Encyclopédie du débarquement et de la bataille de Normandie
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Sainte-Mère-Eglise en 1944 – Manche – Bataille de Normandie

Sainte-Mère-Eglise (Manche)

Les villes de Normandie pendant les combats de 1944

Libération : 6 juin 1944  Unités engagées :

Drapeau américain 505th Parachute Infantry Regiment, 82nd Airborne Division

Drapeau américain 307th Airborne Engineer Battalion, 82nd Airborne Division

Drapeau américain 456th Parachute Field Artillery Battalion, 82nd Airborne Division

Drapeau nazi III/Grenadier-Regiment 1058, 91. Infanterie Division

Drapeau nazi 4/Artillerie-Regiment 191, 91. Infanterie Division

Historique :

Sainte-Mère-Eglise est occupé au printemps 1944 par les soldats allemands de la 14ème compagnie du 3ème bataillon du Grenadier-Regiment 1058 et par les artilleurs de la 4ème batterie de l’Artillerie-Regiment 191. Cette commune est située sur la route nationale 13 qui traverse le Cotentin du nord au sud. Elle constitue également un point de passage obligé du fait de la convergence de plusieurs routes départementales en son centre.

Les Américains, durant la phase de préparation des opérations aéroportées préliminaires au débarquement en Normandie, placent le village de Sainte-Mère-Eglise au coeur des zones de saut de la 82nd Airborne Division. C’est le 505th Parachute Infantry Regiment (505th PIR) commandé par le colonel William E. Ekman qui est chargé de s’emparer de la commune aux premières heures du Jour-J : celui-ci confie cette mission au lieutenant-colonel Edward C. Krause commandant le troisième bataillon. Afin de simplifier la prise de Sainte-Mère-Eglise, les Américains définissent une zone de saut directement au nord-ouest du village, entre la rivière du Merderet et la route nationale 13, codée zone de largage “O” (en anglais : drop zone “O”).

Au coeur de Sainte-Mère-Eglise, quelques heures avant l’arrivée des parachutistes alliés, un incendie s’est déclaré dans la maison de madame Pommier vers 23 heures le 5 juin 1944. Transformé en immense brasier quelques minutes plus tard malgré les efforts des habitants pour l’éteindre, ce feu sert de repère dans la nuit aux pilotes américains. Peu après 01h50, un stick de la compagnie F du deuxième bataillon du 505th PIR est largué par erreur au-dessus du bourg : les Allemands, déjà alertés vingt minutes plus tôt par le largage de deux sticks du 506th PIR de la 101st Airborne Division sur la place de l’église, tirent sur les paras américains. Au moins un membre de la Fox Company tombe dans le brasier de la maison en flamme, le Private Charles P. Blanckenship. Les parachutes des soldats Steele et Russel s’accrochent à l’église et seul ce dernier parvient à se sortir immédiatement de ce mauvais pas. John Steele reste accroché au clocher pendant 45 minutes, blessé au pied par un éclat d’obus de Flak lors de son saut, avant d’être fait prisonnier par les Allemands : les suspentes de son parachute sont coupées par le soldat Rudolf May, resté dans le clocher de l’église pendant la bataille.

Les parachutages du 505th PIR sur la drop zone “O” après l’arrivée des éclaireurs débutent à 01h51 le 6 juin 1944, conformément aux plans de l’opération Boston (qui consiste en l’aérolargage de la 82nd Airborne Division). Le largage des 118 sticks s’effectue dans d’excellentes conditions et le 505th PIR enregistre les meilleurs résultats de précision de l’ensemble des régiments aéroportés américains déployés dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 : 60 sticks (50% du régiment) atterrissent sur objectif ou à moins d’un kilomètre du centre de la zone de saut et 20 sticks sont dans un cercle de trois kilomètres de rayon autour de la drop zone. Au total, 75% du 505th PIR est à proximité de son point de ralliement. Les autres éléments sont dispersés dans la région du Cotentin. Les paras du 505th sont accompagnés par l’état-major de la division, le 307th Engineer et le 456th Parachute Field Artillery Battalion (PFAB) avec ses deux obusiers.

Le troisième bataillon du 505th PIR, qui touche le sol de Normandie à compter de 02h03, se rassemble aux ordres du lieutenant-colonel Krause et se dirige vers le sud en direction de Sainte-Mère-Eglise. Il s’engage dans Sainte-Mère-Eglise à compter de 4 heures du matin. Quelques minutes plus tard, les paras font flotter la bannière étoilée à l’hôtel de ville ; Krause rend compte à 5 heures qu’il se trouve à l’intérieur de la localité et à 6 heures que Sainte-Mère-Eglise est sous son contrôle. Durant la journée, les parachutistes s’emploient à décrocher les corps de plusieurs de leurs camarades tués, bloqués par les suspentes de leur parachute dans les arbres bordant la place de l’église.

Les habitants de Sainte-Mère-Eglise paient un lourd tribut pendant la libération de la Normandie : quarante-trois civils sont tués de mai à août 1944 (en particulier dix-huit le 6 juin 1944 suite au bombardement de la rue de Carentan, aujourd’hui rue du général de Gaulle). Le Jour-J, les habitants quittent leur maison pour s’éloigner des combats et des bombardements qui continuent de toucher le village jusqu’au 7 juin.

Le 1er août 1944, la commune est traversée par les forces françaises libres de la 2ème division blindée commandée par le général Leclerc : la population se presse pour saluer ces hommes à leur passage.

Après la libération de Sainte-Mère-Eglise, les Américains installent trois cimetières provisoires autour de la commune où près de 14 000 soldats sont enterrés : 3 000 près de l’actuel terrain de sport (cimetière N°1), 5 000 à proximité de la route de Chef-du-Pont (cimetière N°2) et 6 000 à hauteur des villages de Blosville-Carquebut (cimetière N°3). Les corps des deux-tiers d’entre eux sont rapatriés aux Etats-Unis à compter de 1948 tandis que le tiers restant est déplacé vers le cimetière militaire de Colleville-sur-Mer.

  Photos de Sainte-Mère-Eglise en 1944

Cartes de Sainte-Mère-Eglise :

Image : carte de Sainte-Mère-Eglise
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