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6 Juin 1944 - Jour J - Débarquement de Normandie
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Les origines du Débarquement de Normandie

Des opérations combinées à la conférence de Téhéran

 
 

La création des "opérations combinées "

Le Premier Ministre britannique, Winston Churchill, reste convaincu que le seul moyen de battre les Allemands est de porter la guerre en territoire français.

Pour mener à bien sa mission, trois points sont fixés : dans un premier temps, afin de permettre toute organisation militaire à partir de l'Angleterre, il faut écarter définitivement la menace d'une invasion allemande sur le sol anglais. Dans un deuxième temps, il faut entraîner et équiper une nouvelle armée anglaise, extrêmement affaiblie par le début du conflit. Enfin, dans un troisième temps, il faut à tous prix tirer profit de l'extraordinaire pouvoir industriel et économique des Etats-Unis d'Amérique.

En 1939, au commencement de la Seconde Guerre mondiale pour la France et l'Angleterre, aucune armée n'a l'expérience d'opérations amphibies ; les troupes ne sont pas dotées d'engins de débarquement et ne réalisent pas véritablement l'enjeu stratégique d'une telle opération.

Winston Churchill créé un organisme baptisé "Opérations Combinées", dans le but d'effectuer des assauts de faible envergure : des raids qui frappent rapidement et directement l'ennemi à un ou plusieurs points sensible.

Le Premier Ministre britannique souhaite voir la création des premières unités d'assaut spécialisées (que l'on appelle couramment de nos jours des "commandos") opérationnelles dès le mois de juillet 1940. Le premier fait d'armes de cette unité se déroule sur l'île de Guernesey.

C'est en octobre 1941 que Winston Churchill nomme le jeune capitaine Lord Moutbatten à la tête du nouvel organisme "Opérations Combinées" avec les consignes suivantes : "Vous devez préparer l'invasion de l'Europe car, à moins de porter le combat contre Hitler sur terre, nous ne gagnerons jamais cette guerre".

L'appel à l'aide des Soviétiques

Les Soviétiques, affrontant un ennemi féroce sur leur territoire, demandent de l'aide de toute urgence aux pays alliés : les Américains, qui entrent en guerre au lendemain de l'attaque Japonaise sur l'île de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, leur envoient du matériel lourd (char, avions) et léger (armes, munitions, carburant) mais cela ne suffit pas.

Pour redonner de l'espoir aux Soviétiques mais également pour tester ce mur de l'Altantique, tant vanté par la propagande nazie et qui fait la fierté de l'Allemagne, les Alliés décident d'organiser une opération combinée de faible envergure : l'opération Jubilée voit ainsi le jour, elle a pour cible la ville française de Dieppe.

Raid sur Dieppe


Pour en savoir plus sur le raid de Dieppe du 19 août 1942, cliquez ici.

Le raid sur Dieppe en août 1942 est confié à la 2ème division canadienne, appuyée par les nouveaux tanks Churchill de 40 tonnes, qui doivent débarquer juste devant l'objectif, pendant que les commandos attaqueront sur les flancs pour neutraliser les batteries côtières installées sur les falaises.

 

Mais la Royal Navy ne voulant pas risquer ses grosses unités dans les eaux étroites de la Manche, l'assaut n'est précédé d'aucune préparation d'artillerie de marine.

Ainsi, dès que les Canadiens mettent le pied sur le sol français, ils sont accrochés sur la plage exposée aux tirs et seuls quelques-uns parviennent à franchir la digue de béton et à s'infiltrer en ville.

Des renforts qui devaient être envoyé au combat, ne l'ont pas été car les Alliés ont simplement "testé" le Mur de l'Atlantique. Les mouvements ennemis ont été observés, chronométrés et analysés afin de préparer un assaut de plus grande envergure plus tard.

Les soldats canadiens et britanniques, qui se sont battus courageusement, qui sont morts au combat, qui ont été blessés, fait prisonniers ou disparus ont été sacrifiés pour permettre aux Alliés de recueillir des enseignements pour un futur débarquement de plus grande envergure. Plus de 1500 soldats alliés ont payé ces précieux renseignements de leur vie.

Conférence de Téhéran

Après le tournant de la Bataille de Stalingrad, qui se termine en février 1943, l'Armée Rouge reconquiert le territoire perdu lors des combats précédents. Pourtant, le conflit reste extrêmement difficiles pour les troupes soviétiques : Staline demande ainsi aux dirigeants alliés de se réunir afin qu'un véritable front soit ouvert à l'Ouest.

Ainsi, et pour la première fois, les trois principaux dirigeants des pays alliés (Roosevelt pour les Etats-Unis, Churchill pour la Grande-Bretagne et Staline pour l'Union Soviétique) se réunissent afin de prendre des décisions militaires communes contre les forces de l'Axe. Le lieu de cette réunion est situé à Téhéran, l'actuelle capitale d'Iran.

La rencontre débute le 28 novembre 1943 et prend fin le 1er décembre. Les demandes de Staline sont prises en compte par ses alliés, qui acceptent le principe du second front, ce qui accélère le travail des militaires alliés travaillant aux "Opérations Combinées". Une chose est certaine, l'assaut se fera à partir de l'Angleterre, pour des raisons logistiques. Il faut à présent désigner le point du débarquement. Où débarquer ?

Churchill propose alors une attaque par la Méditerranée, frappant ainsi le "ventre mou" de l'Europe, mais cette requête échoue (chose importante, il souhaitant en fait réduire l'influence politique des troupes soviétiques dans les Balkans). Les côtes de l'Atlantique sont trop éloignées et de plus, les sous-marins allemands, les célèbres U-Boot, y font la loi. Il en est de même pour les côtes de la Bretagne, tandis que le courant à proximité des plages belges est bien trop fort et risquerait de détruire un grand nombre d'embarcations ce qui représente un risque inutile. Quant aux plages de Hollande, les terres derrière les plages sont inondées et ne facilitent pas le débarquement de matériel à grande échelle ; les Allemands ont d'autre part particulièrement bien fortifié les côtes du Nord de la France (notamment dans le Pas-de-calais). Une seule proposition demeure intéressante : la Normandie.

 

 

 
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