de
révolutionnaires. Vous avez sans doute dans vos compagnies des jeunes de mon âge. Je désire les rejoindre.»
Valin: «Oui, un certain nombre de jeunes se sont vieillis en signant leur acte d'engagement à l'insu de leurs parents. Plusieurs ont été tués. Désormais, ordre est donné de s'assurer que nos volontaires ont bien 18 ans révolus. Tu es pupille de la nation: songe à ta mère! Nous t'offrons l'école
militaire.»
Raymond Casas, alors représentant des Jeunesses
communistes, fondateur du musée de la Résistance et de la Déportation de Blois, est persuadé que Le Pen n'a jamais «digéré» ce refus - ce qui expliquerait son aversion à l'égard des FFI (voir notre article du 22 février).
Toutefois, Casas estime que le colonel Valin a eu tort:
«En nous rejoignant, le jeune Le Pen aurait trouvé la "fratrie" qui lui a manqué à 16 ans. Je pense que l'orientation de sa vie eût été changée.»
Le Pen précise à L'Express: «Je ne réponds pas de l'exactitude [des propos], mais l'esprit en a été conservé. Je n'ai cependant pas conçu de ressentiment, seulement du dépit.»
http://www.lexpress.fr/info/france/elys ... p?id=10247
SOURCE :
http://mailgate.dada.net/soc/soc.cultur ... 41975.html