Encyclopédie du débarquement et de la bataille de Normandie
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Picauville en 1944 – Manche – Bataille de Normandie

Picauville (Manche)

Les villes de Normandie pendant les combats de 1944

Libération : 12 juin 1944

Unités engagées :

Drapeau américain 501st Parachute Infantry Regiment, 101st Airborne Division

Drapeau américain 307th Airborne Engineer Battalion, 82nd Airborne Division

Drapeau américain 507th Parachute Infantry Regiment, 82nd Airborne Division

Drapeau américain 508th Parachute Infantry Regiment, 82nd Airborne Division

Drapeau américain 358th Infantry Regiment, 90th Infantry Division

Drapeau américain 344th Field Artillery Battalion, 90th Infantry Division

Drapeau américain 826th Engineer Aviation Battalion

Drapeau nazi Grenadier-Regiment 1057, 91. Infanterie Division

Drapeau nazi III/Grenadier-Regiment 1058, 91. Infanterie Division

Historique :

Picauville est placé sous la responsabilité du Grenadier-Regiment 1058 (91. Infanterie Division). Lors de la phase de préparation de l’opération Overlord, les Alliés placent cette commune à l’ouest de la tête de pont que les parachutistes américains doivent contrôler le Jour-J. A cet effet, une zone de saut (“drop zone” en anglais) est choisie aux abords nord Picauville, elle est codée “N”. C’est le 508th Parachute Infantry Regiment (82nd Airborne Division) commandé par le colonel Roy E. Lindquist qui est chargé de s’emparer du village.

Le 6 juin 1944, peu après 1 heure du matin, alors que les avions C-47 appartenant au 77th Squadron et transportant les parachutistes de la 101st Airborne Division destinés à la zone de saut “C” (au nord de Hiesville) survolent Picauville en-dessous de la couche nuageuse, la défense antiaérienne allemande se déchaîne et touche plusieurs appareils qui s’écrasent dans les environs (au hameau de Fournecrop et à Clainville).

Une heure plus tard, les C-47 en tête du dispositif transportant le 508th PIR effectuent une bonne approche par rapport à la DZ “N” (contrairement aux pilotes de l’opération Albany transportant les parachutistes de la 101st Airborne, ceux de l’opération Boston transportant la 82nd Airborne préfèrent voler au-dessus de la couche nuageuse) mais le reste des pilotes ne suit pas, essentiellement en raison des tirs de la Flak allemande qui désorganisent les formations de vol. Le parachutage s’effectue entre 02h08 et 02h20 à une hauteur bien trop élevée, à 700 mètres d’altitude (alors que celui de la 101st Airborne Division est effectué à 150 mètres). En conséquences des difficultés rencontrées par les pilotes, 33 des 132 sticks du 508th PIR atterrissent à moins d’un kilomètre de distance de la zone de saut. La moitié des parachutistes du régiment (soit environ 65 sticks) ne sont pas en mesure d’accomplir leur mission, soit parce qu’ils atterrissent à plus de 15 kilomètres de la DZ soit parce qu’ils sont totalement isolés et perdus dans la nuit.

Le 508th PIR ne peut agir de manière organique avec ses trois bataillons. Il s’organise sur le terrain en quatre groupes de circonstance : le groupe “L” dirigé par le colonel Lindquist, le groupe “W par le Major Warren, le groupe “S” par le lieutenant-colonel Shanley et le groupe “G” dirigé par deux capitaines, Novak et Simonds. Ces éléments sont composés de parachutistes isolés rencontrés au hasard des progressions et dont les effectifs varient d’une trentaine à près de 200 hommes. Le groupe “S” de Shanley qui commande le 2ème bataillon du 508th PIR cherche plusieurs solutions pour attaquer la position de Pont-l’Abbé et décide de se diriger dans un premier temps vers un mouvement de terrain situé à l’est de Picauville, près du hameau du Caponnet (point coté 30, connu par les Américains comme étant “hill 30”).

La malchance rencontrée par les hommes du 508th PIR lors du parachutage avec l’éparpillement des sticks est temporairement mise entre parenthèses par l’action inopinée d’un groupe d’une douzaine de paras dirigés par les lieutenants Malcom Brannen, chef de la compagnie de commandement du 3ème bataillon, et Harold V. Richard de la compagnie A du 1er bataillon, également renforcés par deux artificiers du 307th Airborne Engineer Battalion. Peu après quatre heures du matin, les paras cherchent du renseignement auprès des civils normands habitant la ferme de la Minoterie, deux kilomètres au nord de Picauville, lorsqu’une voiture se fait entendre sur la route. Son chauffeur refusant de s’arrêter, les Américains ouvrent le feu et l’automobile (de marque Duesenberg) s’encastre dans un mur de la ferme : à bord se trouve le Generalleutnant Wilhelm Falley, commandant la 91. Luftlande Infanterie-Division qui est tué. Un Major trouve également la mort tandis qu’un caporal est fait prisonnier. Voir carte ci-dessous pour plus de détails.

Les Américains abandonnent l’espoir de s’emparer de Picauville le Jour-J et se regroupent tant bien que mal vers l’est, dans la région de la chaussée de La Fière, point névralgique du secteur. Pendant ce temps, les Allemands renforcent leur position autour de Picauville.

Le 10 juin 1944, le 358th Infantry Regiment commandé par le colonel James V. Thompson et appartenant à la 90th Infantry Division débute l’offensive dirigée vers Picauville depuis Chef-du-Pont. Les combats sont particulièrement violents et les fantassins américains progressent lentement. Néanmoins, appuyés par des éléments du 508th PIR, ils parviennent à bousculer les lignes allemandes et s’emparent de Picauville ce même jour, forçant leurs adversaires à se replier vers Pont-l’Abbé.

Du 20 au 26 juin 1944, une piste d’aviation est construite au nord de Picauville par le 826th Engineer Aviation Battalion (EAB) : cet aérodrome, baptisé ALG A-8 N par les Américains, est opérationnel du 26 juin au 5 novembre 1944. Il est essentiellement utilisé pour des missions de nuit par le 405th Fighter Group sur P-47 Thunderbolt ainsi que par la 142 Wing sur Mosquito XIII.

Cartes de Picauville :

Image : carte de Picauville

 Image : carte de Picauville

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