L'armement et l'équipement francais en 1940.

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arkonice
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L'armement et l'équipement francais en 1940.

Message non lu par arkonice » 23 sept., 22:43

De même que l'armée Italienne sur le front des Alpes.Malgré des effectifs4 à 8 fois (selon l'endroit)plus nombreux ,notamment dans le SFAM)elle n'a jamais pu franchir la Ligne Maginot.
Pour les incrédules ,la LM allait de la Savoie jusqu'à la mer,le dernier gros ouvrage étant situé au Cap Martin,près de Menton.
J'ai des preuves Image



tutubancul
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L'armement et l'équipement francais en 1940.

Message non lu par tutubancul » 29 sept., 02:02

en tant que militaire en 1980,,,il semble que le fusil lebel est pas si mal que ca! le seul probleme c est la cartouche,pour la mitrailleuse c est evident! pour le reste de l armee francaise, ce n est pas l armement qui merde en 1940, mais ca tout le monde le sait! c est les officiers,et les politiques!le mur de l atlantique n a servi a rien ,pas plus que la ligne maginot,tout le monde le sait ,sacrifier de l argent pour un mur alors qu il y a peut etre a investir dans une modernisation de l armement et de l organisation, groupes de combats independants! comme le disait si bien le colonel de gaule il faut faire des regiments de blindes



Soldat aéroporté
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L'armement et l'équipement francais en 1940.

Message non lu par Soldat aéroporté » 29 sept., 10:44

Le grand père d'un de mes amis était pilote français, mais il n'a jamais pu décoler pace qu'il n'y avait pas de munitions et de carburant Image



CaZo
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L'armement et l'équipement francais en 1940.

Message non lu par CaZo » 29 sept., 20:58

Et s'il avait pu décoler, il se serait sans doute écraser à cause du sucre que nos gentils communistes français ont mis dans les moteurs d'avions en 40! Donc finalement, il a peut-être eu de la chance de ne pas pouvoir décoler!



stan_hudson
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L'armement et l'équipement francais en 1940.

Message non lu par stan_hudson » 29 sept., 22:24

QUI EST RESPONSABLE DE LA DEFAITE DE MAI 1940 ?

| Nicolas BERNARD & Matthieu BOISDRON | en ligne depuis : Mai 2000 | © www.1939-45.org |



Avant Propos : Il est des légendes qui sont tenaces. L'explication de la défaite de l'armée française en 1940 en est un parfait exemple. En effet, la "thèse populaire" la plus répandue consiste à affirmer qu'au delà des bévues des généraux et des actions de la "5e colonne" (...), l'armée française souffrait d'un manque cruel d'armes et surtout de matériels (chars). Cet état de fait serait la résultante d'une politique de désarmement intensive menée par le Front Populaire dans les années 1936-38. C'est d'ailleurs cette explication qui sera reprise par les accusateurs de Vichy lors du célèbre procès de Riom, visant à juger les coupables de la défaite. Voici pour vous forger une opinion sur la question quelques éléments de réflexions livrés par Nicolas Bernard et Matthieu Boisdron. - Le webmaster - Yannis KADARI.



LE FRONT POPULAIRE ET LA DEFENSE

Au Conseil des Ministres du 07 septembre 1936, un Plan quadriennal pour l'armement terrestre est adopté. L'Etat-Major demandait neuf milliards de francs. Quelle somme est accordée par le gouvernement ? 14 milliards. Mieux : le Conseil des Ministres lance un plan visant à la mise sur pied de 1500 avions de combat. Et un programme naval de trois ans est adopté quelques semaine plus tard. Deux ans plus tôt, le Gouvernement Doumergue accordait 3 milliards et 415 millions. Qui était alors Ministre de la Guerre ? Le Maréchal Pétain. Cette politique de réarmement a d'ailleurs été considérablement freinée dès 1935 par une politique de déflation menée par un Président du Conseil qui n'était autre que... Pierre Laval.

Le Front populaire sacrifie ainsi de nombreuses promesses électorales à la politique de réarmement. En 1938, les crédits militaires englobent 8,6 % du revenu national (Allemagne : 17 % et Grande-Bretagne : 08 %). Encore ne faut-il pas oublier les autres contraintes : manque de coopération (pourtant indispensable, au vu de la Constitution de la IIIe République) du Sénat, fuite des capitaux, etc. En outre, de nombreux membres de l'opposition s'opposent aux programmes de réarmement : selon eux, le Front populaire est inféodé au Kremlin. Que veut le Kremlin ? Dominer le monde. Comment y parvenir ? En détruisant l'Occident. Comment faire ? Amener la France et l'Allemagne à se déclarer la guerre. "Le communisme, c'est la guerre", dit un slogan. Réarmer, c'est faire le jeu de Moscou et aboutir à une nouvelle boucherie comme 14-18.

