Mort d'Henryk Mandelbaum
Posté : 17 juin, 15:20
Henryk Mandelbaum, un des derniers survivants du Sonderkommando d'Auschwitz-Birkenau, chargé par les nazis de vider les chambres à gaz et de brûler les corps, est décédé mardi à l'âge de 85 ans, après une vie passée à témoigner contre l'horreur des camps, a annoncé le directeur du musée d'Auschwitz Piotr Cywinski.
Né le 15 décembre 1922 dans une famille juive d'Olkusz dans le sud de la Pologne, M. Mandelbaum avait réussi à se cacher des Allemands du début de la guerre jusqu'au printemps 1944.
Arrivé dans le camp le 22 avril 1944, Mandelbaum avait été directement affecté par les Allemands au Sonderkommando (commando spécial), uniquement composé de jeunes juifs. Ses propres parents avaient alors déjà été tués dans les chambres à gaz du camp.
"J'étais jeune et fort, les SS sélectionnaient les hommes les plus costauds pour ce travail", avait-il expliqué à l'AFP en mai 2006. "Je voulais survivre et je devais faire ce travail, même si c'était contre moi-même. Un refus aurait signifié ma mort".
Il a été le témoin des massacres les plus intensifs de l'histoire du camp, quand 300.000 juifs hongrois furent assassinés en deux mois seulement.
"Quand je me suis retrouvé au Sonderkommando, je me suis dit que j'étais vraiment arrivé en enfer. Des flammes et de la fumée partout. Avant de vider les chambres à gaz, on devait arracher les dents en or et dépouiller les corps des bijoux cachés dans toutes les parties les plus intimes et puis couper les cheveux", racontait-il. "Il fallait une vingtaine de minutes pour que les corps brûlent dans les 15 fours du crématoire 2".
Au total, de 1940 à 1945, environ 1,1 million de personnes, dont environ 1 million de juifs ont été assassinés dans le camp nazi d'Auschwitz-Birkenau.
"A l'arrivée des déportés au camp, les SS leur disaient qu'ils devaient aller d'abord sous la douche. Dans une pièce qui ressemblait à un vestiaire, ils se déshabillaient. Puis, une ambulance avec une croix rouge arrivait et, par deux trous dans le toit, les SS versaient le gaz, le Zyklon B", avait-il encore dit à l'AFP.
"Les fours crématoires No 2 et 3 étaient les plus modernes et avaient la plus grande capacité. Mais quand ils ne suffisaient plus, les corps étaient brûlés dehors, sur un pré", racontait-il.
"Nous devions ensuite écraser les os pour les réduire en poudre qui était ensuite jetée dans la rivière".
Parmi les centaines de membres du Sonderkommando, seulement quelque 70 ont survécu à la guerre, selon le directeur du musée d'Auschwitz. Ils étaient régulièrement renouvelés par les SS. "Quand un jour le Sonderkommando s'est révolté, les SS, pour nous punir, ont fusillé un sur trois d'entre nous", confiait l'ancien prisonnier.
Mais Henryk Mandelbaum, à qui les SS avaient tatoué le matricule 181.970 sur le bras, a été celui qui a le plus parlé des atrocités dont il a été le témoin le plus direct. Il était un des survivants les plus sollicités par les milliers de jeunes qui viennent chaque année du monde entier pour visiter Auschwitz-Birkenau.
Henryk Mandelbaum avait figuré parmi les 32 survivants d'Auschwitz choisis pour rencontrer le pape Benoît XVI, le 28 juin 2006, et prier avec lui sur le Mur des fusillés d'Auschwitz I, la partie la plus ancienne du camp.
source : http://afp.google.com/article/ALeqM5gmY ... dLXEoR9b_Q
Né le 15 décembre 1922 dans une famille juive d'Olkusz dans le sud de la Pologne, M. Mandelbaum avait réussi à se cacher des Allemands du début de la guerre jusqu'au printemps 1944.
Arrivé dans le camp le 22 avril 1944, Mandelbaum avait été directement affecté par les Allemands au Sonderkommando (commando spécial), uniquement composé de jeunes juifs. Ses propres parents avaient alors déjà été tués dans les chambres à gaz du camp.
"J'étais jeune et fort, les SS sélectionnaient les hommes les plus costauds pour ce travail", avait-il expliqué à l'AFP en mai 2006. "Je voulais survivre et je devais faire ce travail, même si c'était contre moi-même. Un refus aurait signifié ma mort".
Il a été le témoin des massacres les plus intensifs de l'histoire du camp, quand 300.000 juifs hongrois furent assassinés en deux mois seulement.
"Quand je me suis retrouvé au Sonderkommando, je me suis dit que j'étais vraiment arrivé en enfer. Des flammes et de la fumée partout. Avant de vider les chambres à gaz, on devait arracher les dents en or et dépouiller les corps des bijoux cachés dans toutes les parties les plus intimes et puis couper les cheveux", racontait-il. "Il fallait une vingtaine de minutes pour que les corps brûlent dans les 15 fours du crématoire 2".
Au total, de 1940 à 1945, environ 1,1 million de personnes, dont environ 1 million de juifs ont été assassinés dans le camp nazi d'Auschwitz-Birkenau.
"A l'arrivée des déportés au camp, les SS leur disaient qu'ils devaient aller d'abord sous la douche. Dans une pièce qui ressemblait à un vestiaire, ils se déshabillaient. Puis, une ambulance avec une croix rouge arrivait et, par deux trous dans le toit, les SS versaient le gaz, le Zyklon B", avait-il encore dit à l'AFP.
"Les fours crématoires No 2 et 3 étaient les plus modernes et avaient la plus grande capacité. Mais quand ils ne suffisaient plus, les corps étaient brûlés dehors, sur un pré", racontait-il.
"Nous devions ensuite écraser les os pour les réduire en poudre qui était ensuite jetée dans la rivière".
Parmi les centaines de membres du Sonderkommando, seulement quelque 70 ont survécu à la guerre, selon le directeur du musée d'Auschwitz. Ils étaient régulièrement renouvelés par les SS. "Quand un jour le Sonderkommando s'est révolté, les SS, pour nous punir, ont fusillé un sur trois d'entre nous", confiait l'ancien prisonnier.
Mais Henryk Mandelbaum, à qui les SS avaient tatoué le matricule 181.970 sur le bras, a été celui qui a le plus parlé des atrocités dont il a été le témoin le plus direct. Il était un des survivants les plus sollicités par les milliers de jeunes qui viennent chaque année du monde entier pour visiter Auschwitz-Birkenau.
Henryk Mandelbaum avait figuré parmi les 32 survivants d'Auschwitz choisis pour rencontrer le pape Benoît XVI, le 28 juin 2006, et prier avec lui sur le Mur des fusillés d'Auschwitz I, la partie la plus ancienne du camp.
source : http://afp.google.com/article/ALeqM5gmY ... dLXEoR9b_Q