IL Y A TOUT JUSTE 64 ANS, SOUVENONS NOUS... 3 Juillet 1944

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Invité

IL Y A TOUT JUSTE 64 ANS, SOUVENONS NOUS... 3 Juillet 1944

Message non lu par Invité » 02 juil., 16:11

Je pense refaire ce panneau là! J'espere juste le réussir.



Yakov
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IL Y A TOUT JUSTE 64 ANS, SOUVENONS NOUS... 3 Juillet 1944

Message non lu par Yakov » 02 juil., 16:39

Alors ici, je me pose une question ... Quelle est donc ce montage sur l'arrière de la Jeep ?

Brancard ?

Ensuite, sauf erreur de ma part, on dirais que le rétro de la jeep est Carré ?!



Invité

IL Y A TOUT JUSTE 64 ANS, SOUVENONS NOUS... 3 Juillet 1944

Message non lu par Invité » 02 juil., 20:39

2 Juillet 1944: Von Rundstedt décoré... et limogé.


En 1940, Gerd Von Rundstedt tena un rôle capital dans l'attaque contre la France avec sous ses ordres pas moins de 45 divisions dont sept blindées et trois motorisées.
Il sera nommé "Generalfeldmarschall" le 19 juillet 1940. Issu d'une famille de la plus pure artistocratie prussienne, monarchiste bon teint, il ne témoigne d'aucune admiration envers le "petit caporal" Hitler.
Il lui reconnait en revanche le mérite d'avoir effacé le "Diktat" et d'avoir restauré la grandeur de l'Allemagne.


Depuis 1942, le maréchal Von Rundsteht est commandant en chef des forces allemandes à l'Ouest de l'Europe. L'homme, un fin stratège, n'a jamais perdu de bataille. Mais ses différents avec le Führer lui ont entraînés un affaiblissement moral.
Dans son quartier général de Saint-Germain-en-Laye, il mêne une vie désabusée, se réfugiant volontiers dans une résignation sarcastique.
"Je n'était pas libre de choisir ma voie, avoura-t-il plus tard. La seule autorité que j'avais, c'était de donner l'ordre de changer la sentinelle qui veillait devant ma porte." En effet, il n'avait pas d'emprise sur la marine et l'aviation. Il était même surveillé par le haut commandement de la Wehrmacht et notamment par , Keitel et Jodl qu'il surnomme les "généraux béni oui-oui".

Von Rundstedt est en désaccord avec Rommel ,qu'il nomme d'ailleurs le "maréchal gamin". Leurs avis divergent sur le déploiment des divisions blindées ainsi que sur le potentiel de défense du Mur de L'Atlantique, auquel Rundstedt, apôtre de la guerre de mouvement ne croit guère: " Un mythe! Rien devant, Rien derrière. Un simple décor! Tout juste un bluff destiné davantage au peuple allemand qu'à l'ennemi."


Un mois après le Débarquement, le grand quartier général reproche à Rundstedt de ne pas avoir rejeté les Alliés à la mer. "Si vous croyez pouvoir faire quelque chose de mieux, répond-il exaspéré, vous feriez mieux de venir ici vous mêmes pour diriger toute cette saleté."

Le 1er juillet, Keitel s'inquiète de la perte de Cherbourg et de l'échec de la contre-attaque sur l'Odon :" Mais qu'est ce que nous allons faire?"
Von Rundstedt, impassible, lui répond froidement: "Qu'est ce que vous voulez faire? Mais faire la paix tas d'idiots! Qu'est-ce que vous pouvez faire d'autre?"

En ce Dimance 2 Juillet 1944, Hitler decerne à von Rundstedt les feuilles de chêne sur sa croix de fer... et le relève de son commandement. Il sera remplacé par le maréchal von Kluge.

D'après J.Quellien.

Image
Portrait de Gerd von Rundstedt, assez affrayant je trouve...


Il y a tout juste 64 ans, souvenons nous.
A+.
Gaël.


[quote="USmedic"][quote="SULLY"]
Je m'excuse auprès des fidéles de ce poste pour cette publication tardive (1 juillet 2008, vers 23:30).
Journée chargée... :)
[/quote]
on se demande bien ce que tu as fais de 17h a 20h :roll: :lol: [/quote]
Bah, bah, je sais plus :dwarf:.



Merci Adrien pour ta participation. :D



Invité

IL Y A TOUT JUSTE 64 ANS, SOUVENONS NOUS... 3 Juillet 1944

Message non lu par Invité » 03 juil., 22:31

3 Juillet 1944- Les Américains entrent dans un cauchemar: L'enfer du bocage.

Une semaine après la prise de Cherbourg, les Américains relancent l'offensive dans le Cotentin. Cette fois, il s'agit d'attaquer en direction du Sud, à partir du front, stabilisé depuis une quinzaine de jours dans ce secteur, entre Portbail et le sud de Carentan.
La tactique retenue par Bradley consiste à atteindre d'abord une ligne de départ plus favorable pour déclencher ensuite l'assaut qu'il espère décisif.

L'objectif retenu est la grande route joignant Coutances à Saint-Lô. Mais pour y parvenir, et dans l'immédiat, ses troupes doivent d'abord conquérir la vingtaine de kilométres qui les en séparent.
Les GI's ne le savent pas encore, en ce Lundi 3 Juillet 1944, veille de leur fête nationale, mais ils entrent dans la période la plus difficile pour eux de la Bataille de Normandie: la terrible et éprouvante guerre des haies.

Le terrain est défavorable à bien des égars. Il faudra, à l'Ouest, enlever la série de hauteur qui encadrent le bourg de la Haye-du-Puis, et plus à l'Est, franchir le "Col du Cotentin" et ses marais. Une tâche d'autant plus ardue que pendant le répit qui leur a été laissé par la libération du Nord-Cotentin et de Cherbourg, les Allemands ont eu tout le loisir de mettre en place de solides positions défensives, notamment la "ligne Malhmann", du nom du commandant de la 353e division, récemment arrivée de Bretagne. les haies, la pluie battante et la boue feront le reste.

Il faudra près d'une semaine, et bien des déboires, avant de s'emparer de La Haye-du-Puits. Particulièrement éprouvée, la 90e division perdra 2000 hommes sur les pentes du Mont-Castre.
L'avance en direction de Lessay sera tout aussi coûteuse, avec près de 10 000 hommes mis hors de combat pour un gain de 10Km: un homme perdu pour chaque métre gagné. Bradley devra stopper l'offensive avant son terme.

L'attaque du VIIe corps de Collins de Carentan vers Périers, au travers des marais de Gorges et de Graines, se déroula dans des conditions aussi dramatiques pour les fantassins, progressant sur un sol détrempé face aux grenadiers des divisions SS Götz von Berlichingen et Das Reich en embuscade autour des bourgades de Sainteny.
Grands seigneurs, ceux-ci pourront renvoyer dans leurs lignes des infirmiers américains tombés entre leurs mains en ajoutant à l'intention de leur adversaires: "Vous en aurez plus besoin que nous."

Par leur dureté et l'hécatombe qu'elles provoqueront, les batailles de La Haye-du-Puis, Lessay et Sainteny resterons comme les symboles des souffrances endurées par les troupes américaines dans les premiers jours de juillet 1944.

Jean Quellien



Image
Un soldat allemand se rend aux soldats américains auprès d'une église à la Haye du Puits. (Archive 39-45)


Il y a tout juste 64 ans, souvenons nous...




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