Ainsi le Front Populaire a-t-il fourni les capitaux, au risque de saboter son programme social. Mais la production ? Suit-elle ?

On a accusé (et parmi les accusateurs, Alfred Sauvy...) la loi des 40 heures d'avoir ralenti la production. Il est vrai que cette idée est confirmée par les statistiques opérées à cette époque et après la guerre. Cela dit, d'autres facteurs doivent entrer en considération.

Le programme d'armement aérien, par exemple. Les usines en question ne disposent déjà pas d'un matériel de qualité et ignoraient la signification des termes "production en série" ; on en est encore au stade des petites manufactures... En outre, des difficultés se posent dès lors qu'il s'agit de passer de la construction de nouveaux modèles, les ateliers devant déjà achever la fabrication des anciens et n'étant pas adaptés, d'un point de vue technique, à ces nouvelles commandes. Le Ministre de l'Air, Pierre Cot procède à des nationalisations (une quarantaine d'entreprises) et aux modernisations qui s'imposent. Ainsi, dans une usine, la durée de fabrication d'un chasseur Morane Saulnier Ms 406 passe de 30.000 heures en 1936 à 8.500 heures à la fin de l'année 38.

Toujours est-il qu'il est certain que la loi des 40 heures est l'une des causes essentielles du ralentissement de la production militaire. Encore ne faut-il rien exagérer : la France aligne autant (d'aucuns disent plus) de chars que l'Allemagne en 1940. En outre, les investissements massifs concernent la ligne Maginot. On ne peut alors pas reprocher au Front Populaire d'avoir préféré le social au militaire. En fait, les reproches devraient concerner les choix opérés dans l'allocation des crédits. Rétrospectivement, il est évident qu'il aurait fallu renforcer l'aviation à la place de la Ligne Maginot... Mais ce n'est qu'un raisonnement a posteriori.

Pour conclure, l'accusation portée contre le Front Populaire est fausse. Ce dernier a mené un intense programme de réarmement, qui n'a pas été sans conséquence sur les difficultés budgétaires et à terme sa popularité. Ce programme est seulement arrivé trop tard, dans un contexte politique et économique difficile. Et il n'a pas porté forcément sur les bons domaines. Mais là, ce n'est plus le Gouvernement qu'il faut accuser. L'Etat-Major (Pétain, Gamelin, Georges, Vuillemin), de par les doctrines qu'il a mises en place, a une bonne part de responsabilité.



PETAIN EST-IL INDIRECTEMENT RESPONSABLE DE LA DEFAITE DE 1940 ?

Au lendemain de la première guerre mondiale se pose le problème de la politique a tenir vis-à-vis de l'Allemagne. Le montant des réparations est fixé à 132 milliards de marks-or. Face à l'Allemagne qui ne considère qu'elle ne peut payer que 30 milliards, les troupes françaises envahissent la Rhénanie dès 1921 pour "se servir". A partir de là, quelle attitude tenir face au vaincu ? Doit-on évacuer la Rhénanie pour contenter les alliés ou au contraire se maintenir là bas afin de se rembourser en nature tout en affaiblissant l'Allemagne économiquement et diplomatiquement ? En effet, une "république Rhénane" relativement autonome permettrait de disposer d'une zone tampon en cas de tensions tout en considérant l'appui belge dont les intérêts vont dans le même sens que ceux de la France. Au lendemain de la guerre se pose également le problème de l'armée. De quelle manière faut-il la réorganiser ?

Foch prône une attitude offensive basée sur l'attaque préventive. Celle-ci serait donc fortement présente sur le Rhin et ferait de la sorte porter une menace d'invasion immédiate sur la Ruhr c'est à dire la richesse allemande dans sa majeure partie. Malgré l'importante place de Foch dans le début de la guerre 1914-1918 et le relatif prestige qu'il a conservé après-guerre, c'est le vainquer de Verdun, Pétain qui garde "le haut du pavé" et qui réussit à imposer ses vues au gouvernement et aux parlementaires du Bloc National.

En effet, Pétain est vice-président du Conseil supérieur de la Guerre en 1920. En 1922, il est inspecteur général de l'armée et il en détient, en outre, le commandement. De plus, les chefs d'état-major lui sont très favorables. Dans cette optique, Pétain cherche à épargner des vies humaines en mettant sur pied une attitude militaire basée sur la défensive et qui permettrait de contenir l'ennemi, en épuisant ses propres forces et en préservant le potentiel français. Pétain parle alors de "l'inviolabilité absolue du territoire". C'est par le biais de l'IGU (Instruction provisoire sur l'emploi tactique des Grandes Unités) de 1921 que sont posés les principes défensifs. "L'inviolabilité absolue du territoire" doit être assurée par un système de fortification au Nord, Nord-Est. Le sentiment pacifiste de l'époque permet d'imposer ce raisonnement sans trop de difficultés. Après Vauban, c'est au tour de Maginot de faire ses preuves.

