Vu dans le Ouest France du 11/09/07
Posté : 13 sept., 17:47
La batterie de Crisbecq dans la tourmente
Le conservateur du musée manchois et l'association Vent d'Europe ne sont plussur la même longueur d'onde, pour faire face à la tempête médiatique provoquée par nos révélations.
Les télés et les radios se succèdent. En temps normal, le conservateur de la batterie de Crisbecq serait le plus heureux à bénéficier d'une telle publicité. Sauf que cette exposition médiatique répond à la révélation, faite dans nos colonnes (lire « Ouest-France » du 11 septembre), des agissements de Vent d'Europe sur ce site historique du Débarquement.Au micro et devant les caméras, le responsable du musée se pose toujours en victime : il assure s'être fait « mener en bateau » par ses anciens amis de Vent d'Europe. S'il n'a pas apprécié notre article, il aimerait bien connaître nos sources, histoire « de leur mettre un contrat sur la tête ».
Des propos à placer, bien sûr, sur le compte de l'énervement. Ou de la fatigue.Il faut dire que le jeune (36 ans) passionné d'histoire n'a pas chômé ces deux derniers jours. Son téléphone portable a chauffé. Si la liaison n'est pas toujours bonne sur les hauteurs de Saint-Marcouf, elle n'explique pas la friture sur la ligne avec Vent d'Europe. Sur son site internet, l'association indique qu'en « collaboration avec le responsable de la batterie de Crisbecq et les membres de notre bureau, une conférence de presse devrait être organisée certainement dimanche. » Une information qui fait presque s'étrangler le conservateur local : « Il n'y aura rien dimanche, ni samedi ! »« Humour et 2e degré »Le spectacle programmé pour les Journées du patrimoine a déjà été annulé. Le responsable de Crisbecq attend désormais que Vent d'Europe enlève de son site les photos et tout autre lien avec son musée. Cependant, il ne leur « retire pas (sa) confiance », écrit-il dans son courrier adressé à l'association.Vent d'Europe compte évidemment « contre-attaquer », selon le responsable du site internet tant décrié. « Il faut le voir au 2e degré et avec humour », assure-t-il sans rire, quand on lui fait remarquer qu'il fait l'apologie des Français engagés parmi les SS, et du nazisme en général.
Désolé, on ne savait pas que ce pan si sombre de l'Histoire pouvait être éclairé sous cet angle...Dans un communiqué mis en ligne sur son site, l'association se défend d'être assimilée à un groupuscule néo-nazi. Son site internet est pourtant édifiant. Elle promet d'ailleurs de le « revisiter, et si des ambiguïtés persistent, nous les enlèverons ». Hier encore, rien n'avait été modifié. Et s'il fallait supprimer tous les éléments choquants, textes et photos, il ne resterait plus grand-chose.Avant que tout ne soit effacé, la justice aura peut-être l'occasion de se plonger dans « l'humour et le 2e degré » de Vent d'Europe. Le parquet de Cherbourg n'a pas encore ouvert d'information. Mais il devrait être saisi. Le comité manchois du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) vient de lui adresser une plainte pour apologie des crimes contre l'humanité et incitation à la haine raciale.
Ouest-France
On en encore en entendre parler de tout ça...
Le conservateur du musée manchois et l'association Vent d'Europe ne sont plussur la même longueur d'onde, pour faire face à la tempête médiatique provoquée par nos révélations.
Les télés et les radios se succèdent. En temps normal, le conservateur de la batterie de Crisbecq serait le plus heureux à bénéficier d'une telle publicité. Sauf que cette exposition médiatique répond à la révélation, faite dans nos colonnes (lire « Ouest-France » du 11 septembre), des agissements de Vent d'Europe sur ce site historique du Débarquement.Au micro et devant les caméras, le responsable du musée se pose toujours en victime : il assure s'être fait « mener en bateau » par ses anciens amis de Vent d'Europe. S'il n'a pas apprécié notre article, il aimerait bien connaître nos sources, histoire « de leur mettre un contrat sur la tête ».
Des propos à placer, bien sûr, sur le compte de l'énervement. Ou de la fatigue.Il faut dire que le jeune (36 ans) passionné d'histoire n'a pas chômé ces deux derniers jours. Son téléphone portable a chauffé. Si la liaison n'est pas toujours bonne sur les hauteurs de Saint-Marcouf, elle n'explique pas la friture sur la ligne avec Vent d'Europe. Sur son site internet, l'association indique qu'en « collaboration avec le responsable de la batterie de Crisbecq et les membres de notre bureau, une conférence de presse devrait être organisée certainement dimanche. » Une information qui fait presque s'étrangler le conservateur local : « Il n'y aura rien dimanche, ni samedi ! »« Humour et 2e degré »Le spectacle programmé pour les Journées du patrimoine a déjà été annulé. Le responsable de Crisbecq attend désormais que Vent d'Europe enlève de son site les photos et tout autre lien avec son musée. Cependant, il ne leur « retire pas (sa) confiance », écrit-il dans son courrier adressé à l'association.Vent d'Europe compte évidemment « contre-attaquer », selon le responsable du site internet tant décrié. « Il faut le voir au 2e degré et avec humour », assure-t-il sans rire, quand on lui fait remarquer qu'il fait l'apologie des Français engagés parmi les SS, et du nazisme en général.
Désolé, on ne savait pas que ce pan si sombre de l'Histoire pouvait être éclairé sous cet angle...Dans un communiqué mis en ligne sur son site, l'association se défend d'être assimilée à un groupuscule néo-nazi. Son site internet est pourtant édifiant. Elle promet d'ailleurs de le « revisiter, et si des ambiguïtés persistent, nous les enlèverons ». Hier encore, rien n'avait été modifié. Et s'il fallait supprimer tous les éléments choquants, textes et photos, il ne resterait plus grand-chose.Avant que tout ne soit effacé, la justice aura peut-être l'occasion de se plonger dans « l'humour et le 2e degré » de Vent d'Europe. Le parquet de Cherbourg n'a pas encore ouvert d'information. Mais il devrait être saisi. Le comité manchois du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) vient de lui adresser une plainte pour apologie des crimes contre l'humanité et incitation à la haine raciale.
Ouest-France
On en encore en entendre parler de tout ça...