David Kenyon Webster e/506
Posté : 30 oct., 20:51
On a pas mal parlé de Webster ici, transfuge de dernière minute de F/506 vers E/506...
Journaliste et écribvain, il a relaté sa guerre au sein de la 101 AB dans un livre "parachute Infantry"
Petit extrait, pour l'ambiance...
"...Les jours d'été sont longs en Angleterre. En juin, le soleil ne se couche pas avant 9 heures. Vous pouvez rester des heures à regarder les douces collines arrondies changer lentement de couleur, en vous demandant comment est l'été là-bas aux Etats Unis. Engoncés dans nos harnais et dans notre solitude, nous regardons vers le sud, au delà des vallées qui serpentent vers la mer. A quoi les allemands pensent ils en ce moment ? A leurs foyers probablement, et à des jours heureux? Quand l'obscurité viendra t'elle? Pourquoi fais je cela? Combien de chance de survie un para a t'il? Reste lumière, reste pour toujours, et jamais nous n'irons en Normandie.
Des groupes sont assis tranquillement sous les ailes des avions, et contemplent le coucher du soleil. Huit heures. "Ce ne sera plus long à présent" dit Porter, notre medic. Porter le medic, descendu par une mitrailleuse le lendemain et qui ne quittera plus le cimetière de sainte Mère Eglise. Neuf heures. quelques avions commencent à rugir. Vérification des moteurs. P....! Je hais ce bruit! Dix heures! De plus en plus nerveux, les hommes se lèvent et vont uriner de plus en plus souvent. Dix heure 30. Nous grimpons à bord des avions et nous nous asseyons en silence. Voici la fin de notre entraînement, le bout de la route. J'essaie de dormir mais en vain. Tout le terrain vibre à présent des rugissements des moteurs. Dernier échauffement. Dix heures 45! "C'est parti!" crie le chef d'équipage! "On y va!"
Onze heures! Notre avion fait un demi tour et roule pour s'aligner sur le tarmac. Silence de mort. J'avale une pilule contre le mal de mer et j'essaie de paraître décontracté, mais ça ne marche pas. Mes jambes sont en coton, ma bouche est sèche et je ne parviens à parler qu'à travers un murmure hésitant. Certains boys fument cigarette sur cigarette. Quelques uns sont endormis. Une accélération et nous décollons. We are Airborne. Il n'y a pas de billet retour...."
Journaliste et écribvain, il a relaté sa guerre au sein de la 101 AB dans un livre "parachute Infantry"
Petit extrait, pour l'ambiance...
"...Les jours d'été sont longs en Angleterre. En juin, le soleil ne se couche pas avant 9 heures. Vous pouvez rester des heures à regarder les douces collines arrondies changer lentement de couleur, en vous demandant comment est l'été là-bas aux Etats Unis. Engoncés dans nos harnais et dans notre solitude, nous regardons vers le sud, au delà des vallées qui serpentent vers la mer. A quoi les allemands pensent ils en ce moment ? A leurs foyers probablement, et à des jours heureux? Quand l'obscurité viendra t'elle? Pourquoi fais je cela? Combien de chance de survie un para a t'il? Reste lumière, reste pour toujours, et jamais nous n'irons en Normandie.
Des groupes sont assis tranquillement sous les ailes des avions, et contemplent le coucher du soleil. Huit heures. "Ce ne sera plus long à présent" dit Porter, notre medic. Porter le medic, descendu par une mitrailleuse le lendemain et qui ne quittera plus le cimetière de sainte Mère Eglise. Neuf heures. quelques avions commencent à rugir. Vérification des moteurs. P....! Je hais ce bruit! Dix heures! De plus en plus nerveux, les hommes se lèvent et vont uriner de plus en plus souvent. Dix heure 30. Nous grimpons à bord des avions et nous nous asseyons en silence. Voici la fin de notre entraînement, le bout de la route. J'essaie de dormir mais en vain. Tout le terrain vibre à présent des rugissements des moteurs. Dernier échauffement. Dix heures 45! "C'est parti!" crie le chef d'équipage! "On y va!"
Onze heures! Notre avion fait un demi tour et roule pour s'aligner sur le tarmac. Silence de mort. J'avale une pilule contre le mal de mer et j'essaie de paraître décontracté, mais ça ne marche pas. Mes jambes sont en coton, ma bouche est sèche et je ne parviens à parler qu'à travers un murmure hésitant. Certains boys fument cigarette sur cigarette. Quelques uns sont endormis. Une accélération et nous décollons. We are Airborne. Il n'y a pas de billet retour...."