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6 Juin 1944 - Jour J - Débarquement de Normandie
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Les origines du Débarquement de Normandie

Le débarquement de Dieppe : Opération Jubilee


But de l'opération Jubilee

L'opération Barbarossa, déclenchée par les Allemands le 22 juin 1941 contre les armées de Staline, marque le début d'une résistance acharnée des forces soviétiques sur leur propre sol. Les Allemands ont engagé la plupart de leurs divisions à l'est, n'ayant plus d'ennemi direct à l'ouest.

Toutefois, conscients de la probabilité d'un débarquement allié à l'ouest de l'Europe depuis l'Angleterre, les Allemands décident, afin de concentrer un maximum de leurs forces contre les troupes de l'Union Soviétique, de protéger la façade maritime ouest par une série de fortifications fixes, dont le devoir est de stopper tout assaut amphibie ennemi : c'est la naissance du Mur de l'Atlantique.

Très rapidement, les Alliés mettent au point une opération militaire qui vise principalement à soulager partiellement le front soviétique et à tester les défenses allemandes qui font face à l'Angleterre. Pour ce faire, 5000 Canadiens, 1100 Britanniques, 56 Américains et 15 Français (France Libre) sont mis en alerte durant l'été 1942.

Cette opération, de relativement faible envergure, doit cependant apporter des renseignements très importants aux forces alliées en préparation d'un débarquement de plus grande importance dans les mois qui suivent, toujours au nord-ouest de l'Europe, alors également en cours de préparation (opération Overlord).

Stratégie employée

L'objectif des troupes alliées est simple : les soldats doivent débarquer à l'aube, détruire des positions d'artillerie importantes, détruire un radar et un aérodrome. Une fois ces actions réalisées, les troupes débarquées, renforcées par différentes unités d'infanterie, seraient alors réembarquées par la marine de guerre alliée avec d'éventuels prisonniers allemands.

Le 18 août 1942 en soirée, près de 250 bâtiments de guerre britanniques se dirigent vers les côtes du nord de la France, en direction de Dieppe. Le soutien aérien est assuré par la présence de 58 escadrilles qui protègent le convoi.

Image : Sur la plage de Dieppe, les épaves des navires et des chars témoignent de la férocité des combats Sur la plage de Dieppe, les épaves des navires et des chars témoignent de la férocité des combats.

Cinq secteurs de débarquement répartis sur 17 kilomètres ont été désignés, tous situés dans les environs de la ville de Dieppe.

A l'ouest, le Commando N°4 doit attaquer dans les environs de Vesterival et de Varengeville-sur-Mer où sont installés des positions d'artilleries allemandes importantes qu'il lui faut détruire. A quelques kilomètres à l'ouest de Dieppe, le South Saskatchewan Regiment et le Cameron Highlanders du Canada doivent capturer Pourville puis progresser en direction de l'aérodrome.

Le Royal Hamilton Light Infantry, l'Essex Scottish, les Fusiliers Mont-Royal, le Royal Marine et le 14ème régiment de cavalerie de l'armée canadienne (28 chars Churchill) attaquent directement en face de Dieppe. Ils débarquent sur les secteurs de plages dénommés "White" à l'ouest et "Red" à l'est. Sur leur flanc gauche, le Régiment Royal du Canada débarque sur le secteur de plage nom de code "Blue" et doit progresser en direction d'Arques-la-Bataille.

Enfin, plus à l'est, les soldats britanniques appartenant au Commando N°3 débarquent en face des localités de Berneval-le-Grand et de Petit-Berneval, où sont également installés des positions d'artilleries allemandes importantes à détruire.

 

Déroulement

Le 19 août à cinq heures du matin, les troupes alliées débarquent sur les plages de Seine-Maritime en Normandie et sont accueillies, malgré l'effet de surprise, par des tirs nourris et meurtriers. Les soldats allemands, appartenant à la 302ème division d'infanterie, profitent de leurs positions idéales pour la défense : en effet, les positions allemandes sont situées au sommet de hautes falaises et les galets qui parsèment la plage ralentissent la progression de l'infanterie et des chars alliés.

Pour les commandos britanniques N°3 et N°4, qui attaquent sur les flancs ouest et est du secteur d'invasion, les opérations se déroulent globalement de manière propice aux forces alliées et les batteries d'artilleries allemandes sont en grande majorités détruites : les commandos accèdent au sommet des falaises en empruntant des ravins naturels ou aménagés par l'homme et accomplissent dans la mesure du possible leurs objectifs.

Image : Sur la plage de Dieppe, les victimes et les chars Alliés sont pris en photo par la propagande Nazie Sur la plage de Dieppe, les victimes et les chars Alliés sont pris en photo par la propagande Nazie.

Mais en face de Dieppe, la situation des troupes débarquées est nettement plus inquiétante : malgré quelques percées des soldats canadiens à l'intérieur de la ville, la plupart des effectifs ne parviennent pas à dépasser l'obstacle de la plage et la suite des évènements s'accélère : les alliés, souffrant de pertes élevées et d'un manque de communication entre les différentes compagnies engagées, décident de mettre un terme à l'opération et de réembarquer immédiatement toutes les unités valides, tandis que les chars - ceux qui n'ont pas encore été détruits - sont abandonnés sur place. Il est 9 heures 30.

L'opération Jubilee est terminée, les pertes sont catastrophiques pour les alliés, mais à présent le Mur de l'Atlantique est testé.

Bilan

D'un point de vue humain, l'opération Jubilee est une véritable catastrophe. Sur les 6 086 soldats alliés engagés, 4 397 sont portés disparus, faits prisonniers, ont été blessés ou tués.
Les Canadiens ont le plus souffert de cette attaque : 907 d'entre eux ont été tués. 550 soldats britanniques ont également perdu la vie.

Les Alliés établissent rapidement des nombreux rapports qui permettent de comprendre pourquoi l'opération a pris une telle ampleur. Les constatations les plus nettes sont les suivantes : le manque de soutien aérien a fait défaut aux forces débarquées, un bombardement préalable aurait certainement handicapé de manière considérable les troupes allemandes tandis que le soutien blindé était inefficace.

Image : Corps et épaves sur la plage de Dieppe après le déroulement de l'Opération Jubilee Corps et épaves sur la plage de Dieppe après le déroulement de l'opération Jubilee.

L'opération Jubilee apporte de très nombreuses informations extrêmement importantes aux dirigeants alliés qui ont désormais testé la réactivité des forces allemandes derrière le Mur de l'Atlantique. Ces données, payées au prix du sang, ont été très utiles aux militaires alliés dans le cadre de la préparation de l'opération Overlord.

 

 
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