Voici le temoignage de Juliette et Georges
Posté : 24 mai, 19:23
Voici le temoignage de Juliette et Georges .
C'est grace au veteran Ray T. Burchell (82eme Airborne)que je peut corresponde avec eux ce jour, j'en profite pour vous faire partager ce temoignage.
Témoignage de M & Mme BRAULT Georges et Juliette.
En 1944, Juliette LE CAMBAYE a 16 ans, et Georges BRAULT en a 24, la date de leur mariage était fixée au 6 juin 1944...
Mais les évènements de ce jour-là, en ont décidé autrement, c’était le débarquement à Sainte- Mére -Église !
Témoignage de Juliette :
« Le ciel est illuminé de toutes parts.
Des escadrilles d?avions ronflent, bombes et obus font trembler les maisons, des mitrailleuses crépitent sans arrêt., les lumières sont camouflées. Enfoui sous les couvertures, impossible de dormir. Nous avons tous très peur, et plus les minutes passent, plus les bruits assourdissants se rapprochent.
Quelques secondes d?accalmie et ça repart.
Les murs tremblent, on quitte le lit pour se blottir les uns les autres dans l?escalier, nuits de terreur, d?angoisse, inoubliable mais liberté retrouvée. »
Juliette laisse derrière elle chez la couturière la jolie robe de mariée posée sur un cintre. Ainsi que la paire de souliers blancs. Les deux fiancés sont séparés sans savoir s?ils se reverront un jour.
Témoignage de Georges :
A Fresville, où se trouve Georges, ce n?est guère mieux. « tout le monde était à table lorsqu?une balle est passée entre deux portes, cassant au passage le goulot d’une bouteille entre le commis de notre ferme et moi-même, je vous assure que cela fait drôle ! »
Il se rappelle aussi de ces cinq soldats américains un peu perdus avec les quels son père est tombé nez à nez en allant voir les bêtes.
« il leur a dit de rester dans la grange et on leur a fait chauffer du lait? Pendant ce temps-là, dans la maison, à quelques mètres, des Allemands faisaient chauffer du lait aussi ! »
De son côté, au terme de nombreuses péripéties, comme ces deux jours et ces deux nuits passés dans un fossé, sans manger, la famille de Juliette se retrouve à Vaulaville, dans la ferme des Fortiers.
Et puis ce sont les retrouvailles aux quelles la jeune fille ne pouvait pas croire.
« Quand quelqu?un, un camarade d?école, est venu me dire ?? Juliette voilà Georges !??; Je lui ai dit de ne pas raconter d?histoire ». Pourtant, il était bien là, l?homme de sa vie. « nous sommes tombés dans les bras l?un de l?autre et nous nous sommes jurés de nous marier dans n’importe quelles conditions, coûte que coûte. »
Le mariage civil est célébré par Alexandre Renaud, le maire de Sainte Mère Église.
Quand au mariage religieux, le 23 juin 1944, il a lieu dans la grange d’une ferme transformée en chapelle.
Mais il y a un ??Hic ?? : la reine de la journée n?a pas de chaussures. Ni de robe d?ailleurs. « il y avait des Américains avec nous, ils m?ont fait asseoir sur un banc assez bas et ils m?ont fait essayer plusieurs paires, c’est à la troisième qu?on a considéré que cela irait à peu prés? avec de la paille au bout !». Juliette ne peut s?empêcher de sourire à ce souvenir. Ni d?être émue en pensant à ce qu?ont alors dit deux militaires d?outre Atlantique qui parlaient français: « Arrêtons pour un temps de parler de la guerre, levons-nous et chantons ?? alouettes ??! » Quant au repas de mariage, improvisé et frugale, il était constitué du contenu des quelques boites de conserve offertes par les Américains. Haricots verts et ananas.
Aujourd?hui , dans la maison à quelques pas de la mer, Juliette & Georges coulent des jours tranquilles. Les souvenirs de leurs jeunes années marquées par la guerre sont néanmoins omniprésentes à travers des photos, des articles de journaux, des objets, et ils gardent une énorme reconnaissance pour ceux qu’ils appellent « NOS LIBERATEURS ».
