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de la page Omaha
Beach (1) :
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Abrités
derrière les "hérissons tchèques",
ces soldats américains tentent de survivre. |
La
plage est jonchée de matériel divers et de corps humains
déchiquetés par les balles et les éclats d'obus.
Tous ces éléments sont petit à petit rapportés
par la marée montante et les blessés situés
au milieu de la plage et ne pouvant plus bouger sont condamnés
à mourir par noyade si personne ne leur vient en aide. Les
soldats américains sont tous mélangés et personne
n'a véritablement débarqué à l'endroit
prévu. En effet, les conducteurs des péniches d'assaut
estiment qu'il vaut mieux débarquer les hommes à un
endroit où le feu se fait moins dense, plutôt que de
les faire respecter un simple plan et de les envoyer à une
mort plus que certaine. Les artilleurs allemands font régulièrement
mouche et détruisent de nombreuses barges avant mêmes
qu'elles n'atteignent le rivage.
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Barge
en feu devant la plage d'Omaha, touchée de plein fouet
par un obus allemand. |
Les
survivants des cinq premières vagues d'assaut tentent de
survivre à l'enfer. Les snipers allemands tirent sur les
officiers américains et sur ceux qui semblent vouloir prendre
les choses en mains, les mitrailleuses crachent depuis les bunkers
et les points fortifiés un déluge de métal
qui est croisé par d'autres mitrailleuses, les canons et
les mortiers font exploser des véhicules qui ont réussi
à débarquer... Tout mouvement, toute percée
semble impossible.
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Cette
photo est extraite du film réalisé par le cameraman
Wall, qui perdra sa jambe vers 10h00 sur Omaha. |
La
première percée
Vers
9h30, les choses commencent à évoluer sur Omaha, principalement
à l'est de la plage, aux environs du secteur Fox, où les tirs sont moins denses qu'à l'ouest d'Omaha. Un groupe
d'américain évolue alors vers l'est en direction de
la ville de Port-en-Bessin afin d'effectuer la jonction avec les
troupes débarquées britanniques, distantes de près
de 16 kilomètres.
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Les
barges continuent à débarquer des soldats sur
la plage. |
Il
est 10 heures. Voici près de trois heures et demie que les
forces américaines piétinent sur Omaha Beach : quelques
hommes des 1er, 2ème et 3ème bataillons du 16ème
régiment de la 1ère division d'infanterie, tentent
une sortie. Ils se sont regroupés et forment une force de
près de 200 unités, ce qui relève du miracle.
Profitant d'un épais nuage de fumée provenant de l'incendie
du plateau causé par les bombardements alliés, les
soldats américains progressent, parfois même avec des
masques à gaz sur leur visage pour se protéger.
Le
général Bradley,
situé sur le pont du croiseur USS Augusta, observe avec ses
jumelles l'évolution de la bataille. Les rapports de la Marine
sont catastrophiques : les pertes sont monstrueusement élevées.
Bradley pense même, durant un instant, interrompre le ballet
des renforts vers Omaha et de les rediriger vers Utah dont les rapports
sont bien meilleurs. Mais il se persuade que la seule chance pour
les Alliés de capturer cette plage est d'envoyer encore et
encore de très nombreux renforts : les Allemands devront
bien plier à un moment ou à un autre sous le poids
de l'immense machine de guerre américaine.
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Omar
Bradley (lunettes), commandant les forces américaines,
observe l'évolution des combats sur Omaha. |
La
réaction américaine
Cette
réaction fait face à la probabilité d'un renforcement
des troupes allemandes alors que les Américains piétinent
toujours sur la plage. Si les troupes ennemies sont renforcées
en hommes et en munitions pensent les soldats alliés sur
Omaha Beach, il sera impossible de tenter une vaste percée.
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Sur
la plage, les médecins sont submergés par les
centaines de blessés en attente de soins. |
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Mais
ces renforts allemands ne viennent pas : les généraux
du 3ème Reich sont mal informés de la situation et
ils n'estiment pas nécessaire d'envoyer immédiatement
des moyens lourds vers les plages.
