| Les
Allemands voient leurs forces s'épuiser face aux américains
dans le Cotentin. Von Kluge demande l'autorisation à Hitler
d'effectuer un repli stratégique de la part de tous les soldats
et les véhicules situés l'Ouest de la Normandie. Hitler,
après avoir refusé la plupart des replis depuis le
Jour J, accepte. Mais les forces américaines poursuivent
des opérations "coup de poing" pour maintenir le
contact avec les soldats allemands et pour observer les nouvelles
positions prises par ces derniers.
Le temps, extrêmement
mauvais en Normandie, ne permet toujours pas de lancer l'Opération
Cobra américaine au Sud du Cotentin. Les troupes américaines
sont à proximité de la localité de Lessay et
tentent de progresser en direction de Périers. Les soldats
se préparent toutefois à la grande offensive et se
massent vers les différents points qui serviront de départ
à l'Opération Cobra. Les unités américaines
reçoivent des nouveaux uniformes, casques, et se débarassent
du matériel inutile qui pourrait les ralentir.
Les Britanniques renforcent
au Sud de Caen leurs positions, fragilisées par les pertes
de l'Opération Goodwood. Le haut commandement américain
porte de sévères critiques contre le général
Montgomery qui est jugé comme incapable de percer le front.
De plus, le très faible espace contrôlé par
les forces anglo-canadiennes ne permet pas l'installation d'un grand
nombre de piste d'aviation, ce qui handicape sérieusement
la capacité aérienne alliée à ce stade
de la Bataille de Normandie. Eisenhower propose même au Premier
Ministre anglais, Winston Churchill, de limoger Montgomery, ce qu'il
ne fera pas, mais cela montre bien la tension qui reigne à
ce moment au sein des forces alliées. le général Bradley, pour son Opération Cobra,
est persuadé que l'infanterie doit attaquer au-devant des
chars, alors que Montgomery utilise la stratégie inverse.
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