Toutefois, cette armée ainsi organisée, porte en elle de terribles carences. Les classes 19 et 20 sont libérés plus tôt et la loi de 1923 ramène de 3 ans à 18 mois le service militaire qui passera à 1 an en 1928. On peut également remarquer qu'il n'y a que très peu de dialogues entre les trois corps d'armée (Armée, armée de l'air et Marine Nationale) qui sont indépendants les uns des autres. Ceci a pour conséquence d'affaiblir l'autorité au sein de l'armée et de compliquer très fortement les prises de décisions.


LES SOURCES :

Robert Frank - "Le Front populaire a-t-il perdu la guerre ?" in L'Histoire : "Les années 30 : de la crise à la guerre" - Seuil 1990.
Jean-Paul Brunet - "Histoire du Front populaire (1934-1938)" - PUF Collection "Que sais je ?" 1991.



CaZo
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L'armement et l'équipement francais en 1940.

Message non lu par CaZo » 30 sept., 10:55

En parlant du manque de dialogue entre les 3 corps d'armée, et même d'une certaine méfiance entre eux, j'ai vu un reportage sur france 3 il y a déja bien longtemps, il s'intitulait: "1940:6 questions sur la défaite".
Ce doc a parlé d'un manque de communication entre les corps d'armée qui ont laissé passer une occasion unique de neutraliser une bonne partie de l'armée allemande lors du terrible bouchon qu'ils ont provoqué dans les ardennes en 40. Il disait que l'armée de terre et l'armée de l'air se renvoyait la balle, les aviateurs n'ayant pas confiance en les éclaireurs de l'armée de terre etc... bref, ils ont tellemnt tergiversé que du temps qu'ils se décident à intervenir, le bouchon avait été réglé!



Invité

L'armement et l'équipement francais en 1940.

Message non lu par Invité » 30 sept., 11:51

SUr l'équipement francais :

"les allemands ils ont des bottes eux !"

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stan_hudson
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L'armement et l'équipement francais en 1940.

Message non lu par stan_hudson » 30 sept., 12:47

Voici un livre qui permettra aux lecteurs de comprendre une partie du désastre de 1940.


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Ecrit dans les années 80 par un journaliste de la « Gazette des Armes », Stéphane Ferrard, l?ouvrage explique l?évolution des idées, des études, des prototypes et enfin des matériels mis en service entre 1918 et 1940 dans l?armée française.

Ce livre traite de l?organisation de l?infanterie, des fusils, des pistolets mitrailleurs, des armes de poing, des grenades, des fusils mitrailleurs, des mitrailleuses, des mortiers et des canons d?infanterie utilisés à cette époque.

Un exemple de l'imbécilité de nos responsables militaires :

Les français avaient crée une superbe mitraillette de 9mm (ressemblant à la mitraillette Beretta) dans les années 20 et parce que des idiots ont préféré le 7,65 mm cette excellente arme ne fut jamais mis en service.

Le livre explique aussi pourquoi on avait toujours des Lebels en 1940 et peu de MAS 36.

Et ainsi de suite pour les autres armements...

Je ne rend pas coupable les armes mais les individus. Ce livre parle des interventions humaines au sein de notre armée au sujet des armes d'infanterie. En le lisant ce livre j'ai été écoeuré de voir que l'on aurait pû limiter la casse, que l'on avait pris un retard disons bête au niveau technologique.



Invité

L'armement et l'équipement francais en 1940.

Message non lu par Invité » 30 sept., 16:22

Quelque chose qui pourrait parraître anodin: les vêtements. Lorsqu'il pleuvait, les vestes uniformes français prennaient l'eau et devenaient lourds (donc réduction de mobilité). De même les chaussures avec les bandes. Ca demandait du temps pour les mettre, alors que les Allemands avaient des bottes qui s'enfilaient en 2 secondes... Ce sont des petites différences certes mais ce n'est pas non plus négligeable...



CaZo
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L'armement et l'équipement francais en 1940.

Message non lu par CaZo » 30 sept., 18:02

Oui c'est vrai, les grosses pelerine en feutrine prenait l'eau et s'imbibait vite donc le poid après c'était plus la même!
Stan rien que le titre de ton livre suffit a comprendre la défaite: L'armement de l'infanterie française de 1918 à 1940....c'est bien la vétusté de l'armement dont il est question ici!



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