| Le général Montgomery lance le 18 juillet l'Opération
Goodwood, qui vise à libérer la zone Est et Sud-Est
de Caen à partir des positions capturées le Jour J
par la 6ème Division Aéroportée britannique
entre l'Orne et le village de Troarn, mais également la partie
au Sud-Ouest de la ville. Le 8ème Corps, commandé
par le général O'Connor, lance 3 divisions blindées
dans l'attaque à l'Est de Caen en direction du Sud-Sud-Ouest,
vers la ville de Falaise : le 7ème, le 11ème, et la
division blindée des Guards.
L'offensive débute par un terrible bombardement de trois
heures : 2500 bombardiers lâchent près de 6000 tonnes
de bombes, alors que l'artillerie navale et terrestre tirent près
de 250 000 obus, ciblés dans une vaste région située
entre la partie Est de Caen et le village de Troarn, soit un corridor
long d'environ 15 kilomètres et large de 4 kilomètres.
Les combats au Sud-Ouest
de Caen dans les environs de Louvigny sont acharnés entre
les Canadiens et les 12ème et 21ème SS Panzer Divisions
rattachées au Panzergruppe Ouest commandé par Eberbach.
Ce petit village, perdu la veille par les Alliés, est repris
le 18 juillet lors d'une vaste attaque menée par le Régiment
Royal du Canada appuyée par l'artillerie de campagne et navale.
Le 2ème Northamptonshire Yeomanry, appuyé par les
chars de la 29ème Brigade appartenant à la 11ème
Division Blindée Britannique, progressent à leur tour
en direction des villages de Cuverville, Giberville et de Démouville,
sévèrement bombardés le matin du 18 juillet
et défendus par la 16ème Luftwaffe Feld Division qui
se replie peu après les bombardements, abandonnant le village
de Cuverville aux troupes alliées et se positionnant au Sud-Ouest
de la localité de Saint-Pair.
Le 3ème Royal Tank Regiment libère les villages de
Touffréville et de Sannerville, situés au Sud de la
localité d'Hérouvilette-Escoville, elle-même
libérée dans les premières heures de l'Opération
Goodwood.
La première ligne de défense allemande est enfoncée,
et les Britanniques progressent sur près de 6 kilomètres
en direction de Cagny.
Le Major von Luck, commandant
la 21ème Panzer Division, est conscient de la faible résistance
des chars britanniques face aux canons allemands de 88 et aux chars
Tigre et Panther. Il regroupe alors cinq de ces pièces d'artillerie
et un char Tigre sur la hauteur du village de Cagny, qui devient
une place forte de la résistance allemande au Sud-Ouest de
Caen : près de 16 chars anglais sont détruits en quelques
minutes et la progression est fortement ralentie. Les chars allemands
s'opposent aux chars anglais et l'un des plus large combats de blindés
de toute la bataille de Normandie s'engage au Nord de Cagny, et
les forces allemandes ont l'avantage.
Mais les Britanniques
n'abandonnent pas la partie pour autant, la division blindée
de l'Irish Guard attaque Cagny de front alors que la 5ème
Brigade de la division blindée des Guards fonce en direction
des villages à l'Est de Cagny, vers Emiéville et Guillerville.
Mais une fois de plus, les chars Tigre allemands du bataillon blindé
503 montrent leur supériorité et repoussent l'attaque
Anglaise. Les Irlandais de l'Irish Guard parviennent tout de même
à percer les défenses allemandes du fait de leur supériorité
numérique et du bombardement de l'artillerie britannique
et à libérer le village de Cagny, après avoir
réduit au silence les positions d'artillerie qui y étaient
installées et défendues par les hommes de la 21ème
SS Panzer Division.
En fin de journée,
les Britanniques ont perdu 1500 soldats 270 chars et, ils n'ont
progressé que de 7 kilomètres. Toute la plaine au
Sud-Est de Caen est enfin libérée. La ville de Caen
est elle-même entièrement libérée, plus
d'un mois après la date prévue en mai 1944 par les
Alliés.
Sur le front américain,
les premiers soldats US pénètrent pour la première
fois dans les ruines de Saint-Lô. Il s'agit des hommes de
la 29ème Division d'Infanterie, réunis au sein d'une
force appelée Task Force Cota (du nom du Commandant de la
29ème Division), qui empruntent la route qui mène
à Saint-Lô depuis Lison, depuis le carrefour de Couvains.
La progression de l'infanterie et des véhicules américains
est rendue difficile par l'action de l'artillerie allemande, positionnée
au Sud de Saint-Lô. Pendant toute leur avancée, les
mortiers bombardent les groupes de soldats qui tente de se frayer
des chemins à travers les ruines de la ville, sévèrement
touchée depuis une semaine.
Evolution
des combats en Normandie le 18 juillet 1944 à minuit (cliquer
sur la carte pour agrandir) :

Jour
précédent - Jour
suivant - Retour
à la Frise historique
|