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Soldats
américains tués sur la plage d'Omaha devant Vierville-sur-Mer. |
Sur
la plage, les véhicules qui ne sont pas encore détruits
par les canons allemands ne peuvent pas évoluer au milieu
d'un désordre épouvantable : les morts et les blessés
jonchent le sable de Normandie, des carcasses de véhicules
brûlent, des casques, des armes, des cartouchières,
des habits sont abandonnés et donnent ainsi aux hommes qui
se battent sur Omaha un avant-goût de l'enfer plus que réaliste.
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Débris
de toutes sortes et épaves de péniches de débarquement
sur la plage. |
Les
officiers généraux de l'armée américaine
s'inquiètent : la silhouette de la défaite plane sur
Omaha. Le Major General Clarence Huebner, commandant la
1ère division d'infanterie, demande à l'artillerie
navale d'appuyer au plus près les fantassins. Certains navires
alliés s'approchent à près de 800 mètres
de la plage pour tirer presqu'à bout portant sur les points
fortifiés allemands qui continuent de vomir des balles et
des obus sur les assaillants qui fourmillent sur la plage.
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Sauvetage
de soldats américains qui ont manqué de peu de
se noyer en Manche. |
En
route vers l'intérieur
Vers
11 heures, les percées vers le plateau se multiplient et
des centaines de soldats, engourdis par le bruit et le froid, se
ruent à l'assaut des positions allemandes dominant la plage
et toujours actives. Alors que les débarquements de véhicules
sont interrompus, des centaines de fantassins mettent pied sur la
plage désormais appelée : bloody Omaha ou
Omaha la sanglante. Le 18ème régiment d'infanterie,
fraîchement débarqué sur le secteur "Easy",
gagne le plateau et presse en direction du village de Colleville-sur-Mer
dans lequel le 16ème régiment d'infanterie combat
déjà.
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Les
renforts continuent de débarquer sur la plage. |
Les
positions allemandes dominant le rivage sont prises une par une
à revers et peu à peu, en début d'après-midi, le vacarme assourdissant cesse sur Omaha. Les véhicules sont
ensuite à nouveau autorisés à débarquer,
car les sapeurs ont dégagé 5 autres sorties ce qui
porte à 6 au total le nombre de sorties créées,
sur les 16 prévues au préalable.
En
fin d'après-midi, la plage est sous contrôle, mais
régulièrement des tireurs embusqués allemands
ouvrent le feu sur les troupes débarquant ou sur les blessés
regroupés et attendant leur évacuation vers l'Angleterre.
En début de soirée, la route côtière
reliant Vierville-sur-Mer, Saint-Laurent-sur-Mer et Colleville-sur-Mer
est atteinte par différents groupes américains, notamment
des 115ème et 116ème régiments de la 1ère
division d'infanterie. La tête de pont qui jusqu'alors était
de 5,9 kilomètres de long, soit la longueur totale d'Omaha
Beach, représente à ce moment une ligne de front de
9 kilomètres de long et 3 kilomètres de large.
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Les
renforts en route vers l'intérieur des terres afin de
protéger la fragile tête de pont américaine. |
Bilan
Au
soir du 6 juin 1944, près de 30 000 hommes et femmes sont
débarqués sur Omaha Beach. 2500 soldats américains
ont perdu la vie, ont été blessé, sont portés
disparus ou ont été fait prisonnier dans les premières
heures de l'assaut. Le 6 juin à 24 heures, on dénombre
près de 3000 américains tués. La tête
de pont est extrêmement fragile et les Alliés sont
en position de faiblesse à Omaha : la moindre contre-attaque
massive avec blindés de la part des Allemands peut brusquement
mettre en péril le bon déroulement de l'opération
Overlord. Les prochaines 24 heures seront, au sud et sur les flancs
d'Omaha, décisives.
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A
Omaha, les péniches de débarquement déchargent
les différents équipements nécessaires
aux soldats. |
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