C'est grace au veteran Ray T. Burchell (82eme Airborne)que je peut corresponde avec eux ce jour, j'en profite pour vous faire partager ce temoignage.
Témoignage de M & Mme BRAULT Georges et Juliette.
En 1944, Juliette LE CAMBAYE a 16 ans, et Georges BRAULT en a 24, la date de leur mariage était fixée au 6 juin 1944...
Mais les évènements de ce jour-là, en ont décidé autrement, c’était le débarquement à Sainte- Mére -Église !
Témoignage de Juliette :
« Le ciel est illuminé de toutes parts.
Des escadrilles d?avions ronflent, bombes et obus font trembler les maisons, des mitrailleuses crépitent sans arrêt., les lumières sont camouflées. Enfoui sous les couvertures, impossible de dormir. Nous avons tous très peur, et plus les minutes passent, plus les bruits assourdissants se rapprochent.
Quelques secondes d?accalmie et ça repart.
Les murs tremblent, on quitte le lit pour se blottir les uns les autres dans l?escalier, nuits de terreur, d?angoisse, inoubliable mais liberté retrouvée. »
Juliette laisse derrière elle chez la couturière la jolie robe de mariée posée sur un cintre. Ainsi que la paire de souliers blancs. Les deux fiancés sont séparés sans savoir s?ils se reverront un jour.
Témoignage de Georges :
A Fresville, où se trouve Georges, ce n?est guère mieux. « tout le monde était à table lorsqu?une balle est passée entre deux portes, cassant au passage le goulot d’une bouteille entre le commis de notre ferme et moi-même, je vous assure que cela fait drôle ! »
Il se rappelle aussi de ces cinq soldats américains un peu perdus avec les quels son père est tombé nez à nez en allant voir les bêtes.
« il leur a dit de rester dans la grange et on leur a fait chauffer du lait? Pendant ce temps-là, dans la maison, à quelques mètres, des Allemands faisaient chauffer du lait aussi ! »
De son côté, au terme de nombreuses péripéties, comme ces deux jours et ces deux nuits passés dans un fossé, sans manger, la famille de Juliette se retrouve à Vaulaville, dans la ferme des Fortiers.
Et puis ce sont les retrouvailles aux quelles la jeune fille ne pouvait pas croire.
« Quand quelqu?un, un camarade d?école, est venu me dire ?? Juliette voilà Georges !??; Je lui ai dit de ne pas raconter d?histoire ». Pourtant, il était bien là, l?homme de sa vie. « nous sommes tombés dans les bras l?un de l?autre et nous nous sommes jurés de nous marier dans n’importe quelles conditions, coûte que coûte. »
Le mariage civil est célébré par Alexandre Renaud, le maire de Sainte Mère Église.
Quand au mariage religieux, le 23 juin 1944, il a lieu dans la grange d’une ferme transformée en chapelle.
Mais il y a un ??Hic ?? : la reine de la journée n?a pas de chaussures. Ni de robe d?ailleurs. « il y avait des Américains avec nous, ils m?ont fait asseoir sur un banc assez bas et ils m?ont fait essayer plusieurs paires, c’est à la troisième qu?on a considéré que cela irait à peu prés? avec de la paille au bout !». Juliette ne peut s?empêcher de sourire à ce souvenir. Ni d?être émue en pensant à ce qu?ont alors dit deux militaires d?outre Atlantique qui parlaient français: « Arrêtons pour un temps de parler de la guerre, levons-nous et chantons ?? alouettes ??! » Quant au repas de mariage, improvisé et frugale, il était constitué du contenu des quelques boites de conserve offertes par les Américains. Haricots verts et ananas.
Aujourd?hui , dans la maison à quelques pas de la mer, Juliette & Georges coulent des jours tranquilles. Les souvenirs de leurs jeunes années marquées par la guerre sont néanmoins omniprésentes à travers des photos, des articles de journaux, des objets, et ils gardent une énorme reconnaissance pour ceux qu’ils appellent « NOS LIBERATEURS ».

