Je n'ai jamais lu le livre de Guy, et pourtant c'est pas faute de ne pas en entendre parlé
Pour ceux qui ce permettent de juger ou de douter de la véracité du temoignage de Sayer, (ca reste un temoignage, pas une etude historique mené par un grand historien), je repondrai qu'avant de parlé, il faut l'avoir vecu et ca s'arrete la.
Sautrelle, comme j'aime pas les phrases pas clair, je vais juste preciser suite a ca, meme si je repete ce que tu voulai dire :
L'histoire des malgré nous est complexe mais l'engagement dans la SS était volontaire et on devait être accepté
L'engagement dans la waffen SS etait bien volontaire, mais avant 43, parcequ'en 43 et jusqu'a la fin, beaucoup d'hommes y ont été incorporé de force (et meme des allemands). C'est le cas des alsaciens née en 1908, 1909, 1924 et la moitier de ceux née en 1926, qui y ont été affecté au meme titre que leurs camarades incorporé de force dans la wehrmacht. 60% d'entre eux y sont resté, victimes l'image que l'ont avait des waffen SS alors qu'il l'etait autant que vous ou moi, pour les survvants, ils furent collectivement qualifier de "criminels de guerre" par le tribunal de Nuremberg, alors qu'a aucun moment on a tenter ou meme penser prendre en compte leur situation et leur responsabilité individuelle.
Et que l'on soit née a Paris, Strasbourg, Londres, Moscou ou allieurs, ce n'est pas la question, la question est : dans quels conditions ont ils rejoint les waffen SS ou la wehrmacht et quelles en etaient les concequences.
Pour repondre a gennaker
En ce qui concerne son camarade, je pense que la fin de la guerre et le retour dans son village français a dû être terrible, avec cette culpabilité pesante, cette incompréhension et cette étiquette de coupable avec laquelle il a dû vivre... d'où le peu d'envie de renouer avec ce passé brûlant...
Je ne pense pas trop m'avancer en lisant cela que le cas de Guy represente tout une génération. Tres peu de grand-pere en Alsace parle de cette epoque (peut etre maintenant un peu plus, vu leur age avancé). Beaucoup prefere ce traire et oublier, a l'image aussi de mon grand pere qui apres plus de 50 ans n'as jamais rien laché (sauf quelques annectodes), meme pas a ses enfants, petis enfants, a sa femme..., et pourtant, c'est une grande et unique aventure ... 2 ans dans l'armée francaise, 10 mois dans la wehrmacht puis 17 mois en captivité dans les camps sovietique, une aventure qui commence en 1937 et qui se termine en 1945, 8 ans d'une vie ...
Mais pour lui, sa vie a (re)commencé a une date : 1945 apres son rapatriement d'URSS et lorsqu'il a rencontré ma grand-mere, avant c'est le trou noir pour nous (tout les autres), sans trop exagéré, la seul chose que je connaissais y a pas si longtemps c'etait sa date de naissance ...
Je pense qu'il n'y a qu'une explication : la culpabilité, peut etre la honte... en tout cas il n'y a pas de fierté, et encore moins d'heroisme....
Mais ecrire un livre comme Guy, c'est deja aller au dela ...